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Tome II.
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chemin couvert opposées aux atta-ques , & celles de la droite & de lagauche, afin de pouvoir sortir plu-sieurs Corps à la fois, ôc d’attaquertous les fronts des Tranchées, quandcela arrive à la prémiere ou secondeCarde de la Tranchée, cette sortiepeut échouer, & s’exposer à souffrirune grande perte, parce qu’elle s’é-loigne trop ; elle peut long-temsessuyer le feu de la Tranchée avantque d’en venir aux mains fans qu’el-le puiffe rendre la pareille ; dépluselle se met en état d’être coupée parla Cavallerie, tant de la Garde quedu Piquet, <& les Grenadiers, & lesgens détachés de la Tranchée, sou-tenus des Bataillons font très-capa-bles de la défaire entièrement.

Les deux ou trois premiers joursde la Tranchée on peut faire feule-ment quelque galopade de la Caval-lerie de peu d’effet, & incapable derien déranger des attaques. Lequatre ou cinquième jour de laTranchée, comme on est loin duchemin couvert, & que la secondePlac« peut n’être pas achevée, l’En-nemi peut profiter de cette imperfe-ction, & hazarder une sortie, s’ilest bien fort.

Quand la prémiere Place d’Ar-me est achevée, quoique la secondene soit que commencée, on peut re-pousser une sortie & la rendre inutile,en garnissant les deux extrémités dela prémiere Place d’Armes, & le mi-lieu par des Grenadiers A gens com-mandés, & en bordant le surplus dela même ligne de Bataillons.

Si la seconde Place d’Armes estbien avancée, on y fait tenir deuxou trois Bataillons avec des Déta-chemens de Grenadiers à l’extrêmitédes ailes.

On met une Compagnie de Gre-nadiers à la queue des Travailleursles plus avancés, des Sentinelles àla tête du travail bien averties de cequ’elles ont à faire, & le surplus dela Garde, posté de maniéré qu’elle

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puisse border les Places d’Armes, &tous les logemens à feu qui sc trou-vent en état.

On avertit ensuite les postes de cequ’ils ont à faire, comme de ne scpas laisser surprendre, de ne pas te-nir les postes qui ne font achevés,de céder, & de se retirer dans lesrevers marqués des Places d’Armesprochaines, de tailler agir le feu deîa Tranchée, de ne pas sc presserd’aller aux ennemis , d’attcndrequ’ils soient à dix-huit pas de laTranchée, avant que de faire agirles Grenadiers ; de leur faire toutle feu possible des Logemens & desPlaces d’Armes.

Pendant ce tems-là la Garde deCavallerie avertie dès en montant àcheval de ce qu’elle a à faire en casde sortie, dispose devant elle troisou quatre petites Trouppes de 30.ou 40. Maîtres, chacune comman-dée par de bons Lieutenans, quiobservant la marche des Ennemisattendent qu’ils soient engagés, âcqu’on leur fasse le signal de la Tran-chée : auíli-tôt ces petites Troup-pes partent & prennent le galop,pour en charger les flancs, ou lescouper tout-à-fait, pendant que lesGrenadiers, sortant des Places d’Ar-mes, les attaquent par la tête.

Le gros de la Cavallerie'disposéen Escadrons fuit au trot pour sou-tenir les Détachemens, & coupersi elle peut la sortie. Si elle estsoutenue par la Cavallerie de la Pla-ce, on la fait charger par quelquesEscadrons, pendant que d’autressoutiennent les petites Trouppes, &s’y joignent pour achever de défai-re la sortie, A qu’ils poursuiventtant qu’ils peuvent sc mêler avecelle, & s’en épauler contre le fendela Place; Si-tôt que les Ennemisfont rencognés dans leur chemincouvert, l’Infanterie qui les char-gée, se rejette dans la Tranchée, &la£avallerie s’éloigne promptementà cause du feu de la Place.

C’est