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port aux 6 tons de la Musique des Hébreux.Jíasaph en fut le premier l\ Paître de Musque.Si l’on en croir Poíuîore - Virgile , David in-venta une efpece d'orgue dom il jouoit avecun archer. Mais ce quidécele bien les lu-mières de ce grand Roi dans cet art, c'estle don qu’il fit en mourant à ion fils Sa-lomon. 11 lui 1 ailla 2400 millions en or,600 millions d’ccus en argent monnoïé,pour la construction du fameux Temple deJérusalem , qui étoit une des sept merveillesdu monde. La fin de David dans la con-struction de ce Temple étoit d’y établir uneMusque magnifique , en y diípoíant dessouterrains & des places convenables pourcela. Salomon remplit les vues de son pere.Suivant la description qu’il nous reste deson Temple, il y avoir quatre chambres sou-terraines qui fetvoient aux concerts des Lé-vites, dont le nombre pour le service duTemple , étoit de vingt-quatre mille. Dansces souterrains on avoir mis cent mille cro-chets pour suspendre les instrumens qui yrestoient toujours crainte que la chaleur neles gâtât. On y trouvoit jusques à quarantemille harpes, autant de citres d’or à vingtcarats, deux cent mille trompettes d’argent,8c quantité d’autres instrumens de Musque.Deux Surintendans avoir foin de ces instru-mens. Enfin , combien de relations n’avons-nous pas de la Musque des premiers Peu-
I iles du monde? Ne lit-on pas encore quees Prophètes nvoient besoin de bons Joueursd’instrumens pour les exciter à l’entousialmeprophétique? Il falloir même à Elisée ungrand Joueur de luth pour faire quelqueprophétie-, &c c’est un fait qu’il ne put rienopérer devant Asael , Roi de Syrie, qu’aprèsqu’il eut joué du píalterion.
Toutes ces histoires ne nous instruisentpas fur l’efpece de Musqueqnt connoiíloientces gens-là. Quelques Auteurs célébrés pré-tendent avoir vu des fragmens de Musquenotés de ce tems, &c qu’on aíîure très har-monieux. Malgré la célébrité de ces Aureurs, d’ailleurs respectables > cette préten-tion est une pure chimere. Pour lavoir doncquels ont été les premiers principes du grandart dont je fais 1 histoire , il faut en rap-procher l’origine.
Tous les Musiciens conviennent unani-mement qu’on doit aux Grecs les réglés dela Musque ; & ceux-ci. en font honneurà Mercure , un homme que les Mytho-logistes ont bien voulu transformer enDieu , fils de Jupiter ìk de Maya, I’une desíept pleyades. 11 inventa la lyre à quatrecordes, rendues fur l’écaillê d’une tortue,dont les. accords de la plus baile repondoient
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à la note mi , & les trois autres à cçlles-defa , fol . la , qui marquent ies quatre tonsou modes principaux de la voix. Ces modesfont les premiers fondemens de la Musque.Suivant Diodore de Sicile, ces quatre cordesavoient rapport aux quatre saisons de fan-née. Cet Auteur ajoute que Mercure fitpreíent de cette lyre à Apollon y dans le temsqu’il étoit Pasteur des troupeaux du RoiAdmete ; que celui-ci la donna à Orphée ,qui augmenta les premiers principes de laMusque y comme sir ansti Amphion , parlesdoux accords de fa voix & de Ion luth.
Cette origine pat or t fabuleuse , parce quece sont ici les héros de la fable. Mais est-cela faute de ces Musiciens, s’il a plu à deshommes d’en faire des Dieux , des êtres ima-ginaires ? Le P. Perron a prouvé que le fondou le cannevas de la Fable est une histoirequ’on a falsifiée , & l’Auteur de l’ Histoirede la Musque fart bien voir la vérité decette origine. Quoiqu’il en soit, telle fut laMusque des Grecs, & tel fut le premiersystème de cet art. Il parut Pan du monde211 y & subsista 1500 ans, jufqu’au tems de lanailfancedu fameux Pythagore. On doit â cePhilosophe le second système de Musque ,qu’un heureux hazard , secondé par une belleimagination & de grandes connoilíances» luifit découvrir. Un jour comme il se prome-noir il entendit des Forgerons qui battoientà grands coups de marteaux un fer chaudfur l’enclume, & remarqua que ces coupsformoienc des accords. Surpris de cettenouveauté , Pythagore entra dans la Forgepour examiner cette difference de Ions oucette forte d’harmonie. En examinant lesmarteaux , il reconnut que la différence dessons dépendoit des différens poids des mar-teaux. Pour merrre cette découverte àp f ohr,Pythagore tendit distérentes cordes par lemoïen des poids différons. Or il trouvaqu'une corde tendue par un poids de 12livres , comparée nu ton d’une autre cordetendue par un poids de 6 livres étoit dans lerapport de 2 â 1 qui est l’octave. Celle quiétoit rendue par un poids de S'livres, ren-dit un son qui étoit à celui de la p r emierecomme ; à 2, ou 12 à 8 : ce qui forme latierce; 8c enfin qu’une quatrième cordetirée par un poids de 9 livres, donnoir unron qui, comparé à celui de la piemiere,fermoir la quarte. Ces connoilíances mûre-ment digérées donnerent à Pythagore l’idéed’un instrument pour trouver les propor-tions 8c les quantités des sons. ( Vou\ MQ-NOCHORDE. ) Il inventa ensuite une ef-pece de luth 011 de lyre , composée de sep rcordes-, au lieu que la lyre de Mercure nan