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Tome second.
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MOU

racine quarrce de l’espace parcouru au se-cond. Dans la lupposition que nous avonsfaire, la racine de l’espace de 3.pieds ou36 pouces parcouru dans le premier coupest 6 , Sc celle de l’espace parcouru dans lesecond qui est; 49 ( lomme de 36 & de 13pouces d’enfoncement) est 7. On dira donc:Si La vitesse 6 donne 1 3 pour l'enfoncementdu premier coup que donnera La vitesse , pourL'enfoncement du second ì Le quatrième ter-me est 15. Ce qui fait voir que renfonce-ment du second coup est de 15 pouces. Encherchant le troisième , puis le quatrième.Sec. on trouve que les racines quarrées deselpaces parcourus par le billot du Moutonfont en progreíïïon arithmétique , de mcmeque les anfoncemens du pilotis à chaquecoup. De cette connoiííince M. BeLtdor atiré quelques corollaires utiles dans la prati-

Î [ue. ( f^vte^ son Cours de Mathématique , &OH xirchït. Hydraul. II. Part. Tom. I.

J'ai dit que Pitruve parle du Moutoncomme d’une machine connue des Anciens.Et c'est tout ce que nous savons touchantson origine.

MOUVEMENT. Changement de lieu qui estcontinuel ou succesiil, ou autrement, c’estle paísage d’un corps d’un lieu où il étoit àun autre. Il y a sept sortes de Mouvemens ,le Mouvement absolu , le Mouvement relatif,le Mouvement uniforme , le Mouvement ac-céléré , le Mouvement retardé , le Mouve-ment composé, Sc le Mouvement de projection.Je vais examiner ces Mouvemens dans desarticles séparés.

Mouvement absolu. Changement de lieuabíolu d’un corps. Expliquons-nous : LeMouvement absolu est le rapport successifd’un corps à difíerens corps considérés com-me immobiles. C’est pourquoi la vitesse dece corps est mesurée par la quantité de l’es-pace abíolu que le mobile a parcouru. Celan’a pas beíoin d’un plus grand éclaircisle-rnenr.

Mouvement relatif. Changement de lieurelatií d’un corps quelconque , dont la vi-tesse s’estime par conléquent par la quantitéde 1 espace relatií parcouru par ce mobile.Ce changement de lieu peut être de deuxfortes. Un corps peut être en repos par rap-port aux corps qui l’entourent, Sc en Mou-vement relativement à d’autres corps quel’on considéré comme immobiles. Ici lelieu absolu du corps change , tandis quele lieu relatif reste le même. Un hommequi est tranquille dans un Vaisseau est en re-pos par rapport au Vaisseau, Sc dans unMouvement relatif eu égard au rivage. CeMouvement relatif s’appelle Mouvement re-fonte II.

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latif commun , parce qu’il est commun aucorps qui est en un pareil Mouvement.

Mais si cet homme ,qui est dans ce Vais-seau , au lieu de se tenir en repos dans leVaisseau , s’y promenoir, 011 comprend bienque ce Mouvement seroit diffèrent de l'ati-tre ; puisque cet homme changeroit sa re-lation avec les autres corps qui font dansle Vaisseau, tandis que le Vaiílèau lui-mêmela changeroit avec les corps qui font fur lerivage. On distingue celui ci de l’autre parle nom de Mouvement relatif propre. Or dela considération de ces deux Mouvemens , ilnaît une chose bien lînguliere : c’est qu’uncorps dans un Mouvement relatif proprepeut n’avoir point de Mouvenifnt absolu. Etvoici comment. Qu’tin homme qui est dansun Vaisseau se promene de la poupe à laproue , tandis que le Vaisseau cingle, Scqu’il parcoure cet espace avec la même vi-tesse que le Vaisseau est emporté , c’est-à-dire,dans le même tems que le Vaiílèau en par-court un semblable. Dans ce cas, il est cer-tain que le Mouvement absolu de cet hom-me n est qu’apparent , puisqu’il répondtoujours au même point du rivage. Ainsiquelqu’un qui du rivage regarderait cethomme , jugerait qu’il est véritablement enrepos Sc tout - à - fait immobile , quoi-qu'il fùt dans un grand Mouvement. Si aucontraire cet homme se promenoir à lapouppe à la proue dans le même sens quele Vaisseau íille Sc avec la même vitesse,cet homme aurait deux Mouvemens , unMouvement relatif commun avec le Vais-seau , Sc un Mouvement relatif propre ; eauil changeroit à tout moment sa situation avecles parties de ce vaisseau , & avec les partiesdu rivage. Dans le íîstême de Copernic tousles corps qui roulent fur la terre éprou-vant ce Mouvement. ( Madame la Marquisedu Chdtelet a rapporté dans ses Ins inuionsde Phyfque , d’autres exemples fur les deiiyderniers Mouvemens dont je parle.)

Mouvement uniforme. C’est le Mouvementauquel un corps est en proie » lorsqu’il par-court des espaces égaux en rems égaux. Ainsila vitesse d’un corps mû uniformément, estcom ne l’espace divisé par le temsemploïéàle parcourir. D’où il luit; i° que si deuxcorps qui ont un Mouvement uniforme ontdes vitesses inégales , les espaces qu’ils par-courront en tems inégaux, seront l’un àl’autre en raison composée de celle des vi-tesses Sc de celle des tems ; z° que pourqu’un corps soit mû uniformément, aucunecause étrangère ne doit agir sur lui, ou sides cardes agiíïènt , elles doivent agir enmême-tenas , également de naît Sc d’autrc,

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