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&uuland, pour la distinguer de Fribourg en Brisgau; L’Eglise de AW<?-J>rz//í<? est tout près de relis de Saint-
011 ne connoît pas ( z ) bien l’origine du nom de ce district; Nicolas , mais elle est petite. On prétend que c’est la plus
dans lequel la ville de Berne a été auíïì comprise. Ochte ancienne de la ville.
fígnifioit dans 1 ancien Tudesque le levant ,* ainsi Ochtland Lá Paroisse de S. Jean -le - Grand , dans la Neuve*défigneroit le pays vers l’orient. J’ai fous les yeux (4 ) un Ville , avec la Commandetie de l’Ordre de Malte> fut son*a &e latin, daté du Château de Saint-Martin le 6 Juin dée en 1224 par le Chevalier Rodolf de Hackenberg.l 3ï2 } par lequel Amédèe, Comte de Savoie & de Mau- Le petit Saint - Jean, dans Y Auge, est aussi Tune desserine, réservoir dans son alliance, offensive & défensive plus anciennes Eglises de la ville. Elle est desservie par deâ
de dix ans avec Albert Duc d’Autriche, les villes de Augustins.
®erne, Soleure, Fribourg , in Ochklandia, & Bienne, Le Couvent des Augufiitts , aussi dans Y Auge , fondé
en 1224. CesPeres, au nombre de 30, sont de la provincede Souabe.
Le Couvent des Cordeliers , fur les Places, a été fondévers Pan 1224 par un Comte de Kibourg.
Le College de S. Michel , ci-devant. celui des Jésuites ,
avec lesquelles il avoit eu des alliances précédentes.
Fribourg zYi une grande ville, & généralement bien bâtie,a six lieues de Berne; fa situation paroît tout-à-fait ex-traordinaire : il n’y a qu’une petite partie à l’occident quifoie dans la plaine & un peu unie. Le reste est bâti parmi
des rochers ôt des coteaux, tellement que de quelque côté est magnifiquement bâti fur une hauteur, dans le quartierqu on y marche, il faut monter où descendre. Du reste le plus élevé de la ville : l’on en pourroit faire, en cas defos rues y sont propres & larges , bordées de belles mai- besoin, une citadelle. Cette maison est toute en pierresfons & de divers édifices publics, la plupart religieux, de taille. Elle fut fondée l’an 1604 ; elle est bordée d’unornés autant qu’il fe puisse. La ville est partagée en qua- grand & profond étang, qu’il faut passer fur un pont pourtre quartiers, que l'on nomme Bannières ; ce sont le y entrer. On y monte de la ville par un escalier couvertF°urg f Y Auge, la Neuve- Ville , & les Places . On re- de quelques centaines démarchés. L’Eglise est superbe parbarque, dans le premier de ces quartiers, l’Eglise Cathé- ses ornemens : on y voit le tombeau du Jésuite Pierre Ca-àfo, dédiée à S. Nicolas , qui est au milieu de la Ville, nisius, célébré par la sainteté de fa vie & par ses Ecrits :Elle est grande : fa bâtisse en pierre retrace le goût gothi- il avoir été le premier Recteur de ce College. On continueq ue 3 aussi fa fondation remonte-t-elle à l’an 1178. Les d'y enseigner à peu-près fur le même plan des ci-devantfoulptures bifarres qu’on voit au - dessus du portail, ôc qui Jésuites , & ce Collège est très - fréquenté.
Ie préfentent (y ) le jugement dernier, proiivent plutôt le Le Couvent des Capucins , dans le quartier du Bourg ,S°ût des Artistes du temps passé, & Pu sage où l’on étoit près de la porte de Morat.
mêler le burlesque avec les sujets les plus sérieux, Ma géré au , en latin Macra Augia , & en patois du
qu une intention de tourner la Religion & les traditions pays, Maigroge ou Mêigroge, Abbaye de Religieuses del’Eglise en ridicule. Un homme de Lettres (5), Suisse, l’Ordre de Citeaux, fur la droite de la Sarine, entre desParoît avoir cherché mal-à-propos le sens de ce monument rochers fort élevés, tout près devant la Ville de Fribourg,Eribourgeois dans l’opinion de quelque Sculpteur qui se & qui est sous la visite de l’Abbé d’Hauterive : elle futUìocquoit de Péternité des peines. Des diables portant des sondée en 1259. Ses principaux bienfaiteurs ont été lesàmnés dans des hottes, ne sont pas plus ridicules que quel- Comtes de Kibourg & de Neuchatel , les Barons deques figures du fameux tableau du jugement dernier par Grandson , les nobles Reich, d’Englifperg, de Rhein-^chel - Ange. íelden , &c.
