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tiiiau d'injecHon , duquel fort de l'eail quiréjaillic quand il est rems contre le piston.Le tout ainsi dit pôle on allume le feu dufourneau. Alors l’eau s’échauffe Sc exhalefa vapeur. Lorsque le chapiteau en contientautant qu’il en peut contenir, une soupapenommée la Reniflante avertit d’ouvrir lerégulateur pour laisser passer la vapeur dansle cilindre qui poulie le piston , Sc le rcleveaidé par le poids des pistons des pompes. Apeine cette vapeur est montée, qu’on ouvrele tuïau d’injection. L’eau qui en fort re-jaillit contre le piston , & en tombant enpluie précipite par fa froideur toute la vr*peur dans la chaudière. Il le forme donc unvuide. A l’instant 1 atmosphère preste furie
Î liston ; celui-ci en se baillant fait descendree bras du balancier, tandis que l’autre,où les pistons des autres pompes font atta-chés, fe rcleve. La Machine ainsi en mou-vement marche ensuite toute seule. Le pi-ston , en se baissant, ouvre le régulateur Scle tuïau d’injection en remontant. De ma-niéré qu’elle donne 15 impulsions en uneminute. La forme de la Machine de M.Savery , qu’on a exécutée à Fresnes, à 40lieues de Paris,est telle , qu’elle épuise unecolonne d’eau de 15 toises de hauteur fur7 pouces de diamètre, qui vaut 155 muidsd’eau par heure , dont environ 25 pintesmontent à chaque impulsion. Avant quecette Machine fût construite à Fresnes, il yen avoir une autre qui agilsoit jour Sc nuitfans discontinuer , Sc pour laquelle il falloirentretenir 20 hommes Sc 50 chevaux; aulieu qu’avec la Machine de M. Savery , onépuise en 48 heures toute l’eau que les sour-ces peuvent fournir dans le courant de lasemaine , Sc que deux hommes suffisent pourveiller tour à tour au gouvernement de laMachine.
Depuis la découverte de M. Savery, on atenté de faire de nouvelles Machines à feumoins dispendieuses que la sienne. On envoit une plus simple à Konisberg en Hon-grie qui élève 24000 sceaux d’eau en 24heures , en ne consumant que trois voiesde bois, Sc qui agit avec tant de force Sc devitesse , que 100 chevaux íuffiroient à peinepour faire donner le même produit. M.Pottcr en est l’Auteur. On en trouve unedescription raisonnée Sc accompagnée deremarques dans le Theatrum Hydraulicumde Lcopold, Tom. II. pag. 87 , Sc dans sonTheatrum Machinarum generale. pag. 155.M. dcBojfsrand, Architecte du Roi , a inven-te une autre Machine à feu presque porta-tive. M. Weidler l’a décrite dans son Ouvrageci-devanrcité, de même que M. l’Abbé Nolletdans le IV Tome de ses Leçons de Phyfl-
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que expérimentale.
Machine hydraulique. On donne ce nomen général à toute Machine qui sert à élever1 eau d une profondeur. Ainsi les pompes,les vis fans fin , les chapelets, les rouesmeme font des Machines hydrauliques ya plus forte raison celles qui font com-posées de celles-ci qu’on pourroit appellerMachines hydrauliques simples. C’est presquelà que se*téduit le grand nombre de Ma-chines hydrauliques qu’on a imaginées. Cellede Marly, qui est une des plus considérables,n’est formée que de 14 roues, toutes se m-blables, emploïées à faire agir des pompesqui forcent l’eau de monter jusques au hautd’une tour où elle se réunit, à la sortie deplusieurs tuiaux, pour couler fur un aqueduc.Tout le fond de cette Machine ne consisteque dans le mécanisme d’une deces roues. Ilsaut convenir que supplication en est très-ingénieuse, Sc d’autant plus surprenante,qu’un homme par la force seule de son gé-nie , & très-peu versé dans les Mécaniques
I exécuta. C’est à un nommé Rannequin dcLiege, qu’on est redevable de cette Ma-chine, que MM. Weidler SA Behdor , {Ar-chitecture hydraulique , Tome IL ) Desaguliers t{ Cours de Physique expérimentale) Tome II.)ont décrite.
On doit les Machines hydrauliques àCtejibius , qui a auffi inventé les clepsidres.Héron , ( Libri spiritalium ) y Dejchales ,(Mundus Mathemat. Tom. III. De Machi-nes hydraulicis ) , Gaspard Schot , ( Mecani-ca hydraulico - pneumatiça ) ; De Lanis ,( Magijlerium natures & artis ) y Salomon deCaux , ( Les Forces mouvantes ) y Léopold ,(Theatrum Machinar. hydraulic.) Sc Belidor,(Architecture hydraulique , II. Toi.) ontécrit particulièrement fur les Machines hy-drauliques.
Machine hydromantique. Sorte de vaseconstruit de façon qu’on rend par son moïenun objet visible Sc invisible à volonté, sansle couvrir Sc fans qu’il change de place. Lesecret de la construction de ce vase consisteà faire venir de l’eau en tirant un piston , ouautrement, sur l’objet placé au fond du vaselorsqu’on veut le rendre visible , Sc à la reti-rer quand on veut le faire disparoître. C’estici un effet de la réfraction. ( V REFRAC-TION.) Zahn est l’inventeur de cet artifice.
II le décrit dans son Oculus artfle. fundam.III. Syntagm. 5, de même que M. Wolf dansses Elitnenta Dioptriccc , ( El(m. Mathcfeosunivers. Tom III. ) §. 86.
MACHINE PNEUMATIQUE. Machine dePhysique avec laquelle on peut tirerl’air desvases & l’y comprimer. Elle sert à faire lesexpériences par lesquelles on deeouvre les