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dis que c’est celui que fuie un bateau exposésu courant d’une riviere Sc tiré par deshommes qui marcheur le long du rivage ;ue c’est le même qui fait élever ces jouetses en la n s qu’ils appellent cerss-volam , &qu’on voir s’élever, quand le vent est frais,à une hauteur aster considérable. Pour quecela arrive, Pensant jette le cerf volant &:tire la corde à laquelle il est attaché , Sc celacontre la direction du vent. Cette tractionest oblique à la terre. L’action du venr est'au contraire perpendiculaire à la surface ducerf-volant, c’est-à-dire presque verticale.Voilà donc deux forces , Pu ne qui pouliecette machine de papier , je veux dire lecerf volant, vers le firmament, & qui tendà Pélever ; Pautre au contraire, qui travailleà lui faire suivre une route horisontale.Donc il doit résulter un Mouvement compo-sé , suivant une direction oblique. C’est parcette direction que le cerf-volant s’cleveavec d’autanr plus d’ardeur Sc plus haut queP attraction est plus forte & moins oblique,parce que le vêtit y fait un plus grand effort,Sc que la diagonale de ces deux forces estplus verticale.
Mouvement de protection. C’est le Mou-vement qu acquièrent les corps lorsque parPimpulsion qu’ils ont reçue , ils fe meuventà travers Pair, ou tout autre fluide, Sc dans le-vuide même- Une bombe chastée hors du«portier par Peffet de la poudre enflammée,a un Mouvement de projection , Sc les planètesíont en proie dans leur orbite à un pareilMouvement, ( Vóiei BAILISTIQUE , FOR-CES CENTRALES, & SYSTEME.) Galiléeest le premier qui a découvert la nature duMouvement des projectiles ( Dial. de motu. )Ses recherches ont été suivies par ToricelU{ Opéra geometrica,) Sc appliquées à la pra-tique du jet des bombes par M. Blondel.( Ù oie^ COMBE.) On peut consulter fur ceMouvement les Princip. Philosoph. natural.de M. Newton , & la Phoronomie de M.Herman.
%. Voilà bien des Mouvemzns. Mais y en a-t-il? Er s’il existe comment existe t-il, oucomment fe communique-t il au corps enrepos ; La premiere question est extravagan-te : la seconde est sensée. Je vais tâcher desatisfaire à Pune Sc à Pautre.
Demander s’il y a du Mouvement ,c’est demander s’il y a du repos, puilquel'un est la négation de Pautre.Et fi l’on ignoreces deux états, je ne fai dans lequel un corpsest, ou dans quel état je fuis moi-même. Ilsemble que de pareilles questions ne devroientctre résolues que par le mépris de ceux quiles font. Mais comme des hommes d’un mé-
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rite reconnu ont soutenu la négation duMouvement , Sc ont pouffe le pyrrhonismejusques à oser contredire les choses les plusévidentes , la question devient plus ^rieuse.On entend même retentir parmi les Scho-lastiqucs de grandes disputes à ce sujet, Scfoui prétexte que ces fortes de d i feu liionsfont paroîtrè l’eíprit §c l’exercenr , on necraint pas de garer fa raison Sc de perdre lesens commun. Voici donc les fophifmescontre l’existence du Mouvement, 8c la ré-ponse à ces fophifmes.
S’il y a du Mouvement, il est, ( dir-on )ou dans la cause qui le produit, ou dans lecorps mobile. Or il ne peut être ni dansl’un ni dans Pautre. Car il n’est point dansla cauíe qui Pexcite, puisque ce n’est pointcette cause qui est actuellement en Mouve-ment , mais le corps fur lequel elle agit. Onne pej^t pas non plus établir le Mouvementdans ce corps, le Mouvement étant Peffet dela cause qui agit, Sc cette cause aïant cesséd’agir dès lors. Le Mouvement n’étant don£ni dans la cause qui l’excite , ni dans lecorps mobile, n’existe point. On répond àcela que dans un certain rems le Mouvementrésidé dans la cause qui le produit, Sc dansun autre dans le corps mobile. Puisque c’estune cause , suivant les Auteurs de ce brillantsophisme , elle produit un effet : fans cela,elle cefferoit d’être cause. Or je le dernan-mande à ces habiles gens : assignez - moiPeffet ì Si le corps fur lequel elle agit esttoujours dans le même état , cette cauíe n’enest plus une , puifqu’elle est fans effet. Si lecorps change derat, ce changement est cequ’on appelle Mouvement. Ainsi le Mouvsment est véritablement dans le corps mu,effet de la cause qui a agi fur lui.
Autre sophisme. Ou le corps est mu dansla place où il est , ou dans celle où il n’estpas. L’un Sc Pautre cas est impossible. Eneffet, s’il étoit mu dans la place où il est ,il n’en fortiroit jamais. Il n’est pas mu en-core moins dans la place où il n’est pas.Donc il n’y a point de Mouvement. Avantque de répondre à ce bel argument, aver-tissions qu’il est de Diodore Cronus ; car j®dois être attentif à faire honneur à chacunde fes découvertes; & celle ci est trop sin-gulière pour en taire PAuteur. M. Mufchen-broeck anéantit cet argument par la définitionfeule du Mouvement. En effet, le Mouve-ment étant le transport d’un corps du lieitqu’il occupe dans un autre qu’il va occuper,il fuit que le corps n’est pas mu tandis qu’ilreste dans la place où il est, mais lorfqu’ilpaffe fans s’arrêter dans celle qui là toucheimmédiatement,
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