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Tome II.
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Trône, & à rassurer à leur posté-rité contre les entreprises de leursgrands Vassaux. Les Successeursde Philippe le Bel suivirent son ex-emple. Philippe de Valois à la ba-taille de Cresei eut près de quinzemille Arbalétriers Génois. LouisXI. traita fur la fin de Ion régneavec les Suisses, & en prit six mil-le à son service. Mais Charles VII.prit rarement des Trouppes étran-gères à son service , hormis desEcossois : pendant les Guerres ci-viles des Huguenots, les ArméesFrançoifes des deux partis furentcomposées d’un grand nombre d’Al-lemans sous le nom de Reistres,qui étoient de la Cavallerie, & desLansquenets, qui étoient de l’In-fanterie. Sous les derniers régnesnous avons eu de toutes sortes deNations dans nos Armées, Anglois,Ecossois, Irlandois, Hollandois,Danois, Italiens, Espagnols, sui-vant les Alliances que nos derniersRois ont eues avec ces diversesNations.

Le devoir d’un Soldat est de Rap-pliquer à connoître tous les Offi-ciers pour leur porter le respect quileur est dû. I.cur soin principal estde sçavoir manier leurs armes, deles tenir propres & nettes, d’avoirsoin de leurs habits & de leurs per-sonnes, de bien faire leur faction,d’étre diligens à se rendre à leursDrapeaux & de ne jamais découcherhors du Camp ou du Quartier fanscongé. Mais les Officiers & ceuxqui ont relation avec le Corps mili-taire par leurs Charges ou par leursEmplois, ne doivent rien épargnerde ce qui dépend d’eux, pour faireen sorte que les Soldats trouventtout le soulagement possible dansleurs peines & dans leurs travaux.II y a un nombre infini de bons Sol-dats, qui méritent ces égards &quisont dignes de toute considération,tant par leurs scntiinens d’honneur&. de vertu, que par leur valeur,

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ui va jusqu’ à l’entrépidité. Leernier liège de Philisbourg, & laprise de cette Place en ont donnéune preuve incontestable.

Le Soldat doit entendre le com-mandement des évolutions, en sça-voir exécuter les mouvemens, &connoître de quelle maniéré il doitcombattre en chaque ordre. L’Of-ficicr particulier doit sçavoir lesmêmes choses que le Soldat, & deplus connoître tous les usages dechaque évolution particulière, pourêtre en état d’exécuter par lesmoyens les plus simples tous les or-dres qui pourront lui être donnéspar ses Supérieurs. II doit même,fur-tout s’il est Major, sçavoir lelus de tactique qu’il lui sera possi-le, afin de faire son détail avecesprit au Général, & de ne rien fai-re qui puisse troubler l’harmoniedetoute la manœuvre.

Les Officiers Généraux qui doi-vent sçavoir à fond la tactique, nedoivent pas dédaigner de sçavoir lesévolutions : c’est par là qu’ils fonten état de ne donner que des ordresclairs, intelligibles Óc convenablesau-lieu, à faction dont ils aurontformé le dessein.

SOLDAT d’Ordonnance à l’Ar-mée est un Soldat de la vieille Gar-de qui vient au Camp pour condui-re la nouvelle à son Camp. LeSoldat d’Ordonnance est aussi celuique le Capitaine de Garde envoycau Major de son Régiment, afinque l’on puisse lui envoyer les or-dres que l’on pourra avoir à lutcommuniquer. C’est le même Sol-dat, qui conduit le lendemain laGarde, qui doit le relever.

SOLDATS apprêtez-vous : ceterme de commandement de l’exer-cice, est un avertissement au Soldatde faire attention au lieu qu’il doitoccuper.

SOLDATS étrangers ou mer-cenaires : sont dissérens des Troup-pes auxiliaires. Qui voudroit^ dit