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pagnie de Grenadiers vient brusque-ment l’attaquer óc Je déloger. Enmême-tems il faut en faire entrertrois ou quatre dans le chemin cou-vert pour chercher le trou de la Mi-ne, en tirer la saucisse, la rompre,ou l’enterrer, si on ne peut l’ar-racher.
Que si pendant toute l’émeutcque cette action cause, la fougacejoue, il faut fc loger dans le trouqu’elle fait, & s’y couvrir auffi-tôt,ensuite on s’e'tend, & on acheve des’y établir.
Si avant d’avoir mis les logeniensdes Places d’Armes en état, l’Enne-mi s’avisc d’y revenir, on se con-duit comme ci-devant, c’est-à-dire,qu’on ne sc présente pas, parcequele feu de la Place d’Armes, celuides ricochets, des bombes, & l’ef-set des pierres en font assez.
Si l’Ennemi fait une sortie dansle fossé ( ce ne peut être que dansles folles secs ) pour tâcher d’en tra-verser le passage, pour y apporterdti retardement & nuire à rattache-ment du Mineur. Les sorties fontordinairemement foibles, mais onfait plonger les logememens du che-min couvert dans le fossé, le plusprès que l’on peut, & même lesBatteries contre les flancs ; on faitencore provision de quelques gar-gouches, chargées à balle de mous-quet, pour en cas de besoin encharger promptement quelques piè-ces. Quand on travaille à l’épaule-jnent du fossé, on le charge de ter-re le plus qu’on peut afin qu’il soitmoins facile à briser, car si l’En-nemi l’attaque, ce n’est que danscette vue : on perce dans le sosiepar plusieurs descentes, & l’on semet dans le logement le plus voisindes Grenadiers pour accourir au se-cours de l’épaulement.
Voilà la maniéré dont on s’oppo-se aux sorties avec beaucoup d’avan-tage. Voyons à présent la maniéréde faire des sorties avec succès.
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Lorsqu’on veut entreprendre dessorties qui puissent causer du retar-dement aux approches, le Gouver-neur fait marcher à la tête de lasortie un petit Bataillon composé de90. hommes, trente de front furtrois de hauteur, auxquels il ajou-te un quatrième rang de trente Gre-nadiers.
Lorfqu’ils sont en vue de l’Enne-nii, ceux-ci doivent aller par lesintervalles se poster entre le premier& le second rang où ils prennent ledevant suivant l’occasion. On re-vêtit de cuirasses les 90. hommes,qui l’épée & le pistolet à la ceinture,doivent encore avoir à la main defortes & longues pertuisanes, oufourches à crochets, ou autres ar-mes semblables. Ils doivent êtresuivis de près par un autre Bataillonde igo. hommes, 30. de front & 6.de hauteur.
11 faut que le premier rang soitaufll armé de toutes pièces, & lesautres selon la coutume. Les chefsde file ainsi armés, doivent faireBarrière - Garde dans la retraite.Après le second Bataillon doiventmarcher deux cens Travailleurs,avec les outils nécessaires, pourrenverser & démolir le travail queles Assiégeait s auront fait.
Quinze ou vingt de ces Travail-leurs doivent être chargés de toutessortes de feux d’artifice pour brûlerce que le teins ne leur permettrapas de détruire. Quelques autresd’entre eux doivent être munis dece qui est nécessaire pour enclouerles canons qu’ilsne pourront ni con-duire dans la Ville, ni mettre àcouvert sous le feu de la Place.
Le Gouverneur doit encore en-voyer à la fuite de ces Trouppcs,un Bataillon de 3. ou 400. hommes,qui marcheront à petit-pas, jusqu ala tête des ouvrages de l’Ennemi!& s’il sc trouve que ceux qui ontpris les devant, peuvent sc pasier