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par la collision de ce méral avec cette pier-ie, c’est-à-dire, en battant le hilil. Une deces étincelles étant reçue fur un papierblanc & exposée au Microscope , parut comne une baie d’acier poli, qui reflechiílòitbeaucoup de lumière.
La moisissure qu’onvoit à travers un Mi-croscope paroît un petit parterre orné deplantes , qui portent des feuilles , des fleursSc des semences , Sc qui croislént d’une ma-niéré presque incroyable. Dans peu d’heuresces semences bourgeonnent, se développent,arrivent à parfaite maturité, & produisentelles - mêmes d’autres semences ; en fortequ’en un seul jour il se fait plusieurs géné-rations.
La feuille de sauge paroît comme une cou-verture velue, ou comme une peluche pleinede nœuds bordes d’argent, Sc embellie dede cristaux fins Kc ronds ou de pendans at-tachés par de petites tiges. Le dos de lafeuille d’un rosier, Sc sur-tout celle de l’é-glantier odorant, est ( suivant le témoignageau Microscope) toute ouvrée d’argent -, Scles feuilles de la Rite font pleines de trouscomme des raïons de miel, &c. De toutesces observations fur ces feuilles Sc furplusieurs autres , j’en choisirai ici unequi a droit d’intereflèr le Lecteur particu-lièrement. C’est celle qu’on fait fur desfeuilles d’ortie. On fait que ces feuilles fonttoutes couvettes de piquans aigus, qui pé-nètrent la chair lorfqu’on les touche ; quicausent de la douleur de la chaleur Scdes enflures. Mais peu de gens saventcomment ces piquures font si mauvaises.Pendant long tems on a cru que les pointesde la feuille restoient dans les plaies qu’ellesavoient faites ; erreur. Par le Microscope onapprend que ces pointes font formées Scagillent de la même maniéré que les aiguil-lons des animaux vivans ; cela veut dire queces feuilles se crevent en piquant & distil-lent une liqueur , qui épanchée dans le sang,produit les ébullitions dont on ressent lesesters.
Il y a une infinité d’autres observationsfur les sels, les grains de fable, Scc. aus-quelles je ne m’arrêterai pas, parce qu’étantobligé de ne presenter dans tout cela quel’estèntiel des choses , je ne puis faire me nrion de celles qui lui font accessoires. Mais ilest une découverte importante que je feroisf âché d’omettre, c’est fur les particules dusang. On voir avec le Microscope que lesang humain est composé de globules (queje regarde comme solides), rouges & ronds,qui flotent dans une eau transparente qu’onappelle sérosité. Chaque globule est composé
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de six aurres plus petits Sc plus transparent,Sc chacun de ces petits globules est composéde six globules plus petits Sc fans couleur.Lnforte que chaque globule rouge est com-posé au moins de trente-six globules pluspetits, Sc peut-être plus. (Leewenhoek Arc.nat. Tom. IV . ) Ces globules ont un dia-mètre de mille neuf cent quarantièmes de lapartie d’un pouce. M. Leewenhoek a observéue quand il étoit bien malade , les globulese son sang paroiísoient durs, Sc qu’ils de-venoient plus plians lorsque la lanté luirevenois. D’où il conclud , que dans uncorps sain, ces globules doivent être mous& flexibles , afin qu’ils pastent par les veinesSc artères capillaires,en changeant aisément defigures, c’est-à-dire, devenant tantôt ovales »tantôt sphériques , selon qu’ils coulent dansdes tuïaux plus ou moins étroits. Cette con-jecture est confirmée par la facilité avec la-quelle toute la masse du sang peut être cor-rompue. On sait que la morsure de la vipere,du scorpion, de la tarentule, &c. est très-dangereufe. Pourquoi î ç’est que la liqueurqu’elles distillent dans les veines altéré lasolidité, la figure, la grandeur ou le mou-vement des globules qui composent la mafledu sang. Les Anglois, mûrement attentifs àcette conséquence , ont pensé que dans lesmaladies ou cette précieuse liqueur est prin-cipalement affectée, il ne s’agiffoit pour enguérir, que de rétablir ces globules dansleur état naturel. A cette fin, ils ont faitplusieurs expériences , dont voici ( en faveurde l’importance de la matière ) les plus re-marquables. ( ,
Un Soldat étoit attaqué d’un mal véné-rien, tellement invétéré, qu’il s’étoit formedes nœuds des os fur son bras. Les rerne-des ordinaires avoient eu peu de succès.Le Docteur Fabricius s’avisa d’injecter dansla veine médiane du bras droit, environdeux dragmes d’un certain purgatif. Deuxheures après , il commença à operer & pro-duisit une ample évacuation. Par une simpleinjection les protubérances disparurent peuà peu , Sc le malade fut entierement guéri.
Le même Médecin injecta dans la veinecave d’une femme mariée , âgée de ; ; ans ,Sc attaquée d’épilepsie , injecta, dis-je, unepetite quantité de résine purgative dissoutedans un esprit antiepileptique , Ce remedeoccasionna quelques douces évacuations ;après lesquelles les accès devinrent moinsfréquens, Sc en peu de tems la malade guç<rit. ( Transacl. Philosoph. N°_ 50 .)
Le Docteur Smith , aiant fait des injec-tions de quelques altérants dans la veinede trois malades » dont l’un étoit estropie
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