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quartiers de la Ville, afin d’avertirles Soldats de se retirer dans leurscasernes ou chez leurs Hôtes. Laretraite se bat à neuf heures dansl’Eté, & au jour finissant dansl’hiver.
Dans un Camp deux heures aprèsla Retraite battue, un Officier Ma-jor doit faire une tournée dans leCamp de chaque Bataillon : fairerendre les Soldats dans leurs tentes,& les obliger à se coucher, visitersi tous les feux font éteints, si lestentes des Vivandiers font fermées,& leur défendre de douer à boiredans la nuit, enfin examiner, si toutest tranquille : en repassant à latête du Camp, il doit voir fi lesSentinelles font à leurs postes, & lielles font leur devoir : il doit re-commander aux Sergens & Capo-raux de piquet d’être très-attentifs àl’avertir de tout ce qui peut arriverde nouveau, & à lui porter fansretardement tous les ordres, quipeuvent venir pendant la nuit : dèsqu’il en arrive il doit les exécuteravec autant d’exactitude que de di-ligence, après savoir communiquéau Commandant du Régiment, quidoit être instruit de tout ce qui sepasse.
RETRAITE des Pirates:c’ert un lieu où les Pirates le met-tent en sûreté, tels sont certainsrochers.
RETRAITE se dit aussi desemplois dans les Places pour les Of-ficiers d’Infanterie, & des pensionspour ceux de Cavallerie. -
RETRAITE ou Relais, est unpetit éfpace qu’on laisse fur í'épaif-fetir d’un mur ou autre ouvrage, àmesure qu’on l’éléve. Les parapetssont toujours bâtis en retraite.
RETRAITES de Hunes, oucargues de hunes, terme de mari-ne , sont des cordes qui fervent àtrousser le hunier.
RETRANCHEMENT, esttoute forte de travail, qui fortifie
un poste contre l’attaque de l’enne-mi. Ainsi ce mot veut dire un fos-sé bordé de son parapet, ce qui estsa plus ordinaire signification, &ilest pris aussi pour des fascines char-gées de terre, des gabions, desbarriques, des sacs à terre.
On dit, une Année sc retranchesous le canon d’une Place, quandelle est moins forte que celle del’Ennemi : on sc retranche dansson Camp, quand on attend du ren-fort : on se retranche dans un Po-ste, pour s’y défendre, quand oncraint d’y être insulté & attaqué;des Officiers, qui trouvent à proposde faire retrancher les Postes, qn’iiscommandent s’ils n’ont pas le teinsou la commodité de faire faire un.fossé bordé d’un Parapet, & ils scretranchent avec des abattis d’arbres,des charrettes, des tonneaux rem-plis de fumier ou de terre, des plan-ches ou madriers, & s’il est possi-ble, avec des fascines ou faussissonspiquetés, pour soutenir un Retran-chement de terre, & même si on lepeut, on le doit faire fraiser óc pa-lissades, óc ensin employer touteson habileté à le mettre en état des’y défendre vigoureusement, fanscourir risque d’y être enlevé. Dansces occasions on fait travailler lesSoldats en diligence, & même quel-quefois pour l’exemple, les Officierssubalternes & autres, doivent ymettre la main avec vivacité, cequi fait connoître leur intelligence& leur bonne volonté.
Souvent on se trouve posté dansdes Cimetières, Châteaux & Mai-sons , où il faut faire des répara-tions aux endroits insultables : onne doit pas ménager. Tous les Of-ficiers, comme les Sergens & Sol-dats, ne doivent pas ménager leurspeines dans une occasion si impor-tante : la plupart des Officiers senégligent là - dessus, disant quevingt-quatre heures seront bientôtécoulées, que puisque leurs cama-Cc 5 rades