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Tome deuxieme et dernier.
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à peuples (32) qfui l’entourent, & cette ville leur fournit

f °utes les marchandises étrangères. Ajoûtons qu’il n’est

P a s ráre que des Genevois fassent des fortunes considéra-Kî

es en France & dans d’autres pays, ôc qu’attirés par^ amour de la Patrie, ils y reviennent pour en jouir. Ilvrai que depuis l’époque (33) des derniers troubles qui° nt mtroduit le Gouvernement démocratique dans les mursGenève , les Citoyens de cette République, qui, parleur industrie dans le commerce, & principalement dans labanque européenne, ont amassé des fonds considérablesc bez 1 étranger, marquent moins d’empressement à revenirJ s ns une démocratie , qui a pour base primitive l’égalité.

ailleurs , les délices des grandes villes , où ils fontétablis, peuvent aussi s’oppofer au retour des nouveauxCrésus d u lac Leman , dans une ville où le théâtre estvéfendu.

La Turgovie , qui est le Bailliage le plus considérable® la Suisse, & où les deux Religions ont parité, ne né-& 11 ge aucune branche de commerce. Les toiles de lin ôc lasature du coton entrent dans le nombre de ces branches.

es petites villes de Bijchojfiell ôc d ’Arhon en tirent deS r os profits.

.Le Kheinthal , autre Bailliage , imite la Turgovie. LeP* ln cipal entrepôt du commerce est à Altjlaettèn Ôc àetnek. Cette derniere ville, peu éloignée de l’embou-c sture du Rhin dans le lac de Confiance trouve un avantageconsidérable dans fa situation. La Religion du pays est**yxte. Les Réformés font en plus grand nombre. Les ha-ltans s’occupent en hiver à filer du lin, à broder de laMousseline , ôcc. II y a aussi de très - belles fabriques deto j-leries } coton, mousselines, &c. Le commerce des Rhein-a ois est fort étendu. II y en a qui tiennent des maisons enta ie ôc en Allemagne.

. ^ Commerce n’a pas encore jetté des racines bienMndugs dans les Bailliages catholiques de Baden ì ôc lesJJtcës libres de /’Argeu , plusieurs causes en suspendente sprogres. Onm’a fait observer à mon passage à Baden ,des Canonicats, les emplois de recette publique, lesPMits profits répétés fur l’affiuence des étrangers aux^ ^ ^° nt à"?cu-près les seuls objets de l’ambition ôcIndustrie des bourgeois de cette ville. Les deux foires

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nr^ach fynt très-fréquentées. II y a un concours ex-^ a °rdinaire de marchands de l'Allemagne, de la Suisse,fidJ 1 ^ 016 ^ rance » ce siui rapporte des sommes con-. ra ^ es au bourg de Zurich. Le Comté de Sargans ,p a Ppartient aux huit anciens Cantons , est fertile enSi 1 ra ^ CS ’ Ou y éleve beaucoup de chevaux & de bestiaux,fie ss b a bitans étoient moins paresseux,ils s’occuperoient^S r Multure. ,11 croît dans quelques districts le long^n , & aux environs de Raga\_ ôc du lac de Wal-ait , un vin d une bonne qualité, mais dont la garde neP as au ‘delà de deux ans.

Stta ^f^ a ^ ia S es ultramontains des Suisses se sont aussidan S aU Oommerce , mais Locarno a la prépondérancecette partie. Les bailliages débitent dans le Milanès,

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qui est de leur voisinage, les marchandises d’Allemagne ,de Suisse ôc d’autres pays. Mais leur principal trafic est lafoie, ils la cultivent eux-mêmes, & la fabriquent en diffé-rentes formes.

Après avoir parlé des endroits de la Suisse, où le Cornaimer ce est Je plus étendu, il me reste à dire un mot desCantons où il n’a pas encore fait de progrès considéra-;blés. Toute la partie septentrionale du Canton de Lucerneest d’un sol fertile en grains , en fruits ôc en fourrages. Sesrécoltes, année commune, suffisent pour le besoin deshabitans. Mais comme les Cantons à’Uri, de Schweit^tfe à’Underwalden viennent se pourvoir de bled au mar-ché de Lucerne , il faut que la ville tire d’autres partiesde la Suisse, ôc même le plus souvent de l’Alsace Ôc dela Souabe , cet excédent de consommation ou de Com-merce. C’est du Marquisat de Baden ôc de XAlsace queles Lucernois transportent les vivres qui manquent à leurpays. On évalue à deux cent mille livres de France ceseul objet d’importation annuelle. La France Ôc la Bavièreleur fournissent les sels, ainsi qu’à la majeure partie de laSuisse- Les manufactures du pays se réduisent à quelquesfilatures de foie ou de coton. Les habitans du BailliageiSEntlibuch vendent annuellement une quantité immensede bétail de toute efpece, ôc de fromages.

La ville de Fribourg dans les quatorzième, quinzièmeôc seizième siécles a été très-commerçante, ainsi qu’onle voit par les anciens actes ôc par le témoignage desChroniques du temps. On y fabriquoit, ainsi qu’à Berne sdes draps renommés. Ses habitans avoient de grandes liai-sons avec ceux de Baie ; elles avoient pour objet diffé-rentes branches de Commerce. Aujourd’hui, il y a del’aifance ôc de f industrie chez le peuple du Canton deFribourg ,* les habitans y font bons cultivateurs, mais ilsse bornent à-peu-près à cet objet. Le Commerce du bétailôc les fromages forment le principal article d’exportation.'On connoît les fameux fromages de Gruyere : ce paysest très-riche en pâturages ; malgré cet avantage, il se dé-peuple considérablement. Je ferai connoître la cause decette dépopulation au chapitre des Mœurs.

11 n’y a aucune fabrique dans les Cantons dé U ri , deSchweit ^ &* d'Underwal-den. II y a dans celui de Zougune papeterie au Bailliage de Cam fur la riviere de Lort^. LeCommerce de ces quatre ( 34 ) Cantons consiste dans lavente des chevaux & des bestiaux, ôc dans Importationdes fromages, du beure, des eaux de vie , du cidre, ÔCdes fruits secs. II est vrai que depuis quelques annéescertains gros Commerçans d’autres Cantons tâchent d’y,introduire par leurs Emissaires subalternes la filature ducoton. On assure qu’il y a des districts qui s’en occupentau préjudice de la culture des terres, ôc au mépris de lavie pastorale. Si le prestige devient dominant , il estfort à craindre qu’il n’en résulte de grands maux pour lesgénérations futures, Ôc que les mœurs antiques ne viennentà se détruire tout-à-faît.

Nous terminerons le tableau du Commerce de la Suisse

(zz) qJ ** delices de la Suisse, tome IV , p. % 73 , édition de 1764.Roubles d e ces observations dans un teins oìi l’efferveícence des

(*) pi,„ jene ve étoit preíqu’à son comble,

^Unche, ly

(34) Dans ces Cantons, le produit des pâturages forme la ressource laplus considérable des habitans, & à-peu-près le leul objet déportation.La qualité en est parfaite. O11 y trouve le bétail de la plus grande taille ;aussi la race en est-elie recherchée des voisins.

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