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aires, & multipliant ensuite cette sommepar la troisième partie de la hauteur duMorceau. De plus 14 est à 11 comme la so-lidité d’un Morceau de pyramide quarréeesta la solidité d’un Morceau de cône de mêmehauteur, Sc dont les diamètres des circon-férence* supérieures Sc inferieures íontégaux aux côtés des bases supecieure Sc infe-neure. A l’égard de la solidité d’un Morceaude sphere, Voìe^ SECTEUR.
MORTIER. Piece d’Artillerie qui sert à jetterdes bombes, des boules à feu .Sc autrescorps semblables. On en fait de métal j, defer Sc même quelquefois de bois. L’ame oule creux d u Mortier est large Sc court, fachambre est beaucoup plus petite , parcequ’elle ne contient que la poudre qui doitchasser la bombe. I.a partie fuperieure duMortier , qui est également large, est appelléela volée , Sc l’inferieure la culasse. Le Mor-tier est soutenu par des morceaux de bois furlesquels il est mobile & qu’on ncmme.<z/-fut. Comme je n’ai pas dessein de donner lafigure d’un Mortier , Sc que je ne dois tou-cher dans cet article que ce qui regarde lesMathématiques , je n’entrerai point dans unplus grand détail. Encore moins parlerai-jedes differentes especes de Mortiers. Ce n'estpoint dans un Ouvrage tel que celui * ciqu’on doit chercher ces connoissances mé-caniques que j’écarte toujours avec loin pourne pas sortir de mon sujet. Je renvoie doncaux Traités d’Artillerie en général, Scparticulièrement aux Mémoires <TArtilleriede M. Surìrey De Saint Rémi , Tom. II, Scau Traité d'Artillerie de M, Le Blond.
Mais ce qui doit ici fixer notre attention,c’est la figure de la chambre qui contient lapoudre, car il est important de lavoir la dé-terminer , & afin que la poudre s’y enflammeentierement avant qu’elle ait fait un effortsensible sur la bombe , Sc pour qu’elle netourmente pas trop le Mortier {av son affût.
». La premiere forme qu’on donna à la cham-bre d’un Mortier fut cilindrique. Cettechambre avoir un avantage & un granddéfaut; l'avantage est que l’explosion de lapoudre se fait sans contrainte , Sc par con-séquent fans ébranler le Mortier fur sonaffût, rien ne faisant obstacle à cette ex-plosion. Le défaut consiste en ce qu’il n’y aqu’une partie de la poudre qui prend feu ,celle du fond de la chambre. L’autre partien’a pas encore eu le rems de s'enflammer quela bombe part. Convaincus par l’experiencede la défectuosité de cette chambre , on enfit une autre sphérique. Par - là on évital’inconvénient de la chambre cilindrique,mais on donna furieusement prise à l’ex-
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plofion de la poudre ainsi renfermée dansune sphere. L’infiammation étoit bien prom-pte. Cette contrainte où la poudre se trou-ve , ne lui laissant pas la liberté de sechappersuivant la direction de son explosion , c’est-à dire, du centre à la circonférence, elletourmente si fort le Mortier sur son nftut,qu’elle lui fait perdre l’inclinaiíon qu’on luiavoir donnée pour qu’il chassât la bombe àtel ou tel endroit. {Voic^ là-deílùs BOMBE. )Dans la vue d’éviter ces deux extrêmes,on a imaginé deux fortes de chambres, l’unequi a la forme d’une poire » Sc le fond celleà peu près d’une demi-sphere, dont lediamètre du grand cercle détermine celuide la chambre. De cette façon les paroisvont à l’entrée en adoucissant. La flammeglisse en quelque façon contre ces parois ;elle s’échappe aisément , Sc ne tourmentepoint ou peu l’affut.
La seconde chambre, qui est une inventionmoderne, est un cône tronqué. Cette formeest favorable pour une prompte inflamma-tion de la poudre, Elle facilite aussi la dila-tation qui n’agit par ce moïen que sur labombe. Cependant la chambre à poire estpréférable pour i’effet. Mais celle-là a unavantage qui l’emporte fur l’autre : c’est quela figure du Mortier , qui a une pareillçchambre, est plus commode que toutes lesautres , pour être appuié solidement contreles coins de mire quand on veut le pointerfous quelqu’angle que ce soit, à cause quele métal est plus uni. M. Belidor , qui a faitplusieurs épreuves avec des Mortiers de diste-rentes chambres, a trouvé qu’il n’a jamaistiré si juste avec les autres Mortiers qu’aveccelui-ci, & cela mérite attention. ( Foie £ sonBombardier François. )
Voilà donc des chambres avantageusesqu’on est obligé d’abandonner. N’y auroit-ilpas moïen de donner une forme extérieursau Mortier pour que la figure de la cham-bre ne nuisît point à la solidité de son ap-pui î C’est aux Fondeurs à résoudre ce pro-blème. En le supposant résolu , la formedes chambres à poire est elle la plus avan-tageuse ï Ne pourroir-on pas déterminer unefigure avec plus d’exactitude ï II y a icitrop de circonstances pour y emploïer uneméthode géométrique. Quand les effetsd’une cause tels que ceux de Faction de lapoudre font peu connus, c’est à l’experienceà décider.
3. M. Blondel dans son Art de jetter les bombes,fixe l’origine des Mortiers à celle des canons.
( Foiei CANON & ARTILLERIE.) Il croieque les premiers ne servoienc qu’à jetterdes pierres Sc des boulets rouge , Sc il fou*