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Table de la force des verres
dont on fait usage dans les Microscopes
SELON LA DISTANCE DE LEUR FOIER ,
CONVEXES
SIMPLES ,
Calculée sur une échelle d’un pouce divisé en 100 parties.
Où ton voit combien de fois le diamètre , la surface , le cube , font grofjìs à traversces verres par rapport aux yeux , dont la vue fmple ejíde 8 pouces ,ou de huit cent centièmes d.'un pouce .
Foier du verreou de la len-tille.
Augmentationdu diamètre de
Vobjet.
Augmentation de lasurface de Vobjet.
Augmentation du cubede Vobjet.
J . ou
- 50
16 fois.
. ,
z ; 6 fois
4 ,
096 fois.
73 • OU
. 40
zo
• •
400
. .
8 .
060
Tô • OU
- 3 °
z 6
- -
676
. .
17 ,
576
J . ou
. zo
40
. r.
600
. ,
64,
000
*5
9
53
- 1,
809
148,
877
14
í 7
- 3 ,
Z49
18$,
•93
*3
S
61
. h
7 11
216,
981
iz
3
66
• 4 »
356
287,
496
11
S
7 i
- 5 »
184
373 »
148
Î 3 . OU
. 10
a.
80
- 6»
400
511.
000
9
c
88
• 7 >
744
68 l,
47 2
8
100
10,
000
. 1,
000,
oco
7
O
114
ir,
996
. 1 ,
481»
544
6
&
n
1 3 3
17,
689
. í>
35*>
6)7
*3 * OU
- ;
•
160
r 5.
600
• 4 »
096,
000
4
zoo
40,
000
. 8,
000,
000
3
166
70,
7;6
18,
8zi,
096
fô ' OU
4 1
400
160,
000
64,
000,
000 I
1
800
640,
000
5 i r.
000,
000
Toutes ces réglés Sc cette Table appren-nent bien à connoîrre la force des lentillesdes Microscopes ; mais elles ne font pas sa-voir quelle est la grandeur réelle des objetsqu’on examine , sur-tout si ces objets fontextrêmement petits. Car quoiqu’on soit cer-tain qu’un objet est grossi d’un certain nombrede fois , on ignore encore la grandeur ac-tuelle de l’objet, parce qu’on ne peut lemesurer ( étant petit ) que quand le Micros-cope l’a rendu asiëz sensible pour cela. C’estdonc alors Sc dans cet accroissement qu’ilfaut juger de fa grosseur.
Le premier qui a fait cette recherche,le fameux Leewenhoek , auquel on doit deíì belles découvertes par le Microscope , s’i-magina de comparer les petits objets avecun grain de fable. Il obfervoit avec un Mi-croscope un grain de fable simple, & obfervoitensuite l’objet, tel qu’un petit animal quinageoir ou qui couloir dessus, ou qui en
étoit proche. Or il trouvoit que la grandeurde cet animal ( le diamètre de ceux qu’onapperçoit dans l’eau de riviere ) lui paroif-foit la douzième partie du diamètre dugrain de fable. Par conséquent la surface dece grain étoit 144 fois, & fa solidité oufa grosseur 1718 fois plus grande qu’ungrain de fable. ( Lcewen . Experim. Contempl.Tom. IF. pag. zj , Sc le Microscope à laportée de tout lt monde, d'Henri Baker ,Ch. X.)
M. Hook, qui a autant préconisé \e Mi-croscope composé par les découvertes éton-nantes qu’il a faites avec cet instrument,que Leewenhoek a fait valoir le Microscopesimple par les siennes, M. Hook , dis-jc »avoir une méthode disserente de celle de cedernier Physicien. Après avoir rectifié leMicroscope pour y voir distinctement l’ob-jet, M. Hook dans le même instant regar-doir d’nn œil (à travers le verre) cet objet.