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nie-, l’une de ‘goût, & l’autre d’arr. ( Poie^MELODIE , HARMONIE Sc ACCORD. )On la divise en théorie & en pratique. Lapremiere a pour objet les propriétés des con-ínuances & des dissonances, ( C- CONSO-NANCE Sc DISSONANCE) d’oùdériventlestrois genres , c’est à-dire , les trois maniérésde parcourir les degrcs ou les Ions Sc les imrervalles sensibles qui compolent l’érendueoe l’octave. ( Voici CHROMATIQUE,DIATONIQUE , ENHARMONIQUE. ) Ce^ju’on appelle la Pratique comprend la com-position & l’art de chanter Sc de jouer desinstrumens de Musique. La composition estdu ressort des Mathématiques. L’art de chan-ter est une pure affaire du goût, Sc des dis-positions que ni les réglés ni les préceptesne donnent. J’ai rendu compte d i’articlede COMPOSITION de la premiere partiede la Pratique , qui est ce qu on entend proprementpar Mujìque. Je dois exposer mainte-nant la méthode qu’on luivoit autrefois dansl’exercice de cette Pratique.
Les personnes qui font exercées à chanterou d jouer de quelque instrument, Sc dontla mémoire est pleine de plusieurs mélodies,se contentent de mettre par écrit ou de no-ter tout le dessus , selon que leur idée le leurfournit, Sc pour lequel elles trouvent en-suite la base & les autres parties en tâton-nant fur leurs instrumens ( pour l’intelligen-ce de ceci V. NOTE, MELODIE Sc BASSE.)Mais cette méthode est mécanique. Aussin'est ce pas celle que suivent les Musicienshabiles. Celle dont ils font usage ordinai-rement est développée aux articles où je viensde renvoies. Voici comment on procedoitanciennement. On tiroir des lignes par cha-que partie , Sc on marquoit soit au-deílusou plutôt d la balle avec des points mis dcertains intervalles , par quels points lavoix doit palser dans la mélodie la plussimple. On désignoit ensuite au-delíus lesautres parties, de façon qu’elles fuílent enintervalles toujours variés, & néanmoinsbien proportionnés d la basse. On dérerminoitles points de la basse chronométriquement ,( Fos CHRONOMETRE Sc SONO-METRE ) c’est-à-dire, on dérerminoit latenue de chaque partie en chantant ou enjouant. Enfin , on divisoit le tout en me-sures entieres, ( Vo'iei MESURE) & ontiroir par ces points de division des lignesqui traversoient routes les parties. Cettemaniéré de composer est appellée le contre-point simple , pour la distinguer du contre-point figuré , autre méthode plqs étendue.Dans cette derniere, d la place d’un seulpoint on en met trois ou plusieurs, tantôt
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dans une partie , tantôt dans une autre , Scces points lotit joués dans le même rems .tandis qu’un seul point est joué dans unautre fans perdre la bonne harmonie. C’eftde-ld qu’on distribue la composition pourles quatre voix , suivant leur échelle parpauses Sc notes; ce qu’on appelle réduire enpartition , moiennant quoi le Maître deMusque dirige routes les parties , pour les-quelles on fait des copies particulières.
Si cette méthode a viei li , elle n est pasmoins propre d faire connoîrre l’art de laComposition ou la MuJ.que pratique. Aussiest ce dans cette vue que je m’y fuis arrêté.Après les renvois que j’ai fait pour la théo-rie de la Musque , il ne me reste rien d dired cet égard, je p Ile donc d l’histoire de cettescience des sons.
z. On lit dans la Genefe , Ch. IV. qu zJubalfils de Lantech , inventa la Musque vocaleSc instrumentale l’an 250 de la création dudu monde , Sc qu ‘Etios chanta le premier leslouanges de Dieu. Josephe ajoure d cela queJuhal inventa aussi le plaltetion Sc la harpe(Tome. I. Ch. 9.) Mais qu’est-ce que c’é-toit que cette Musque ? un art 1 une science ïc’est ce que l’Ecriture sainte ne dit pas. Ainsison témoignage ne nous instruit pas de i’o-rigine de la Musque. Elle nous apprendfeulement qu’elle étoit en usage chez lesHébreux dans le tems A& Jacob \ puisqueLaban son beau pere lui reprocha que s isl’avoit averti de son départ pour s’en allerdans son pais natal , il l’auroit fait conduireen chantant & au son des instrumens. Nous-lisons encore dans ce livre saint, que laMusque produisit un miracle en faveur deces peuples t c’est d’avoir fait tomber lesmurailles de Jerico au seul son des trom-pettes , R: cela pour en faciliter la prise. ILy avoir même des Musiciens dans ces temsreculés. On fait qu’on recevoir spéciale-ment les enfuis mâles de la famille de Levi,qui avoient de la voix. On prétend mêmeu’on connoilíoit les notes Sc les points ,ont on attribue l’invention aux Molorébes.LeRoiDimWpassoit pour aussi bon Musicienque grand joueur de harpe, lur laquelle-il chantoit les Cantiques Sc les Efeaumes-qu’il compostait en vers. C’étoit avec cetinstrument qu’il appaifoit les fureurs de-Saitl. Cet effet seul suppose une connoilïanceplus que mécanique de la Musque,Sc sur-tout un grand goût pour ce bel art. Ilsemble même que David a connu l'har-monie, ou du moins 1111e forte d’harmonie ,l’agrément des accords. Ce Monarque or-donna que datis les Temples il y auroit sixrangs de chantres de chaque côté , par rap-
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