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Tome second.
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89
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dire , que B C f -r ) est à AB (a) comme lecôté d’un quatre à sir diagonale.

. Le (econd examen que nous devons fairefur la Lumière pour la connoître, autantqu’elle peut être connue , regarde son mou-vement. Or M M. CaJJini Sc Romer ontdécouvert que ce mouvement est progressif.Voici cette curieuse découverte, tirée deséclipses du premier satellite de Jupiter.

Quand la terre est tellement située dansfou orbite , que le soleil est en conjonctionavec Jupiter , Sc q u'on voit sortir le satel-lite de son ombre, on doit l’appercevoir4i heures | après l’émersion du même satel-lite, dans le même point de l’orbite de la terre.Ainsi si la terre éroit immobile, on verroitdans l’espace de trente sois 41 § ce satellitesortir ;o fois de son ombre. Mais pendantce rems la terre parvient à la partie oppo-sée de son orbite en s’éloignant de Jupi-ter; de forte que cette planète paroi t êtrealors en conjonction avec le soleil. D’où ilsuit, que si la Lumière emploie un certainíems dans le trajet qu’elle fait, l’émersionde ce satellite paroîtra plus tard. Il faudradonc pour déterminer le rems de cette émer-sion ajouter aux 41 5 x 30 heures , celui que\nLumiere emploie à parcourir la corde de Tor-ture de la terre qui détermine les deux si-tuations de cette planète. C’est pourquoi leséclipses du satellite doivent arriver plutôtdepuis les conjonctions de Jupiter avec lesoleil jusques aux oppositions. Au contraireelles doivent être retardées depuis les opposi-tions de Jupiter avec le soleil jusques auxconjonctions. Pour savoir donc le cheminqu’a fait la Lumière , il ne reste qu’à dé-terminer le rems entre les éclipses de cesatellite dans les deux situations de la terre.Or MM. CaJJini , Romer , Sc Halley , disentque cette difterence est de 14 minutes. Donc laLumière emploie 7 minutes à parcourir lamoitié de Torbire de la terre, c’est-à-dire ,pour venir du soleil à la terre , Sc lemersiondu satellite paroît 7 minutes plus tard qu’ellene paroitroit si le mouvement de la Lumièreéroit continu, M. Halley Testime de 8',

M. Caffini , qui a partagé avec M. Ro-mer la gloire de cette découverte, s’en estdésisté , Sc a prétendu que les conclusionsqu on tiroir de ce phénomène n’étoient pasjustes , parce que tous les phénomènes ne 1s’accordoient pas entre eux. Mais M. Romer 1Tome //,

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Ta défendue & fe Test en quelque façonpar là appropriée. M. Halley s’est joint àM. Romer ; il a levé les difficultés faites parM. CaJJini. La propagation de la Lumièrea donc conservé toute là fyree. ,

C’est une chose curieuse Sc qui fe pré-senté naturellement, que d’exprimer la vi-telle de la Lumière, pour venir du soleil ànous. Tel en est la calcul.

Le soleil est éloigné de la terre de z.4000demi-diametres. U11 demi-diametre de laterre est estimé de 19615781 pieds. Ladistance du soleil à la terre est donc de470788768000 pieds. La Lumière parcourecet espace en 8 minutes, Sc elle parcourtpar conséquent dans le tems d’une seconde980809955-5- pieds. Si Ton compare cettevitesse avec celle d’un boulet de canon quiparcourt 600 toiles par seconde , on trouveraque la rapidité avec laquelle la Lumière semeut est à celle d’un boulet de canon ,comme 1654685 est à 1 , ou à peu près. M.MuJ’chenbroeck conclud de-là que la Lu-mière est fans pésanteur ; car si elle pesoit 1*

- ■ — elle auroit la même force qu’un

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boulet ; Sc on connoît les effets d’un bouletde canon.

La découverte de Taberration des étoilesfixes par M. Bradley , prouve encore Je mou-vement progressif de la Lumière. A Tarricled’ABERRATION j’ai fait Thistoire de cettedécouverte en m'attachant aux faits prin-cipaux. Cependant quelques Anglois aïantvû cet article dans le premier Volume c!ecet Ouvrage , ont trouvé que je n’y ai pasdonné assez détendue, Sc que j’avois ou-blié de faire mention de M. Molineux. Pourréparer cette omission , j’ai inféré dans cetarticle le fait suivant.

En 17x5 M. Molineux cherchant à déter-miner la parallaxe des étoiles fixes , com-mença à observer Tétoile brillante du Dra-gon marquée Y^ye Bayer, lorsqu’elle passoitprès du zénith. M. Bradley l’observa aussiavec lui. Par plusieurs observations faitesavec beaucoup de foin , on trouva que Té-toile étoit plus Nord de 59 secondes d’undégré en Septembre qu’en Mars, tout ailcontraire de ce qu’elle auroit dû être par laparallaxe annuelle des étoiles fixes. Cetteapparence si étrange embarrassa les Observa-teurs, Sc les choses en étoient là lorsqueM. Molineux mourut. Le reste de Thistoireest rapporté à Tarricle que j’ai cité. J’ajoureraiune omission plus grave : c’est qu’on doit àM. Clairaut les formules utiles de Taberra-tion des étoiles fixes , qu’on trouve dans lesMémoires de T Académie de 1751, & à la lia

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