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Tome II.
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escabdccs où qu’elles n’ont pasassez de rondes.

On les enlève aussi en les atta-quant de toutes parts, quand cespojlet ne sont couverts que d’unsimple retranchement de terre, &quând on peut le faire avec unegrande supériorité de feu ; ou ensurprenant une porte à la pointedu jour , lorsque ceux qui sontdans les posies les ouvrent, fansobserver les précautions prescritescn pareil cas, & qu’il se trouvepar hazard quelque lieu prochede la porte, ou l’on ait pu s’è-tre embusqué.

On les surprend aussi par uneintelligence, soit avec les Habitanspeu affectionnés , & qui ont ob-servé que la garnison se néglige,ou qu’elle est trop foible; soit parla corruption de quelques gens dela garnison qui livrent une porteà l’Ennemi.

Nous avons plusieurs exemplesde pojìes emportés de vive forcependant les guerres de Louis XIV.M. de Luxembourg en 1672. pritun teins de gelée pour prendre furles Hollandois tìodengrave, niaisque le dégel 11e lui permit pas degarder. M. le Marquis de Feu-quiere fut en iSzz. dans le paysd’Anfpach avec huit cens hommesde pied & neuf cens chevaux, sur-prendre Kreihheim , dont il sit lagarnison prisonnière de guerre.L’année suivante le même Ossifiersurprit Neubo'trg sur I.entz, passala Garnison au fil de l’épée &brûla la ville en se retirant, afinque les Ennemis ne s’y pussent ré-tablir. La même année Entzvoj-hingen fur Lentz, eut aussi le mêmesors, & eu 1690. le Château d’Or-bassan à une lieue de Turin, futsurpris & la garnison faite prison-nière de guerre.

P O S T H S de campagne : ce fontdes Eglises, maisons, cassines, cen-sés, villages, grosses redoutes, où

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il y a assez de monde pour tenirbon, & attendre du secours. Je netrouve que M. le Chevalier Folard,qui a traité de l’attaque & de ladéfense des maisons soit dans les vil-lages, soit en pleine campagne. Cessortes d’actions ne régardent queles Officiers particuliers. L’Auteuraprès avoir donné des préceptespour attaquer ou défendre ces sor-tes de postes donne des exemplesde cassines, ou maisons attaquées& bien défendues, où le Lecteurpeut beaucoup s’instruire.

La gloire qu’on acquiert dans ladéfense d’un méchant poste est in-finiment au-dessus des plus bellesrésistances d’une Place forte, &des plus importantes d’un Etat.Henri Duc de Rohan rapporte dansses Mémoires la belle résistancede sept Soldats, ou plutôt de septHéros , qui enfermes dans uneméchante maison de terre nomméeChambonat auprès de Carlat arrêtè-rent deux jours entiers le Maré-chal de Themines, qui marchoitvers le Comté de Poix avec septmille hommes, à six cens chevaux.

L’attaque de la maison de Char-les XII. Roi de Suéde proche deBender, est un des événetnens leplus mémorable de la vie de ceGuerrier, vraiment extraordinaire,& au-dessus peut-être des plusgrands hommes de l’Antiquité. II11’étoit que lui huitième dans cettemaison. Sa vigoureuse défense estfans exemple, & c’est la seule têtecouronnée, à qui pareille avanturesoit arrivée. M. le Chevalier Fo-lard rapporte cette belle actiondans tout son entier: elle ne faitpas moins de plaisir à lire chezlui, que chez l’Historien de fa vie.

L’attaque de la grande Calstnenommée la Bouline en Italie, danslaquelle se trouva notre Auteur, &qui fut attaquée par le Prince deWirtemberg par l’ordre du PrinceEugène est très-mémorable- NosTroup-