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Tome second.
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«, mátiere. Je vous dirai seulement que», j’ai trouvé le moien de lavoir la distance» par l’observation de son diamètre veis» l’honfon , & ensuite vers le midi , avec»» les hauteurs qu elle a fur 1 horilon au>» rems des observations en quelque jour» qu elle elì dans Ion apogee ou dans Ion„ périgée , dans les lignes les plus boréaux;» car si l’observation des diamètres elìm exacte, comme en ces rencontres , la lune» ne change point lensiblement en 6 ou 7»» heures fa distance du centre de la terre,>» la difterence des diamètres fera connoitre» la railon de fa distance avec le demi->» diamètre de la terre. Je ne m explique pas», davantage, car si-tot qu on a cette idee ,,, tout le reste est facile. On peut faire en-», core mieux la même chose dans les lieux» où la lune passe vers le zénith qu’en ces», pais ici , car d’autant plus que la diffe-« rence des hauteurs est grande , d'autant», plus celle des diameties est grande. Je ne» m’arrêterai pas à remarquer, parce que,» cela est évident, que si on étoit en deux» differetis lieux fous le même méridien ,», oufoûs le même azimuth , Sc qu’on piîc„ en même-tems le diamètre de la lune,, avec une hauteur on peur faire la mcme», chose «.

M. Oldembourg répondit à M. Auqout parun problème , dont il lui demandoit la lo-lution , ne doutant pas qu’après les décou-vertes qu’il avoir faites, il ne vînt à boutde le résoudre. Ce problème étoit une re-marque du célébré Heveiius. Ce grand As-tronome en observant l’éclipfe du soleil dumois de Juillet 1666 , avoir jugé le diamètrede la lune plus grand vers la fin de l’éclipfeque vers le commencement de 8 ou 9 1e-condes , fans en savoir ( du moins à ce qu’é-crivoú M. Oldembourg) la raison. M. Au-£<out la donna ailément, puifqu’clle n’étoitqu’un corollaire des connoissances qu’il avoiracquises avec son Micromètre. Tel est Pex-trait de la réponse qu’il fit à M. Oldembourg.

» De ce que je vous mandai la derniere» fois , on peut tirer la raison de l’observa-», lion que M. He'elius a faire dans la de r -1», niere éclipse de soleil touchant le dia-»» métré de la lune vers la fin de l’éclipse.

», Je fuis ravi qu’une personne, qui appa-»» remment 11’en savoir pasla caille , ait fait»» cette observation. Cependant il est assez»» étrange que j u ( q.ites à présent aucun Al-» tronome, ancien ni nouveau, n’ait prévu» que cela devoir arriver, ni donné des3» préceptes pour le changement des diame-» tres <;e la lune , dans les éclipsés du fo-w leil, suivant les lieux où elles le doivent

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» faire, Sc suivant l'heute Sc la hauteur« que la lune doit avoir fur les bordons;» car ce qui est arrivé à cette éclipse tou-» chant l’augmentation íeroic arrivé au con-» traire, si elle avoir été vers le loir ; car» la lune a dû paroître plus grande dans,» cette éclipse, qui commença le matin,» parce qu’elle devint plus haute vers la» fin de l’éclipíe qn’au commencement, Sc>» que par conséquent elle étoit plus pro-„ che de nous: mais li l’éclipse fur arrivée>» le loir, comme elle eût été plus basse»» vers la fin qu’au commencement , elle eût» été plus éloignée de nous, & eut par»» conléquent paru plus petite. Par la même>» raison en deux differens lieux , où l’un», doit avoir l’éclipse le matin & 1’aurre»» à midi : elle doit de même paroître plus» grande à ceux qui ont une moindre éle-»» vation de pôle fous le même méridien ," parce la lune est plus près d’eux , & gé-»» néralement à ceux fur P ho ri son desquels'» la lune est plus élevée au rems de l’ob-« fervation &c. « Du 4 Janvier 1667.

Par ces deux lettres on peut juger de lacapacité de M. Au^out dans le genre doncil s’agit ici. Aussi M. Oldembourg les trouvaíi belles 6c si curieules qu’il les fir imprimerdans le Journal d'Angleterre du mois de Jan-vier n 91 , & assura peut-être par-là l’hon-neur de l’invention du Micromètre à l’Astro-nome François. Ajoutons que M. Heveiiusadmira son instrument astronomique, qu’ily fit quelques additions , & qu’on l’annonça;aux Savans après fa mort dans les A&aeruditorum de l’année 1708. Et 11’oublionspas d’avertir que M. De la Hue attribuel’invention du Micromètre au Marquis deMalvajìa ( Voïe^ les Mémoires de l'Académiedes Sciences 1717, & les Journaux de Trévouxde l’année 17z3 ).

Théodore Balthasar a composé un Livre'entier fur les Micromètres , leur construction,-6c leur usage, intitulé : Micrometria. Il endonne là un de son invention ; & il re-marque dans son dernier- chapitre qu’onpeut appliquer les Micromètres aux micros-copes á de x verres, comme on les appli-que aux télescopes. C’est aussi le sentimentde Hertel , qui apprend á mettre ce projetà exécution, après l’avoir eíTaïéTui-mêmefur un microscope á trois verres. ( Voïe^ í onArt de fabriquer les verres , page 150 ( il esten Allemand ).

MICROSCOPE. Instrument de Dioptriquequi multiplie extraordinairementla grandeurdes objets, parle moien d’uneou de plusieurs;lentilles combinées ensemble . 6c fait distin-guer à la. vûe les plus imperceptiples d’ùne-'

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