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il regardoit après cela (Vautres objets à lamême distance. (Jne réglé érant divisée enpouces Sc en petites parties, Sc érant placéeau pied du Microscope , il voioit combienVobjet contenoit de parties de cette réglé.Par ce rnoïen il étoit en état de mesurerexactement le diamètre de cette apparence,qui comparée avec le diamètre de l’objetestimé d la vue simple, lui donnoit la quan-tité de son aggrandiisement. ( Voici la Mi-crographie. )
Le Docteur Jurìn a donné dans ses Dijsert.Phyjìco-Mathemat. p. 45. une autre méthode.Il entoure une aiguille avec un fil d’argenttrès délié, de maniéré que les tours de cefil se touchent exactement ; ce qu’il vérifieau Microscope. Muni d’un bon compas, ilmesure l’intervalle compris entre les révo-lutions extrêmes du fil d’argenr , afin desavoir quelle est la longueur de l’aiguille.Aïant appliqué cette ouverture de compasdivisée en pouces , dixièmes Sc centièmes depouce, il fait combien elle contient de cesparties. La troisième chose à faire est decompter le nombre des tours du fil d’ar-gent compris dans cette longueur, Sc parla division on connoît VépaiíTeur véritabledu fil. Ce diamètre connu, le Docteur Jurincoupe ce fil en plusieurs petits morceaux ,qu’il jette fur l’objet qu’il veut examinerquand cet objet est opaque , Sc dessous lorí-qu’il est transparent. II ne reste plus qu’àcomparer à l’ceil les parties de l’objet avecVépaiíTeur connue de ces brins de fil.
C’est ainsi que M. Jurin trouva que quatreglobules du corps humain couvroient ordi-nairement la largeur d’un brin qu’il avoitestimé d’un pouce. Ainsi le diamètrede chaque globule étoit de 7-575 partie d’unpouce ( Transacl. Philosoph. N° 377-)
De toutes ces méthodes la meilleure Scla plus sure est d’appliquer un micromètreau Microscope. J’ai déja dit que Théodore Balthasar avoit eu le premier cette idée ( VoleiMICROMETRE ) Sc je le repete , parce queM. Martin ( dans son Optique , ) Sc M. Smith( dans son Optique ) paroiilent un peu trople l’attribuer , quoique leur maniéré soitbien supérieure à celle de Théodore Bal-thasar.
Le premier (M. Martin) pour construireson micromètre , trace avec la pointe fined’un diamant sur un morceau circulaire deverre, un nombre de lignes parallèles éloi-gnées les unes des autres de la quarantièmepartie d’un pouce. Plaçant ce verre au loferfie l’ombre du Microscope-, l’image de l’objetparoît fur ces lignes , & on en compare lesparties avec Vintervalle des lignes tracées furle verte.
M I C
L’invention de M. Smith tient plusan mi-cromètre. Ce Savant fait un petit treillisde petits fils d’argent qui forment fie petitsnarres. Ce treillis fe place comme le verree M. Martin au foïer de l’oculaire , Sc ondistingue la grandeur des parties par l’ef-pace ou par le nombre des quartés qu’ellesoccupent de ce treillis.
Ces inventions n’étoient point connuesen France en 1749. Lin Seigneur distingué(M. le Duc de Chaulnes) qui non contentde protéger les Savans , daigne contribueraussi par ses lumières à la perfection desSciences , voulant mesurer les objets en eux-mêmes, &en même-tems connoître combienils étoienr augmentés par le Microscope , intro-duisit un micromètre au Microscope ainsi con-struit. Son micromètre a 8 pouces de long.Une vis faisant trois tours & demi par ligne,Sc portant une aiguille fur un cadran diviséen 100 parties , fait avancer ou reculer unepiece afíez longue où est une pince, pourtenir les lames de glace ou d’ébene , íurlesquelles on place les objets. Cette pinceest mobile à droite Sc A gauche par une visfans fin. Sur la plaque inferieure est unedivision qui marque les tours de la vis,
( M. Pasfemant construit à Paris ces micro-mètres qu’il a réduit, Sc ausquels il tra-vailloit, quand M, le Duc de Chaulnes en fitla découverte. )
Comme ce micromètre est une inventionroute nouvelle , Sc que je ne l’ai pas encorevu, je n’ole en dire davantage. M. Necdam ,fie la Société Roïale de Londres, vient depublier des Observations Microscopiques ,où cet usage est développé , Sc on peut' yrecourir. ( Voïei l'addition à VOuvrage de cetAuteur, page 1 6.)
L’article que je remplis ici, est si impor-tant que je crois devoir résumer toute lathéorie du Microscope , Sc y joindre les con-noistances qui la regardent.
ic, Si Von place un objet AB f PlancheXXXV. Figure 95. ) au foïer F d’un petitverre spherique Sc que l’on mette l’ceil aufoïer G } l’objet paroîrra distinct dans unesituation droite, & augmenté quand audiamètre dans le rapport des \ du diamètreE I à la distance de 8 pouces. Si le diamè-tre est de ^ de pouce; alors C E — ^ ,F E — à ' & par conséquent F c — à.D’où il suit, que le diamètre de l’objct estau diamètre apparent à peu près comme 1esta 10;.
i°. Les Microscopes faits de petites bou-les de verre grosliiíent les objets d avant a,ge que ceux qui font composés de lentilles,parce qu'on peut faire des globules dç verre