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Tome second.
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avec un demi-cercle , du point G, l’anglevi-suel A G B, & du point C , l’angle A C B.Ces opérations feront connoître les trian-gles AGC, G D B. Car le côté G D dutriangle GB D est connu, 8 c les angles G OB,BGD (qu’on peut mesurer) sont connus.Dans le triangle AGC on connoît de mê-me le côté G C & les angles A C G, C G A.La résolution de ces deux triangles donneradonfc le côté G B, & la résolution de l’autre,_ le côté A G. Par tonséquent dans ce trian-gle A G B, on aura deux côtés A G, G Bdéterminés, 8 c l’angle A G B compris. Parles réglés de la Trigonométrie la ligne A Best donc déterminée , mesurée, ou connue.C. Q. F. T.

LONGITUDE. On donne ce nom en Cosmo-graphie à la distance du méridien d’un lieuau premier méridien. Cette distance est me-surée par l’arç intercepté entre le méridiende ce lieu 8 c le premier méridien. Ou au-trement , Longitude est la différence orien-tale ou occidentale qu’il y a entre deuxméridiens quelconques, laquelle fe comptefur l’équateur. 11 n’y a point de problèmes

. qui ait tant exercé les Astronomes que celui-ci, parce qu’il n’y en a point de plus im-portant. On lit dans la Geographia reformata de Riccioli , L. III. Part. VII. pag.

114, dans la Geographia generalis de

. Varenius , & dans l’ Hydrographie du P. Four-nier, L, XII. C h. XXXV. les différentesmaniérés qu’on a imaginées pour cela. Quoi-qu’elles loient en très-grand nombre , ellesle réduisent cependant aux suivantes. i°.Par les éclipses ; i°. par les étoiles ; 3 0 parl'occultation des étoiles par la lune ; 4 0 parles horloges; 5 0 par le mouvement de lalune ; 6° par la variation de la boussole ;7 0 par une nouvelle méthode de M M.Wijìon 8 c Ditton. L’ordre que j’observe iciest l’ordre chronologique de ces inventionsautant qu’il est contju.

f. Le P. Fournicr prétend que les éclipsesde lune furent le premier m oie n dont onfe servit pour déterminer les Longitudes.Si cela est, il faut rapporter l’origine decette derniere connoissance à la découvertedes écliptes. ( Vdie^ ECLIPSE). Quoiqu’ilen soit, certe méthode consiste à observerle moment de l’éclipse dans les p aï s donton veut connoître la Longitude. La diffé-rence du tems de ce moment ou de l’occul-ration donne la différence des méridiens.Cette méthode, qui fut d’abord estimée ,n’est cependant point entjerement exacte.Outre que les éclipsçs (ont rares , c’est qu’ilest difficile de bien déterminer le vrai motv.çnt de l’immersion ou de l’émersion, tant

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du corps entier de la lune que de fes disse-rentes taches. Il y a apparence que ce dé-faut donna lieu à d’autres inventions. Maisavant que d’en rendre compte , je crois de-voir exposer comment celle-ci a été per-fectionnée.

Lorsque Galilée eut découvert les satelli-tes de Jupiter , les Astronomes s’empresse-renc à retirer le fruit de cette découvertequi ne fut point tardif. Comme l’on s’ap-perçut que ces satellites, en tournant autourJupiter, entroient dans son ombre tous les24 heures, on n’hésita pas à profiter deéclipse journalière, pour en connoître lesLongitudes. En effet, aïanr observé le mo-ment auquel un de ces satellites entre oufort de l’ombre de Jupiter , 8c sachant parde bonnes Tables, (comme celles de M.De Caffìni , ou celles qu’on trouve dansla Connoiffance des Tems), que cette immer-fion ou émersion arrive à telle heure à untel lieu plutôt qu’à tel autre , on condudque ce lieu est plus oriental de 15° quel’autre. Cette maniéré de connoître lesLongitudes est la plus exacte qu’on ait en-core découvert , 8c fur terre elle ne laifférien à deíîrer.

2. L’occultation des étoiles fixes est la se-conde méthode. Ç’est ici une éclipse d’é-toile par quelque planète. Observant le mo-ment ou la fin de la conjonction d’une pla-nète avec une étoile en un lieu , 8c sachantpar des Tables en quel tems cette conjonc-tion arrive en un autre dont la Longitudeest connue, on condud celle de ce lieucomme on le fait par les éclipíes. Maiscerte observation est très-diffìcile 8c demandebien de la circirconípection. Cependant Ter-reur dans lequel peut jetter la moindreinexactitude , est presque ausiì considérableque celle qui provient des éclipses. Celapeut fe justifier en consultant le Traité com-plet de l'Aberration , par M. Fontaine deCrûtes , où cette méthode est mise dans toutson jour.

3. Les deux maniérés précédentes de déter-miner les Longitudes peuvent être utiles furterre. En mer aucune n’est pratiquable ;parce que dans toutes ces observations ilest impoílìble , quelque précaution que Tonprenne, de ne pas le tromper de deux outrois minutes de tems. Or 3 minutes detems valent 45 minutes de degrés. Afin dela connoître fur cet élement , on proposa dese lervir d’horloges ; car comme tout lesecret des Longitudes consiste à savoir à tousm o mens !s différence des degrés 8c des mi-nutes du lieu où Ton est au premier méri-dien , 8c que la différence des heures fait