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Tome second.
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dans les nœuds, c’eft alors que dans unemême révolution de la Lune , les apsidesvont le plus vite in consequentia , Sc le pluslentement in antecedentia. La ligne des ap-sides est elle dans les quadratures ? Dans leslyzygies les apsides te meuvent le plus len-tement in consequentia , Sc le plus vite inantecedentia dans les quadratures. En ce cas,pendant une révolution entiere de la Lune ,le mouvement in antecedentia íurpaíTe lemouvement in consequentia.

Enfin, comme à chaque révolution l’excen-tricité de l’orbite subit differens changemens,cette excentricité est la plus grande quand laligne desapsidesest dans les lyzygies; Sc certeorbite est la moins excentrique lorsque la ligne des apsides est dans les quadratures.

ii°. Le rapport, entre l’addition de gra-vitation dans les quadratures & la force quiécarte la Lune de son orbite, est la railondu cube du raïon à trois fois le produit dessinus de la distance de la Lune aux quadra-tures, Sc de la distance du nœud aux lyzygies.Cette force s’augmente à mesure que laLune s’approche de la syzygie Sc que lesnœuds s’en éloignent. Le teste supposé égal,si l’on considéré une révolution entiere de laLune , les nœuds se meuvent plus vite inantecedentia quand cette planète est dans leslyzygies, Sc diminuent peu à peu leur vi-te lie , jusques à ce qu’enfin ils soient sansmouvement, lorsque la Lune est dans lesquadratures.

15. La ligne des nœuds acquiert fucceísi-vement toutes les situations possibles à l’é-gard du soleil ; Sc tous les ans elle pâliedeux fois par les lyzygies , deux fois par lesquadratures. Si l’on considéré plusieurs révolutions de la planète qui nous occupe, laligne des nœuds étant dans les quadratures ,ces nœuds ironr fort vite in antecedentiadans une révolution totale , & diminuerontenluite de cette vitesse au point qu’ils se-ront sans mouvement quand la ligne desnœuds fera dans les lyzygies. La même forcequi fait mouvoir les nœuds change l’inclinadon de l’orbire. Cette inclinaison croît àmesure que la Lune s’éloigne du nœud &diminue à mesure qu’elle s’en approche.Quand les nœuds font arrivés aux lyzygies,l’inclinaison du plan de l’orbite est la pluspetite de toutes. Car dans le mouvementdes nœuds depuis les lyzygies jusques auxquadratures, Sc dans une révolution totalede la Lune , la force qui augmente l’incliliaison est plus grande que celle qui la dimi-nue. Ce st pourquoi l’inclinaison augmenteSc devient la plus grande de toutes, quandles nœuds font dans les quadratures.

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14 0 . Toutes les erreurs ouïes ir’rfgulerï-rites du mouvement de la Lune , font un peuplus grandes dans la conjonction que danssupposition.

j $°. Toutes les forces qui troublent laloi de la gravitation , font réciproquementcomme le cube de la distance du soleil à laterre. E11 prenant ensemble toutes ces for-ces, la diminution dç gravitation l’emporte,i 6 °. Enfin, considérant en général lemouvement de la Lune , fa gravitation versla terre diminue en s’approchant du soleil ;letems périodique est le plus grand,& ladistance de la Lune est ausii la plus grande :tout le reste étant supposé égal d’ailleursquand la terre est dans le périhélie.

Voilà toute la théorie Astronomique ScPhysique de la Lune. Voici son histoire.

4. Galilée en observant la Lune avec destélescopes vers le commencement du siécleprécédent , y découvrit le premier des mon-tagnes , Sc les ombres de ces montagnes. 11publia la découverte en 1610 dans un ou-vrage intitulé : Nuncius Sidereus , où ildonne le calcul (page i; ) de la hauteur deces montagnes. D’après lui, piusieurs Astro-nomes , Sc principalement le grand CaJJìni ,se sont attachés à considérer la Lune avecdes télescopes Sc à destiner fa figure. D’a-bord Scheincrus la publia ( DìsquistionesMathematicoe). Vinrent enluite François Fon-tana,( Figura: Lunce Tubojpicillis observâtes,)Sc Antoine - Marie Schirlacus de Rheita ,

( Oculus Enochi & Eliae ). Cependant tousces Ouvrages n croient encore que des estaisimparfaits. Michel-Florent Langrenus , Cof-mographe du Roi d’Espagne , mit au jouren 164Ç une description plus exacte. Maiscelle qti’ont publiée Hevelius ( en 1 647 Voie{fa Selenngraphie , ) Sc M De Caspni ( Voie £TACHE ) est plus exacte que celles là,

Langrenus avoir d’abord donné aux mon-tagnes de la Lune des noms des Mathéma-ticiens célébrés, Sc d’autres personnes il-lustres de son rems. Hevelius au contrairea appellé ces montagnes , comme lesparties principales de ía terre , Sc parc Lqu’il trouve beaucoup de vrai - semblanceentre les deux globes , Sc parce qu’il avoircraint qu’on ne le taxât d’avoir voulu fixerpar-là le mérite de chaque Savant. En 1649Eujlache de Divines publia le 18 Mars lafigure de la pleine Lune , Sc Jeròme Sirjaiisen ,6;o le 1? Juillet. Tous les deux l’a-voient observée avec un télescope de 14pieds. Après ces Astronomes , Riccioli Scson associé pour les observations le P. Gri~maldi , reprirent ce travail en faisant usaged’un télescope de 1 y pieds à double objpc-