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Vuide avec le même travail, & que par con-séquent il est indifférent à cet égard dequelle pompe on le serve : c’est donc princi-palement le tems qu’on doit regarder dansle choix qu’on fait d’une pompe , & ce fontles occasions dans lesquelles on s’en sert quile règlent. Dans les Universités Sc dans lesAcadémies où l’on sait des expériences enpublic , on doit se servir de grands récipiens,outre qu’on y est borné pour le tems. Ainsion y a besoin de grandes pompes , Sc on nedoit pas prendre garde à l’effbtt qui est plusgrand. Ce n’est pas la même chose pour lescurieux qui font les expériences dans leurcabinet : ils doivent moins considérer le temsqu’ils emploient, que la peine qu’ils se don-nent en faisant des expériences. De plus ilsn’ont pas besoin de se servir de si grands ré-cipiens , ce qui diminue affèz le tems. Usdoivent donc prendre de petites pompes.
Si en envisageant la chose uniquement ducoté du travail, on vouloir connonre la soli-dité de la pompe pour tirer l’air aveclemoinsde travail, (par ce qu’on vientdedire, cette so-lidité est la même pour toutes le pompes )il faudroit se servir encore de l’égalité x =
_ l x
r c r — c. Pour c il faut mettre le vuide
qu’on sait en tirant le piston par un travailégal à celui qu’il faut pour tourner le robi-net : r designe la solidité du récipient Scalors x est la solidité cherchée de la pompe.Mais il est fort inutile d’envilager la chosede ce côté là, à cause de l’inégalité entre 1 ef-fort qu’on fait pour tourner le robinet & ce-lui qu’on fait pour faire avancer le piston.On fait mieux de déterminer la longueur dela pompe pac la considération du tems , fansfaire attention au travail Sc on doit avoirégard à l’un Sc à l’autte quand on veut fairechoix d’une pompe.
Le tems pour tourner le robinet est le mê-me dans toutes les pompes. C’est un temsfixe qui sert à comparer ensemble les pompesde differens diamètres, & cela tant à legardde leurs longueurs que par rapport au remsdans lequel on réduit l’air par différentespompes à un même dégré de raréfaction ,dans des récipiens soit égaux, soit inégaux.•Ce meme tems fixe sert encore à comparerensemble les tems que deux pompes de même.diamètre, mais de différentes longueurs,
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demandent pour la même expérience.
Pour faite tous ces calculs , il faut exami-ner combien dans chaque pompe le pistonpeut avancer, dans le tems qu’on tourne lerobinet. Pour cet effet il faut faire deux sup-positions qui doivent néanmoins avoir leurfondement dansl’expérience. Je pose en pre-mier lieu ; que dans une pompe d’un poucede diamètre , on peut faire avancer le pistond’un pouce dans le tems qu’on peut faire fai-re au robinet un quart de tour , qui est lemouvement qu’on lui donne pour l’ouvrir oupour le fermer. La seconde supposition re-garde les pompes de différente capacité.Soientdeux pompes. La capacité de la premiere estd’un pouce circulaire , c’est-à-dire , qu’elle aun pouce de diamètre ; la capacité de la se-conde est de trois pouces circulaires, c’est-à-dire , que le diamètre en est de ; pouc. Ilest aisé de voir que la résistance étant tripledans la grande pompe » je puis dans une mê-me espace de tems faire avancer davantage lepiston de la petite pompe que celui de la gran-de, Je ne pui< pourtant pas le faire avancerdu triple , car il faudroit, avec un effort égalpour les deux pompes, un mouvement troisfois plus rapide dans la petite pompe : il fautdonc prendre un nombre rnoïen. C’est pour-quoi je pose que dans une pompe dont la ca-pacité est le tiers de celle d’une autre,le mou-vement du piston est du double plus rapide. Sion applique ceci aux problèmes qu’on a vûci-devant il sera aisé de comparer ensembleles différentes pompes, tant à l’égard de leuclongueur , & du tems que durent les expé-riences, que par rapport à l’effort pour tirer lepiston. Ce n’est que par de tels calculs qu’onpeut fe déterminer dans le choix qu’on faitd’une pompe & qu’on peut savoir les dimen-sions qu’on doit lui donner.
La Table suivante fait voir d’un coupd’œil, tous les differens rapports dont nousvenons de parler, & cela pour six pompesdifférentes , dont la premiere est d’un pouce,Sc la derniere de trois pouces de diamètre.Il est tout-à-fait inutile d’en faire de plusgrandes que la derniere , Sc de plus petitesque la premiere. On a donné dans cette Ta-ble un plus grand récipient aux grandespompes qu’aux petites : on en a vu la raisonci-devant.