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construit des fours, principalementlorsque les convois font trop diffi-ciles, parie qu’une charrette porteen farine le triple de ce qu’un cais-son porte en pain. On fournit auffiquélquefois du biscuit au-lieu depain frais. L’ufage est utile, prin-cipalement dans les longues mar-ches, au travers du pays ennemi.
II y a des convois qu’on attendplus tranquillement les uns que lesautres. Si les treuppes attendent lepain, on fait la distribution à me-sure que le convoi arrive. Si onne la doit faire que le lendemain onavertit le soir à Tordre le CapitaineGeneral, qui en informe les Offi-ciers des Équipages afin qu’ils fetiennent prêts pour T heure mar-quée.
L’Infanterie prend le pain à laointe du jour, la Cavallerie à huiteures, dc les Dragons k dix. Onen convient de la sorte avec les Ma-jors pour e'viter la confusion , &que les trouppes n’attendent pas in-utilement.
Le Directeur des Vivres fe trouvele plus souvent qu’il peut aux di-stributions, & particulièrement dansles commencemens de Campagneafin d’y mettre un bon ordre d’abord,óc lier commerce avec les Officiersqui y viennent.
Pendant qu’on fait la distribution,il fe promenedans tous les parcs oùTon travaille pour considérer lamaniéré dont on s’y prend ; li lesCommis sont attentifs à bien com-pter ; si on ne délivre point depain frais pour du rassis, & si lesCapitaines font réguliers à retirerles ordres qui sont entre les mainsdes Officiers.
Après chaque distribution, il nemanque pas de fe faire remettre unétat du pain restant dans les cais-sons , pour connoître ce qui lui enreste. Car la science est de ne ja-mais faire'du pain plus qu’il ifenfaut, & aussi d’en avoir la quantitéDicl. Milit. Tarn. II.
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nécessaire, fe réglant fur les distri-butions , & fur le petit fonds depain frais, qui doit toujours être kTArinée pour subvenir aux extra-ordinaires.
Quand on s’apperçoit que le paincommence à fe corrompre, ce quiarrive dans la canicule, & quand ily a trop d’eau, il faut le transpor-ter dans quelque grange où il ait del’air. Ensuite on le nettoie avecdes brosses & on le passe du mieuxqu’on peut, soit aux Trouppes,soit aux Charretiers pour leur sub-sistance, quand il n’est qu’un peufleuri.
C’est pour cette raison qu’un Di-recteur-Général des Vivres, pluscurieux de son dévoir, que de sescommodités , doit prier le Maré-chal Général de l’Armée de lui mar-quer plutôt des maisons où il y aitdes granges que des logemens pro-pres & commodes.
Les prémieres distributions dupain qu’on fait en Campagne sontassez difficiles , mais les dernieresne le font pas moins, parce qu’ilfaut pour bien faire que le Dire-cteur Général des Vivres 11’ait pointde pain de reste , après que T Arméeest entièrement séparée, c’est-à-di-re, que la derniere tronppe aitquitté le Camp. Cette justesse pa-roît peu de chose, cependant elleest une marque de la précaution duDirecteur des Vivres.
Le Général d’Armée donne à lafin de la Campagne un état de laséparation des Trouppes, de mêmequ’il en donne un pour Tassemblée:cet état n’est autre chose que la di-stinction des jours que chaque F.é-giment partira de Camp pour fe ren-dre à son Quartier d’hiver ; & le
Directeur des Vivres fe ré^le fur cetétat de même qu’il s’est réglé fur leprémier pour ordonner la quantitéde pain, qui lui fera nécessaire dedistribution en distribution, dimi-nuant toujours à méfure que lesQ. Troup-