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propriétés ôc les effets de l’air. On en dis-tingue de deux fortes , de simples & decomposées, qui ont chacune leur avantageparticulier, comme je le ferai voir. Par cetteraison , il me paroît convenable de donnerici la description de ces deux Machines ,dont l’ufage est si étendue dans la Physique.Cette description fera suivie de la théoriede ces Machines. J’exposejrai après celales plus belles expériences qu’on peut faireavec elles, & l’article fera terminé par l’hi-stosse de la Machine.
Machine pneumatique simple. La piece prin-cipale de cette Machine est un corps depompe P P (Planche XXVI. Fig. 154 .) atta-ché dans un plateau L M qu’elle traverse.Ce plateau est soutenu par trois pieds K, R, S,qui font maintenus solidement par un an-neau A.
Dans ce corps de pompe entre un pistonQ fait de plusieurs rondelles de cuir mê-lées de feutre , Lc pressées fortement en-semble. Il est attaché à une branche ou tigede fer Q X, à l’extrêmité de laquelle estun étrier servant à passer le pied , pour fairedescendre le piston dans le tems de Inspi-ration.
A la tête du corps de la pompe est unrobinet V fermé par une clef Y. Cette clefest percée au travers. Et à égale distance desdeux extrémités du trou fur la surface de laclef, d’un côté seulement est une rainure oufente d’une demi-ligne de largeur sur unede profondeur. Ce robinet entre dans unpetit tuïau T , qui communique avec lecorps de pompe , 5c dont le robinetsert à fermer la communication. Unsecond plateau Z M, parallèle au premierL M , est enchâssé dans ce tuïau , & soutenusur le corps de pompe par des tiges de fer0,0,0. Enfin on applique fur ce plateauou cette tablette un morceau de cuir mouil-lé , fur lequel on pose une cloche de verreC, qu’on appelle Récipient. Et la Machineest construite. Pour en faire usage , on bailleavec l’étrier le piston , que je suppose être àla tête du corps de pompe , aïant aupara-vant ouvert le robinet, de façon que lepetit tuïau qui entre dans le récipient com-munique avec le corps de pompe. Alois l’airqui étoit dans le récipient, trouvant duvuide dans le corps de pompe y entre ; defaçon que l’air du récipient se trouve d’au-tant plus dilaté que le corps de pompe estgrand. Quand !e piston est tout-à-fait enbas, on tourne la clef du robinet pour fer-mer la communication de l’air qui est dansle corps de pompe , avec le récipient. Sur le
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champ l’air extérieur se trouvant plus con-densé que celui du corps de pompe agit furle piston & le fait monter. Poussant le pistonpour le faire remonter tout-à-fait, Pair de-vient plus comprimé que celui du dehors, 5cfort par la petite fente qui est à la clef. Ainsion peut donner un second coup de pistoncomme auparavant.
Machine pneumatique composée. La figure15 5 ( Planche XXVI. ) représente cette Ma-chine. A A sont deux cilindres de bronzeou deux corps de pompe, dans lesquels en-trent deux pistons C, C , dont le mancheest armé d’une crémaillère. Une roue d cou-teau engraine dans ces crémaillères , 5 c cetteroue se meut quand on tourne la manivelleB, ce qui fait Pester d’un cric. ( Voie^_CRIC ). Ces corps de pompe entrent dansune caisse DD exactement fermée de touscôtés. Le tout est soutenu par le pied doncon voir assez la construction par la figure.Du dessus de ce pied s’élevent deux piliersde bois G , G , aïant d leur sommet des visfur lesquelles s’ajustent des noix E,E, quipressent fur la piece FF, au sommer descorps de pompe, pour les tenir stable enhaut & en bas. A la caisse D D communiquepar un côté le tuïau de bronze H H , en for-me de col de cigne , 5c á la .piece N parl’autre. Cette piece N a une ouveirurequiaboutit d la cavité du récipient 0,0. Il yalà un robinet qui communique nustì avec lerécipient & qui en excludou y fait entrer Pair,selon qu’on le juge d propos. La plaque decuivre fur laquelle repose le récipient,& les pistons font ajustés de même quedans la Machine simple. Les pistons fontpourtant construits ici disseremment. Ils neferment exactement que quand ils montent ;de façon que Pair s’échappe quand on baissele piston. Quelques Physiciens pour évacuerl’air, mettent une soupape dans le piston,qui s’ouvre quand on le baiste ; mais la con-struction du piston, telle que je viens de ledire, est préférable.
Ici est terminée la description de la Ma-shine pneumatique compojèe ,5c ce qu’onvoit dans la figure n’est qu’un accessoire, uneaddition ingénieuse pour en connoîtiel’effet.
C’esti une jauge L L formée par un baro-mètre avec son bastïn plein de mercure Scson index de buis , divisé par pouces , jus-ques d la hauteur de 18 pouces & au destïispar dixièmes de pouce. L’index est ap-pliqué fur un morceau de liege qui store furla fui face du mercure , afin de monter 5cdescendre avec lui , & de mesurer par ce
. moïen bien exactement la hauteur du mer-