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C’est de cette maniéré qu’on ré-ponde les prémieres sorties fans degrandes pertes, les quatre & cinqpremiers jours de l’ouver ure de laTranchée. Quand la préiniere &seconde Places d’Armes l'ont ache-vées & garnies de Trouppes, lesEnnemis n’entreprennent plus de pa-reilles sorties.
Mais comme la troisième Placed’Armes fe fait d’ordinaire fort prèsde la Place, 6c qu’elle elt éloignéede la seconde, il arrive que l’Enne-mi entreprend encore dedus avantqu’elle soit achevée. Si laprémiere& seconde Place d’Armes sont biengarnies, il est moins en état de ré-ussir que ci-devant, cependant juf-jufqu’a ce que la troisième soit enétat de recevoir du monde, il peutêtre tenté d’entreprendre pour l’enempêcher. Quand la Tranchée scponde jufqu’à la troisième Placed’Armes, on se preste de la garnir& de la border de Trouppes à tné-fure que les parties s’achevent.
Lorsque cette Place d’Armes estune fois remplie de Bataillons , iln’y a plus d’autres sorties à crain-dre, que celles qui fe font à la dé-robée, qui sont toujours petites, ócqui ne s’entreprcnnent que la nuit;mais s’il avoit en vue quelque cho-se de considérable, on ne fait pourle repoust'er, que la même choseque j’ai marqué ci-dedus.
Toutes les sorties qu’on fait en-tre la troisième Place d’Armes & lechemin couvert, ne fe font quepour tâcher de surprendre quelquebout de sape imparfait, pour ren-verser le travail 6c y mettre le feu,pour obliger les postes avancés de laTranchée à fe découvrir.
Ces sorties fe font par dix, vingt,trente, ou quarante hommes appu-yés de beaucoup de feu préparécontre ceux de la Tranchée s’ils scdécouvrent ; niais loin de s’y ex-poser , on fait apprêter le feu de latroisième Ligne qu’on laide agir, &
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quand il est tems on fait agir quel-ques Compagnies de Grenadiers ; onfe sert du couvert des Tranchées-tant qu’on peut, & on ne sc prestepoint d’aller au-devant de ces sor-ties, mais on leur donne lieu des’engager pour les attirer fous le feu,6c quand elles font bien en désordreon les fait repoudèr par les Grena-diers , fans les poursuivre trop loinon sc contente de les rencognerchez eux.
Ces sortes de sorties ne peuvent«voir pour objet que de surprendrequelque tête de Tranchée imparfai-te, d’obliger l’Afliégcant à « expo-ser au feu apprêté. Pour l’éviteron donne ordre aux sapes 6c à ceuxqui les joignent de se retirer prbm-ptement fur le revers de la Placed’Armes. Dè-s qu’on voit paroîtreles prémieres têtes des sorties onlaide agir quelque-tems le feu de laPlace, 6c on ne les attaque quequand elles sont engagées.
Les sorties intérieures, commeje l’ai de'ja dit, sc font dans fenclosdes chemins couverts. Si avant qued’être logé fur le parapet du che-min couvert, P Ennemi s’avife d’yvenir , on ne s’opiniâtre point àle soutenir, les Travailleurs fe re-tirent , 6c les Gens armés à l’abrides Cavaliers. Quand leur feu estjette, qui consiste peut-être à fairejouer quelques fugaces, on fait fervir les ricochets, on remonte furles Cavaliers pour leur faire feu,& des gens frais bien munis de gre-nades, 6c de ce qui leur est besoinrépondent la sortie, achevent de luifaire quitter le logement : on lefait ensuite réparer 6c mettre enétat de pouvoir se soutenir par lut-in ênie le plûtót qu’il est podìble.
Si après qu'on a pris les traversesles plus prochaines, l’Ennemi faitmine d’y revenir pour attirer lesAdìégeans dediis, & pour jouerquelques fougaces, on céded’abord;6c quelques momens après une Com-pagnie