L’Eglise Cathédrale de Fribourg est un Chapitre de Cha- Le Couvent des Capucines , ou Religieuses du tiers-
n °mes,à la tête desquels est un Prévôt mitré. On voit dans Ordre de S. François, fur le Bysenberg, dans le quartierCe tte Eglise, entr 5 autres monumens, celui de JacquesFege- de la Neuve - Ville, fut fondé en 1626, par Jacques (8)^ > Colonel au service des Rois Henri IV & Louis XIII, de Wallier ; la Maison de ce nom est l’une des plusIïl0rt en 1624. On peut lire le détail des services de ce illustres de la ville de Soleure.
Lsief, d’une rare distinction, dans l’HistoireMilitaire des Le Couvent des Religieuses de la Visitation dans' laUl ffes au service de la France, par M. le Baron d e Zur- bannière du Bourg, & celui des Ursulines dans celle des
Fauben. La Maison ( 7 ) de Fegelin est P une des plus illuf- Places.
tres (*) de Fribourg. Les édifices publics sont, Y Hôtel de Ville, dans la
) Leu, ibid. tom. XIV, p. 241 & 249 ; 8c tom. XVIII, p. 466,467.y atte ville, Hifl. de la Confédération Helvétique, tom. I, pag. 70,71.^ e rdon, 1768. j n . 8 °.stg. 8cc.
'4) Steyerer, Additiones adCommentar. Historia: Albertill, Auflriœ Du*Is ’P- 165-168.
J . *'*• Andréas , de Hanovre, a fait graver ces figures dans fes Lettres furUtste, p. 2.19 ^ m. Zurich 8c Winterthour, 1776. in- 4 0 .
®iand.
M. Jean Conrad Fuefslin , de Zurich.
Ol ç- 0
en Alle-
fc e * CC ^ avant eût vu dans l’Eglise Abbatiale de S. Denis en France le tom-^otr^ U ^ 01 ^ a S°hert, & les figures que l'on voit au-dessus du portail deíté r ? ^ ame de Paris 6c au frontispice d’autres Eglises Cathédrales, il eûtplia ' S tn °déré dans son jugement. M. l’Abbé Grandìdier, après avoir ex-k Cath** 1 m ° nument ûngulier, sculpté en pierre , qui existoit autrefois dans^drale de Strasbourg, 6c qui fut détruit en 16L;, 6î après avoir cité
orne 11 dernier.
plusieurs monumens de ce genre, rapporte le passage suivant de S Bernard,Abbé de Clairvaux, d’après fa Lettre écrite vers l’an ms à GuillaumeAbbé de S. Thierri. A quoi bon, disoit-il, tous ces monstres grotesques en pein-tures (3 en boffes qu’on trouve dans les cloîtres , à la vue de 'gens qui pleurent leurspéchés ! A quoi sert cette belle difformité , ou cette beauté difforme ! Que signifient cessinges immondes , ces lions furieux, ces centain es monstrueux ?
Apud Mabileonem , inter Opéra S. Bernardi , cap. 12 , num. 29, p. 539.
Essais Historiques & Topographiques fur I’Eglisc Cathédrale de Stras-bourg, par M. l’Abbé Grandìdier , p. 264 - 2 69. Strasbourg 1782. m-iz.
(7) Leu. ibid. tom. VII, p. 61 - 68 . Girard, Histoire abrégée des OfficiersSuisses dans des grades supérieurs, tom. I, p. 246-251. Fribourg en Suisse,1781 .in- 12.
{*) Planche, n°. 216.
(8) Voyex la Généalogie de Wallier dans Leu , Dict. Histor. de la Suisse »tom. XIX» p.-J-i° 7 .
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