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qui a fait de grandes recherches fur l’históircdu Calendrier , le pense ainsi. Il conjecturequ’après que les hommes eurent remarquéles changemens journaliers des ténèbres êcde la lumière, c’est-à-dire des jours , ils fi-rent attention au mouvement de la lune,mouvement manifeste , puisqu on la voioitparoître grande Sc lumineuse, Sc disparoi-tre ensuite. Et comme elle fait tous íeschangemens dans un rems déterminé, Scqu’il y a des réglés austì palpables que cer-taines des retours de ses différentes appari-tions, on appella Mois cet espace de remsquelle emploie à parcourir la période en-tiere de la diversité de ses phases ; mot quiest en latin Mensis Sc Mitt en grec, deux ter-mes qui viennent du mot Man , dont lesOrientaux se servent pour nommer la lune.( Hijloire du Calendrier par M. Blondel pa-
8c C). ... . . ,
Quoiqu n en toit de cette origine ou de
cette conjecture, il est certain que la plu-part des anciennes Nations comptoient letems par le Mois lunaire périodique, ainsique le pratiquoient les Juifs, les Grecs &les Romains jusques au tems àz Jules-CeJ'ar,comme le font encore les Mahométans.Mais parce que ces Mois ne contiennent pasun nombre exact de jours pour les annexerau com put civil, elles fai soient alternative-vement leur Mois de 30 Sc de 3 1 jours.Moïennanr quoi deux de leurs Mois va-loient deux Mois lunaires de 29 jours 5. En-fin, elles arrangeoient tellement les choses,que lajnouvelle lune, après le cours de quel-ques années, ne s’écartoit gueres du pre-mier jour du Mois civil. Voilà ce que l'his-toire apprend. Elle dit encore que les Egyp-tiens comptoient par des Mois solaires de30 jours, Sc que pour comploter leur an-née , après 12 Mois révolus, ils ajoutoient yjours formés par les heures que l’on avoirnégligées à chaque Mois .
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MOLAD TOHU. C’est ainsi que les Juifsappellent dans leur Chronologie la nouvellelune qui feroit arrivée un an avant la créa-tion du monde ; savoir le 7 Octobre l’an 953de la période Julienne à 5 heures, Sc 204Helakim. Cest là-dessus qu’est fondé toutle calcul de leur Calendrier.
Les Juifs donnent aussi le nom de Moladàla nouvelle lune.
MOLES. Nom qu’on donne à l’efpace qu’uncorps remplit en longueur, largeur Sc pro-fondeur.
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MOMENT. Terme de Mécanique. C’est leproduit formé par la multiplication de lapesanteur d’un corps ou d’un poids par ladistance du centre de gravité, ou ce quirevient au même , par la vitesse avec laquellele corps fe mouvroit, si on lui faiíoit per-dre l’équilibre. M. Leibnit ç prend 1 z Momentpour la force du corps en mouvement.Ainsi les Momens , par rapport aux loix dumouvement, signifient des quantités demouvement dans des corps quelconques.Suivant qu’on envisage les Momens , ilsn'expriment que le simple mouvement. C’estce qu’on entend par les mots latins vis ìnf-ta , c’est-à-dire, une force, une puissancedans les corps par laquelle ils changent con-tinuellement de place. Or de touc cela ilrésulte.
1 Que dans la comparaison des mouve-mens des corps, le rapport de leur Momentest toujours composé de la vitesse du corpsen mouvement Sc de fa quantité de matière.De façon que le Moment d’un corps quel-conque en mouvement peut être considérécomme un rectangle formé de la quantitéde matière de ce corps Sc de fa vitesse. Etde ce qu’il est démontré que tous les rectan-gles égaux ont leur côté réciproquement pro-portionnels, il luit, que si les Momens dedeux mobiles quelconques font égaux, laquantité de matière de l’un fera à la quan-tité de matière de l’autre , réciproquementcomme la vitesse du second à la vitesse dupremier. Et vice versa.
1 ' 2 0 . Que les Momens d’un corps en mou-vement peuvent être considérés comme lasomme de tous les Momens des parties dece corps. C'est pourquoi si les grandeurs Scle nombre de certaines particules font égaux,Sc que ces particules soient mues avec lamême vitesse, les Momens feront égaux partout.
Momens. M. Nev/ton entend par ce mot dansle calcul des fluxions des parties indétermi-nées qu’on suppose couler perpétuellement,c’est à-dire, croître ou décroître continuel-lement. Quand elles croissent on les nommeMomens affirmatifs , & Momens négatifslorfqu’elles décroissent. Dans cet état d’ac-croissemenr ou de diminution , on les sup-pose infiniment petites ; car auflî-tôt qu’ellescommencent à être d’une grandeur finie,elles cessent d être des Momens. On nedoicdonc point les prendre comme des princi-pes généraux d’une grandeur finie, maissimplement comme les commencernens de
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