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Tome second.
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MER

Î dahchette , ou du moins il peut se rapporterà. ( Voici PLANCHETTE.;MENSURABIUTE*. C’est Inaptitude d’uncorps à être appliqué à une certaine mesure.

M E R

MERCURE. Nom d’unedes planètes qui tour-nent autour du íoleil. C’est la plus procliede cet astre dont elle n’est éloignée que der.8 dégrés. Elle est petite, mais fa lumièreest fort vive. On ne l’apperçoit qu’au leverou au coucher du soleil. Gassendi est le pre-mier qui la vit passer par le soleil l’an >6; i,comme Kepler l’avoit prédit. Il a publié lesobservations qu’il a faites à ce sujet en formede Lettres à Schickard.

La moïenne distance de Mercure au soleilest de 587; son excentricité de 80 , & l’in-clinaifon de son orbite de si °, 51'. CettePlanète fait fa révolution autour du soleilen 87 jours, 13 heures. Sa plus grande élon-gation est d’environ 11 dégrés. Sa figure estspherique. Gasendi estime son diamètreapparent la centième partie de celui dusoleil. M. Gallet croit que ce diamètre est118 ou 119 fois plus petit que celui dusoleil ; M. Hevelius 110. En 1736 il a ététrouvé de 9", 50'", celui du soleil étant dez r.', z o". Alors la distance de la terre àMercure étoit à la distance de la terre ausoleil, comme ($85 à 1000. D’où l’on con-clud, que le diamètre véritable de Mercureest de si", 40'", 6 c qu’il est à celui du soleilà peu près comme 1 à zoo. Sa grandeur està celle de la terre comme 11 si est à 343.

On n’a pas encore observé de taches dansMercure 6c on ne fait pas s’il tourne fur sonaxe : mais cette rotation est fort probable.Dans les années 1736 , 1769 , ,776 , 178a ,*789 , au mois d’Octobre, on verra cetteplanète dans le soleil proche le nœud as-cendant. Et dans les années 1733 , 1786,1799, elle paroîtra encore dans le soleil aumois d’Avril , près de l’autre nœud.

Tel est tout le résultat de la théorie deMercure , fruit de plusieurs observationsqu’on doit aux Astronomes en général & 1c n particulier à Gasendi , Gallet , Hevelius,Casai , Maraldi 6c Casai fils 6c petit-fìis.C’est donc aux Ouvrages de ces Savans furl’Astronomie , qu’il faut recourir si l’onveut connoîrre tout le fond de cette théorie.Mercure de Jupiter. Nom du premier sa-tellite de Jupiter, qui est le plus proche delui.

MERES. Etoile de la troisième grandeur dansla ceinture de Bootes. Hévelius a déterminéte longitude K: la laûtijdç de cçttç Etoile,

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( Prodrom. Asironomiœ , pag. 174.) On Rap-pelle aussi Linguíutn Bootis , Meçer, MiracìuMERIDIEN. C’est le nom d’un grand cerclequi passe par les pôles du monde, par lezénith 6 c par le nadir. Il coupe l’équateurà angles droits 6 c divise la fphere en deuxparties égales, l’une orientale 6 c l’autre oc-cidentale. Les pôles de ce cercle font lespoints du vrai orient 6 c du vrai occidentdans l’hotison. On l’appelle Méridien àcause que le soleil arrivant à la partie dece cercle , qui regarde le Sud , il est alorsmidi. Lorsque cet astre y est parvenu, il està fa plus grande élévation. Sur le globe leMéridien est reprefenté par un cercle, danslequel le globe est suspendu , 6 c danslequel il tourne. Là ce cercle est diviséen quatre fois 90 ou en 360 dégrés divisésen quatre parties , en commençant par l’é-quateur. Or. compte fur lui, aux globescélestes , de chaque côté de l’équateur , ladéclinaison méridionale 6 c septentrionale dusoleil & des étoiles , 6 c au globe terrestrela latitude des lieux. Celui-ci a ordinaire-ment 3si Méridiens qui passent par chaquedixième dégré de longitude. On déterminele Méridien en déterminant la ligne méri-dienne. ( Voìt{ MERIDIENNE. ) Chaquelieu a son Méridien particulier. Cependantles Anciens ont gardé un même Méridienpour les lieux compris dans la distance de400 stades, c’est-à dire , entre 50000 pasgéographiques, en lui donnant le nom deMéridien sensible , pour le distinguer du pre-mier qu’ils appelloient Méridien rationel.Celui-ci doit être fixe, afin qu’on puiílecompter la longitude des lieux : je veuxdire la difference des Méridiens des lieux ìcelui ci. Il feroit à souhaiter qu’on eût éta-bli un premier Méridien , que toutes lesNations eussent reconnu pour tel. On neverroit pas tant de diversité dans la longi-tude des lieux , 6 c dans les Ecrits 6 c dansles Cartes Géographiques. Mais telle est lafaçon générale de penser des hommes, quela vanité de regler une chose soi-mêmel’emporte sur les avantages qu’il en resul-teroit, en adoptant celle qui est déja dé-terminée. Ptolomée sait passer le premierMéridien par les Isles Fortunées, quelques-uns par celle de Sc Nicolas ; Hondius parl’Ifle de St Jacques ; ceux-ci par celle deCerfu. Ceux-là par celle deTeneriífe ; d’au-tres par celle de la Floride, 6 c des dernier;par celle de Palma. Les François ont pris

Í tendant long-tems pour premier Méridien ce-ui de l’Isle de Fer, 6 c aujourd’hui ils pren-nent celui de Paris à l’Observatoire. J’aiabrégé ici tpus ce? sçntimens, parce que

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