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tient que les bombes ne surent inventéesqu’en 1 j 88 au siégé de Wachtendonck. ( VoiciBOMBE. ) On doit aux Anglois Sc aux Hol-landois 1 invention d un Mortier fort com-mode appellé Obus , Sc qui se tire horifon-talement oemroe un canon , aï an t un aftutà roues de même que cette piece d artillerie.On s’en fer t pour tirer des bombes dans ftsterres d’un bastion ou au milieu d une ar-mée. Les premiers qu'on vit en France furentpris à la bataille de Nerwinde, que M. leMaréchal de Luxembourg gagna lur les Al-liés en 169;.
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MOUCHE. Petite constellation de 4 étoiles,dont 1 de la troisième grandeur, 2 de laquatrième & 1 de la sixième. Elle est prèsdu petit triangle entre la tête de Medufe ,le Bélier Sc les Pléiades. Hevelius a repré-senté la figure de cette constellation dansson Firmamentum Sobiejcianumfig. A a,
MOUFFLE. Machine composée à l’aide de la-quelle on surmonte un grand poids avecpeu de force. C’est un assemblage de pouliesenfermées dans des écharpes , telles que lesrepresentes la figure iij (Planches XLI. jOn les fixe dans de longues pieces de boiscomme on les volt dans la figure 114( même Planche. ) Et on démontre en Méca-nique que si une puissance soutient un poidsà. l’aide de plusieurs poulies , de quelquefaçon quelles soient jointes, annexées, en-semble , Motifflées en un mot ; la puifflanceejì au poids , comme l'unité efl au double despoulies mobiles. Et voici comment.
Afin que le poids P ( Figures 11 $ Sc 114Planfche XLI. ) soit élevé par la puissance Qd’un pied , par exemple , il faut que lacorde qui soutient le poids considérée com-me divisée en autant départies qu’ilyadepoulies, se raccourcisie d’un pied , Sc qu’ain-si la puissance descende d’autant de piedsqu’il y a de poulies. Mais il y a deux foisautant de parties de corde qu’il y a de pou-lies mobiles, chaque poulie divisent unepartie en deux. Donc la vitesse du poids està celle de la puissance, comme l’nnité estau nombre du double des poulies d’en-bas.La Aíouffle de la figure 113 doublera laforce de la puissance, & celle de la figurej 14 la rendra 8 fois plus grande. Une puil-fance de ico relevera donc 600 avec la pre-mière Aíouffle, Sc 800 avec la seconde.
M. Mufchcnbroeck en moufflant les pou-lies, comme elles le font dans la figure 11 ;
( Planche XLI. ) augmente la puissance 16fois en n’emploïant que quatre poulies. Ent fier, par cette disposition, chaque poulie
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soutient la moitié du poids. Si He poids Ppeíe 16 livres, la corde A C en soutiendrahuit, Sc la corde B 8 , huit autres, commedans les poulies fixes. ( Voit^ POULIE.)Par la même raison la seconde poulie I) 4dans la poulie D E n’en soutiendra que lamoitic de 8 » c’est-à-dire 4, celle de la pou-lie G H, 2, Sc par conséquent la corde L I,où la puiílance est appliquée Sc qui passe furla poulie L M, n’en soutiendra qu’un. Ainsiune puiílance dune livre sera en équilibreavec un poids de 16.
De là il luit, qu’on peut augmenter au-tant qu’on veut l’essort d’une puissance parle moïen des Moujjles. Plus les poulies fe-ront grandes Sc plus leurs axes seront dé-liés , plus cette force augmentera. ( VoiciPOULIE.) Cependant comme avec lesMoujjles, de même qu’avec toutes les machi-nes , on perd autant en tems qu’on gagneen force, il n’est pas souvent bien avantageuxde les multiplier , le tems étant quelquefoisprécieux dans une action, & l'espace étroit.Or il faut faire attention que pour éleverun poids avec quatre poulies moufflées à lahauteur d’un pied, il faut que la puissanceen parcoure 8 , ce qui est considérable.
Il n’est point d’Auteurs fur la Mécaniquequi n’ait écrit fur les Mouffles. C’est doncParticle de Mécanique , qu’il saur consulter,si l’on veut connoître ces Auteurs.
MOULINET. Terme de Mécanique. Rouleauou tour traversé de deux léviers qui. Rappli-quent aux grues , aux cabestans , aux engins& autres machines semblables. ( Voïei CA.BEST AN, ENGIN & GRUE.)
MOULURE. On comprend fous ce nom enArchitecture civile , toutes les faillies au-delà d u nud d’un mur, d’une colonne, &c.qui ne servent que d’ornemens à un édifice,quelque forme quelles aient, soit quarrée ,ronde , droite, ou courbe. Quoique lesMoulures puissent être en grand nombre, onen distingue cependant de sept sortes recon-nues principalement par les Architectes. Ilsles nomment ainsi : la Doucine , le Talon ,l 'Ove ou quart de rond , le plinthe , \'As-tragale , la Denticttle , 8c le C’avet ( Voïei lesarticles compris tous ces mots. )
MOUTON. Machine dont on se sert pour en-foncer des piloris. Suivant les Mécanicienson n'entend par Mouton qu’un gros billotrel que A ( Planche XLI. Figure 116. ) qu’onlaisse tomber fur un piloris , Sc ils appellentSonnette l’atrirail nécessaire pour relever cebillot, attirail qu’on volt en la figure 116.Cependant Vitruve, qui nous a donné l’idcede cette machine, d aptes les Anciens, acompris fous le nom de Mouton , tout ce