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Tome second.
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terrains on en fait le plan , en suivant ladirection de la veine, 8 c on transporte letour au jour. C’est fur ces mesures qu’on ac-corde aux Intéressés un droit héréditaire furtant de terrain que la Société doit posseder.On mesure à toile perdue lorlqu’on ne me-sure Le terrain que pour sa propre informa-tion , c’est à-dire, lorsque le Maître de lamine , aïant pris la veine dans la mineou marqué fa direction avec des bâtons,indique les mines trouvées, par la toi-se , tant qu’elle porte sur les inégalitésde la montagne. On trouve tout ce détaildans la Géométrie souterraine de Voigtel ,page 141.

METEORES. On donne ce nom en Physiqueà tous les corps qui (ont suspendus dansnotre atmosphère , qui y nagent, Sc qui s’ymeuvent. II y a trois fortes de Météores ; lesMétéores aqueux , les Météores lumineux , 8 cles Météores secs. Les premiers font les brouil-lards, les nuées, la rosée, la pluïe, lesfrimats , la grêle , la neige , l'atc-en-ciel,les couronnes,& les parheíies. Le Brouillardest composé de vapeurs qui s’élevent de laterre, ou qui tombent lentement de la ré-gion de Pair , en forte qu elles y paroissentcomme suspendues. S’il tombe avant qued’être parvenu à cette hauteur, dont jeviens de parler , on l’appelle Rosée. Et il estnommé" Nue quand il monte fort haut, ScSc qu’il se soutient au-dessus de la régionde Pair. Ces nuées font d’abord fort rares,je veux dire peu denses. Quand les particules d’eauqui les composent ,íe rapprochent,elles se joignent , & de plusieurs goûtesd’eau il s’en forment une feule. Celle-ci,étant plus pesante que Pair, tombe ; & laquantité de ces goûtes forme ce qu’on ap-pelle la Pluie. Cette pluïe est transformée enGrele quand elle se gele en passant à travers1 air. Elle devient Neige si ses vapeurs sechangent dans leur chute en longs si la-otiens , qui forment des flocons arrangés dedisterenres maniérés les uns fur les autres.Enfin le dernier Météore aqueux rest le Frimât.-C’est une eípece de glace qui s'attache par-tout aux plantes fur la surface de la terre ,&c. Elle est fermée & par la rosée quitranspire à travers les plantes pendant lanuit, & par les vapeurs qui s’attachent furla surface de la terre , ou qui tombent d’unepetite hauteur.

Je renvoie aux articles ARC-EN-CIEL,-COURONNE Sc PARHELIES, les autresMétéores aqueux.

La seconde espece des Météores dits lumi-neux, sont la lumiereZltìiacale , l’Aurore bo-feale, lesEtoilçs tombantes^ les Feux folgts ,

Tome II,

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les Eclairs, la Foudre 8 c le Tonnerre. ( P’oieZLumière zodiacale , Aurore boréale»Etoile tombante , &c )

Er les Météores secs font Pair & le vent.

( Voiei AIR 8 c VENT. )

METHODE. Les Mathématiciens entendentpar ce terme, Part de joindre 8 c de disposerles pensées qu’on veut développer. C’estl’ordre du développement d’un íujet. D’a-bord on définit exactement les termes ; en-suite on établit des axiomes , c’est-à-dire »des propositions évidentes par elles-mêmes.De-li on vient aux théorèmes , qui font despropositions où l’on démontre une véritéfondée fur les axiomes établis ; & cette vé-rité reconnue 011 Papplique aux arts : c’estce qu’on appelle Problème. Enfin on dé-pouille toutes les connoiflances qui suiventdu même principe dans des corollaires, Scles restes moins immédiats à ce principefont exposés dans des propositions nomméesScholies. Par cet arrangement, un sujetest analysé jusques à ses moindres parties ,8 c on est en état d’en retirer tous les avan-tages dont il est susceptible. Il est mêmeévident que c’est celui des idées , 8 c patconséquent de la Logique, quoiqu’on n’yemploie point les termes de théorème »problème, &c. M. Tschirnau/'en a prouvéFutilité de cette Méthode dans fa Médicinamentis, Part. II. Sc tout son art d’inventern’est autre chose que la Méthode Mathéma-tique. Barrow ( Leclionts Geometricœ , pag.10.) a fait voir de quelle maniéré on doitdéduire des théorèmes des définitions réelles,& les réglés qu’il donne pour reloudre lesproblèmes s'accordent avec celles dont onse sert en Algèbre. ( Voie{ aussi le Tom. I.Sc V. des Elem. Math. univ. de M. W n If. )Voilà ce qu’on entend en général patMéthode. Les Mathématiciens font encoreusage de ce terme pour expliquer des réglésparticulières; ceqiíia donné lieu à l’introduirepour des parties des Mathématiques. Afin d’endonner une idée , voici les plus célébrés.

Méthode de Guldin. C’est la réglé qu’adonné Guldin pour trouver la solidité d’unefigure par son centre de gravité. ( De Centrogravitatis , L. II. & III. ) Pappus fait men-tion de cette Méthode dans la Préfacé duL. VII. de ses Collecliones Matìumaticœ.Depuis on en a fait usage pour les figuresqui se forment par la rotation d’une ligneautour d’un plan, ou d’un plan autour d uneligne. Enfin M. H,rman a donné la démon-stration de cette Méthode par le calcul dif-férentiel. ( Phoronomia , §. 47. ) Ensortequ’on trouve aujourd’hui le centre de gra-vité d’une figure par ce calcul. ( Voïei