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Tome second.
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cet article étendu est trop dépendant de laGéographie. On trouvera la chose détailléedans la G eograp/ua reformata , Liv, IX. Ch.i. M. De la Martiniere dans Ion Dictionnairede Géographie a rendu l'on article de Méri-ridien assez intéressant , pour se passer duLivre de Riccioli , si l'on veut abréger lesrecherches.

MERIDIENNE. Ligne droite dans laquelle leméridien & l'ho r r son , ou chaque plan hori-sontal , s’entre-coupent. Ainsi en tirant uneligne droite d’un point du plan terrestre parson méridien, &c parallèle au diamètre del'horison , 011 a une Méridienne. Mais com-ment tirer cette ligne? Cela forme un pro-blème dont on a donné plusieurs solutions.Je vais taire un choix entre les meilleures &les plus faciles ; Ôc je pense qu’on verra«vec d’autant plus de plaisir une discusiìonà ce sujet, que la Méridienne est d’une uti-lité indispensable dans l’Astronomie &c d’unusage assez recherché dans la vie civile.

Premiere Méthode. i°. Sur un plan hori-sontal décrivez plusieurs cercles concentri-ques AB, C D, Lee. (Planche XV. Figure74. ) Sur le centre de ces cercles, élevez unstile courbe E F portant une plaque F ,percée d’un petit trou. i°. Vers le tems dessolstices , avant midi, depuis 9 heures jus-ques à 11 , & après midi depuis une heureou environ jusques à 3 , marquez les pointsçù la lumière échappée par le trou de l’in-dex , coupe ces circonférences &c le matin& l’après midi. La ligne qui divisera cesarcs en deux parties égales, fera la Méri-dienne.

Il est aisé de voir que par cette méthodeon prend des hauteurs égales avant & aprèsmidi. La ligne, qui partage également cesdeux hauteurs, doit donc erre la Méridienne.Cela íeroit fort exact, si le soleil avoir unmouvement semblable à celui des étoilesfixes. Comme cet astre a un mouvementpropre de même que les planètes, il doity avoir une petite erreur dans cette façon detracer une Méridienne. Cette erreur íe cor-rige ainsi. Puisque le íoleil en une minuted’heure fait autant de chemin par son mou-vement journalier, qu’il en perd en 6 heu-res par son mouvement propre, il faut doncajouter au chemin que fait le point delumière dans les derniers points marqués ,il faut ajouter, dis-je, Pespace de chemin quece point de lumière parcourt en une minu-te : de forte qu’on ne prendra pas les derniers points précisément dans les cercles ,mais un peu en dehors.

Seconde Méthode. i°. Plantez un stileA E perpendiculaire fur un plan horifontal

MER

( Planche XV. Figure 75. ) Sc marquez dansun même jour trois ombres A B, A C, A D.i°. Remarquez la longueur de ces ombres.En les supposant égales , la ligne tirée dupoint A perpendiculairement à la ligne quijoint les deux extrémités fera la Méridienne.Si cette supposition n’a pas lieu, faifons-en une autre. Que A C , par exemple , íoitsombre la plus courte.

Dans ce cas , i°. Elevez au peint A leslignes A F, AG, AH, perpendiculairesaux lignes AB, A C, A D, & égales àAE. i°. Joignez F B , GC, FIE), 3". DeF B, H D retranchez F I, II K égales à GC.4°. Des points I, K, tirez les lignes droitesI L , K M , perpendiculaires aux lignes AB,A D. 5 0 . Des points L, M, abbaiíTez lesdeux perpendiculaires L N , M O , fur laligne qui joint les points L , M, 6c quisoient égales aux lignes L I, M K.

Supposons maintenant que P soit Ein-rersection des lignes qui joignent les pointsL , M &c O , N. Alors si l’on tire une lignedroite par les points P , C, & si l’on ab-baisse une perpendiculaire du point A àcette ligne P C , cette perpendiculaire ferala Méridienne. On trouve la démonstrationde cette méthode dans les ExercitationesGeometricae de Pan Schoutens , à qui on ladoit.

Troisième Méthode. 1 °. Sur un plan horifon-,tal aïant élevé un stile M B, (Fig.-?6) marquftz-y le centre de ('ovale de la lumière qui pastèpar le trou du stile, ou de la plaque adap-tée à ce stile. 2 0 . Menez de ce point, quifera en D, par exemple, menez, dis-je,de ce point au pied du stile , la ligne A D.Cette ligne fera la commune íection du ver-tical du soleil avec le plan horiíontal. 3 0 .Mesurez cette ligne & la hauteur du stile,qui doit être perpendiculaire à la ligne A Pcomme l’est A C , & faites cette réglé : Lenombre des parties de la ligne A D est auraton, comme le nombre des parties de lahauteur perpendiculaire du stile, est à latangente de sangle C A D.

Cet angle est celui de la hauteur du so-leil fur l’horison. Aïant connu cette hau-teur on connoît l’angle fait par le verticaldu soleil & le méridien, qui a pour mesurel’arc compris entre ce vertical & le méri-dien. Il faut auparavant (avoir la latitudedu lieu &c la déclinaison du soleil. ( Po;eçLATITUDE & DECLINAISON, ) afin deformer de ces trois choies un triangle sphé-rique qui donne la quatrième.

Or les côtés de ce triangle font ; 1 0 laportion du méridien comprise entre le pôle& le zénith, qui est le complément de la

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