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Tome second.
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beaucoup plus petits que clés lentilles. Si jle diamètre d’une sphere est; égal à depouce , il aggrandira l’objet dans le rap-port de 1 à 170 ou environ ; fa surface,dans celui de 1 à 18900,6c la loliditc, danscelui de 1 à 4913000.

3". Plus un objet est grossi par un Micros-cope , plus est petite la partie que l’ceil em-brasse d’une feule vue.

4°. L’app rence d’un objet, formée parun ou plulieurs verres combinés , devientobscure à proportion que la grandeur aug-mente.

5 0 . Les apparences égales d’un mêmeobjet formées par differentes combinailons,deviennent obscures à proportion que lenombre des ratons, qui constitue chaquepinceau, décroît , c’est-à-dire , à proportionde la petitesse du verre objectif. D’où ilsuit, que si le diamètre du verre objectifsurpasse le diamètre de la prunelle autant defois que le diamètre de l’apparence excedele diamètre de l’objet, l’apparence de l’ob-jet fera aussi claire , aussi brillante que l’objetmême.

. 6 °. On ne peut augmenter le diamètredu verre objectif, fans augmenter enmême-tems les distances de foie r de tous les autresverres, 8 c par conséquent la longueur duMicroscope. Autrement les ratons tombe-roient trop obliquement fur le verre objec-tif, 8 c l’apparence feroit & confuse & ir-réguliere.

7 0 . Suivant Newton ( Traité a Optique ,Liv. II. Part. 3 ) fi les Microscopes íont oupeuvent être perfectionnés jusques à repré-senter assez distinctement lqs objets , à unpied de distance , cinq ou six cens fois plusgros qu’on ne les volt à la simple vue, onpourra découvrir quelques-unes des plusgrosses particules des corps. Et peut êtreque par le m oie n d’un Microscope qui grof-siroir trois ou quatre mille fois, on pourroitdécouvrir tontes celles qui produisent lenoir. Ce grand homme ( M. Newton) pen-se aussi , que si l'on pouvoir parvenir par lesecours des verres, à découvrir les particu-les qui constituent les corps , la vue feroitportée à son plus haut dégré de clarté. Car11 est impossible de découvrir dans ces cor-puscules mêmes ce qu’il y a de plus sûr &de plus exquis dans les ouvrages de la na-ture , à cause de la transparence de ces cor-puscules.

8°. Le même M. Newton , par la diffe-rence qu’il a trouvée entre les couleurs sim-ples & les soldeurs composées , a commu-niqué an PuHic dan, les Transactions Phi-losophiques y N" 88 , une méthode de per-

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sectionner les Microscopes par réfraction , 8 cde voir en éclairant l’objet dans un lieuobscur avec une lumière d’une couleur con-venable, qui ne loir pas trop compofée.Moïen-nant quoi on pourr.1 voir plus loin avec lesMicroscopes ; ils feront susceptibles d’unegrande ouverture, 8 c feront appercevoir l’ob-jet aussi distinctement.

9°. Enfin , il dit ( Transacl. Philofoph.N". 80. ) qu’il a quelquefois eu envie defaire un Microscope , qui, au lieu d’un verreobjectif, auroit une piece de métal réfléchis-sante.

s. Observation s Microscopiques. Le Microscopea enrichi la Physique de tant de découvertes,qu’il feroit difficile de les faire connoître,même en fe contentant feulement de lesindiquer. C’est un nouveau monde de petitsêtres, dont les limites font immenses. Pouren donner la Carte , je vais la réduire fousune espece de Mappemonde , où l’on verrale genre des découvertes, comme on dis-tingue en Géographie fur cette Carte lesquatre parties du monde. Cette divisionest même celle des eípeces des découvertesactuelles. Car je reconnois trois sortes à’ob-servations Microscopiques. La premiere apour objet les solides; la seconde les li-quides 8 c ce qu’ils contiennent ; la troisième8 c la quatrième, les insectes.

Observations Microscopiques fur lesso/ides.La pointe d’une aiguille très-hne paroîrauMicroscope inégale , irrégtiliere , obtuse ,large de rrois lignes; le tranchant d’un ra-soir paroîr épais de plus de trois lignes.Les fils d’une toile font aussi gros quedes cordes ordinaires. La glace d’un miroirest polie* & sillonnée, 8 c composée d’uneinfinité de corps inégaux qui reflechiflèntune lumière de differentes couleurs. M.Leewenhoek aïanr rompu un petit diamanten plaça les morceaux à son Microscope à lalumière du soleil, 8 c il vit qu’il en iortoitplusieurs étincelles de flammes , qui bril-loienr continuellement, & qui dans quel-ques-uns ressembloient à un éclair un peufoible. Les mêmes morceaux de diamant ,considérés à l’ombre , chacune de leurs par-ticules jettoienr une petite flamme qui leurétoit particulière. Plusieurs d’entre elleséroient de couleur de feu ; d’aurres vertesaïanr peu d’éclat, mais ressemblant à deséclairs à une certaine distance. Des unes 6cdes autres s’élançoit une multitude d’érin-celles. Enfin dans certains morceaux du dia-mant, M. Leewenhoek distingua les petiteslames dont il est composé.

M. Hook a examiné le premier les étin-celles qui partent d’une pierre ou de l’acier,