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Tome second.
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qui est nécessaire dans fa manœuvre. Et Vîtruvea été suivi par Philander , Bal Jus, Perrault.( Vou^ l ’Architecture de Vitruve, vag. 6 5. )inattention scrupuleuse que j’observe à nepas défigurer les machines en les expliquantíous les noms quelles ont reçu dans leurnaissance , m’oblige à développer la sonnettesous l’article du Mouton, qui est ici d umoins la partie essentielle de la sonnette ,qui fans lui , considéré même comme billot,n'est plus qu’un assemblage de quelquespieces de bois, fort étranger à la Mécani-que Sc de nulle utilité. D’ailleurs commentdévelopper l’usage Sc la manœuvre du Mou-ton , ainsi que Rappellent ces Auteurs mo-dernes, dont je parle, si l’on ne décrit enmême-tems la sonnette ; Je dis tout cecipour justifier Sc mon procedc , dans le des-sein que j’ai de faire connoître la sonnettefous í'article de Mouton , & ma définitionde ce mot par machine.

Je dis donc qu’un Mouton est une machi-ne composée d’une piece de bois P Q fur la-quelle (ont élevées Sc fixées trois autres P R,V T, Q S, formant un angle PT Q. Dans lemilieu de la piece de bois P Q , entre unepiece de bois V X, fur laquelle s’éleve uneautre piece XT, qui vient se réunir à cepoint. Par cet arrangement ces pieces setiennent ferme l’une & l’aurre, & l’assem-blage forme un tout solide. Une poulie Gest attachée à la barre V T du milieu, Scc’est sur elle que passe la corde C T A. Ellesoutient le billot A par une extrémité , Scl’autre, qui se divise en plusieurs autres,est livrée aux hommes emploies à éleverce billot.

Le Mouton ainsi construit, l’usage s’ex-plique de lui-même. Ces hommes releventle billot & le laissent tomber. Comme le pi-lotis est placé dessous , le coup qu’il luidonne par fa chute l’enfonce. Afin que leMouton ait son plein effet, il faut que leshommes qui le font agir soient attentifs àlâcher la corde dans le même instant ; au-trement on retarderait fa vitesse, Sc parconséquent sa force i or cela ne laisse pasque d’être un inconvénient. J’ai vu un Mou-ton exéçuté en petit, qui outre ce défaut,dont il étoit exempt, avoir encore 1 avan-tage d’augmenter la force de la puissance,& par-là d’être manœuvré par un homme.On en verra avec plaisir le dessein qu’il feraaisé de mettre en pratique.

Entre deux monrans AB, C D ( PlancheXLI. Figure 117. ) élevés ferme fur un piedA qui forment une espece de cage, est unerpuc R avec une manivelle M , par le m oie ndc laquelle un homme fait tourner 1- roue.'

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Certe roue en tournant fait entortiller une-corde autour de son esseu L C Q, qui passesur deux poulies C, Q. A cette corde estune espece de grosse tenaille, qui est fermée,étant attachée comme par son propre poids.Le billot B est soutenu par les branches 1, zde cette forte de tenaille.

Pour faire agir ce Mouton , un hommetourne la roue Sc fait monter le billot. Parve-nu presque vers la poulie Q, la tenaillerencontre une pointe de fer, qui entrantdans les branches 3 Sc 4 ouvre les branches1 , 1 & fait quitter prise , alors le billot Btombe. Cela tait, la roue au lieu de tenir lacorde se soulevé par le mouvement seul derotation & laisse la corde en liberté ; demaniéré que la tenaille T n’étant plus ar-rêtée , tombe par son propre poids íur leMouton astis lur le billot. Là elle s’ouvrepar le coup qu’elle donne Sc reprend le bil-lot. Ainsi la roue remise dans son premierétat, par le leul mouvement de rotation,continue de tirer la corde , Sc par conséquentde relever Sc la tenaille Sc le billot.

Quelqu’ingénieux que soit ce Mouton ,il faut convenir qu’il est moins simple quel'autre, Sc que son exécution est délicate.Celui que j’ai vû en petit presentoit cettemanœuvre avec une justesse qui faisoitplaisir.

En supposant homogène la terre dans la-quelle le pilotis entre , en sorte qu’elle ré-siste toujours également, on trouve aisémentrenfoncement du pilotis à chaque coupquand on connoît le premier enfoncement.Supposons que la hauteur de laquelle le bil-lot tombe soit de t pieds , en comptant ces3 pieds de la partie inferieure du billot, Scque le pilotis se íoit enfoncé de 13 poucesau premier coup, il est évident que le íecondcoup du billot devra produire un plus grandenfoncement, parce que fa chute íera de13 pouces de plus. Pour comparer la pre-mière force avec la seconde , il n’y a qu’iformer un produit qui exprime les deuxforces dans ces deux cas. Or la force d’uncorps est le produit de la masse par la vi-tesse ( ou par le quarté , si l’on admet lesforces vives, ce qui ne fait rien au fonddu calcul, Áoiéç li-destus FORCE j Sc lavitesse d’un corps qui tombe à différenteshauteurs , s’exprime par la racine quarréedes espaces parcourus. Donc la force dabillot fera à chaque enfoncement comme leproduit de fa masse par la racine de sa hau-teur. Ainsi l’enfoncement du pilotis au pre.mier coup , fera à l'enfoncemenr du secondcomme la racine quarrée de l’efpace par-,couru par le billot au premier coup , (eraàU

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