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de leurs secours pour combler I’en-treprise, ils doivent faire halte.
Quoique la vigueur, la diligence& la bonne conduite, soient abso-lument nécessaires dans toutes lesopérations de la guerre, c’eí't prin-cipalement dans cette action qu’el-les doivent paroître dans tout leurcelât & dans toute leur étendue.Avec ces qualités inséparables desgrands exploits, on surprend les En-nemis, on les met en désordre, onles contraint, on les force d’aban-donner des travaux, qui une foispris & détruits, font très-diíìicilesà reprendre & à rétablir.
La bonne conduite nous préservepresque de tous les dangers, où unemauvaise nous précipite, elle nousménage dans les ouvrages de l'En-nemi des ressources contre lui-mê-me, & malgré qu’on soit forcé defaire retraite : on la fait en bonordre à la faveur de ses propresTravaux.
Une sortie qui tend à ruiner lesOuvrages, se doit faire le mêmejour qu’on ouvre la Ligne de con-tre-approebe. La raison en elì, quele feu de cette Ligne doit voirl’En-nemi dans ses Travaux en flanc &de revers, & que par cela même,les Trouppes de la sortie n’aurontaffaire qu’a une partie de celles dela Tranchée.
Lu effet, fa défense ne peut qu’ê-tre partagée, puisque la Garde def endroit exposé à la vue de la Li-gne de contre-approche, abandon-nera son Poste pour un autre pluscouvert. Si dans ce moment lesAffiégeans se trouvent surpris parlasortie, on ne sçnuroit douter qu’onne les pouffe fans beaucoup de dif-ficulté hors de tous leurs Travaux.
La foibleslé, ou le peu de vigi-lance de ceux qui font commis k lagarde des Tranchées, doivent ser-vir de régie an Gouverneur pour lenombre des Trouppes qu’il fautqu’il emploie atix sorties.
Ditlìon. Milit. Tarn II.
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Toute occasion favorable dechasser les Ennemis de leurs Tra-vaux, doit diriger fa conduite ; ilimporte peu de quelle maniéré ils’y prenne, pourvu qu’il réussisse.Entre les diverses occasions qui seprésentent, il y en a une qu’il nedoit pas oublier de mettre à profit,c’est lorsque le mauvais tems empê-che les Affiégeans de se servir faci-lement de leurs armes à feu, on apour lors aller, bon marché de leursTrouppes <& de leurs Travaux.
Un seul exploit de bravoure réas-sure pas tellement une Place, qu’ellesoit hors du danger. Souvent unedéfaite ranime l'Ennemi & obligela Garnison de redoubler ses efforts.Un Gouverneur qui a de f expé-rience , compte toujours pour rience qu’il aura fait, s’il lui reste en-core quelque chose à faire.
11 doit continuer d’alarmer & defatiguer les Affiégeans, tantôt parde fausses, tantôt par de vraies sor-ties. Elles apportent de grands ob-stacles à l’avancement des Travaux,sur-tout si on les entreprend à dif-férentes heures de la nuit.
Quinze ou vingt Maîtres fusillentpour causer un grand désordre par-mi les Travailleurs, qui pris àl’improviste, & n’ayant d’autres ar-mes qu’une pelle, & une pioche,quitteront bientôt la besogne pourprendre la fuite. II n’est pas fortaisé de les ramener au travail, carconnue ils ne demandent pas mieuxque de s’cn exemter par quelquesprétextes, on a beau faire, on n’enretrouve jamais la moitié de ce qu’ily avoit auparavant. De cette ma-niéré languissent ies Travaux aupréjudice des lins, & k l’avantagedes autres, puisqu’il ne s’agit pasmoins que d’une nuit entierc d’in-terruption ou peu s’en faut.
De pareilles sorties ont encorececi d’utile, qiTelles découvrent kdroite & à gauche les détachemenscommandés pour soutenir les Tra-it vail-