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áVoit que quatre. I-e nombre de sept sutdirigé, dit-on , par celui des planètes, dontPythagore croioit les mouvemens mélodieux.
( Voici ASTRE. ) Ces sept cordes lui servi-teur de modele pour trouver les 7 tons prin-cipaux de la voix. Les tons & les modesai n st découverts , on forma un nouveau lyt-tème de Musique , qui fit abandonner celuide Mercure.
Quelques tems après un MusiciennomméSïmonìde s’avisa d’ajouter à l’instrirment dePythagore une huitième corde pour formerun huitième ton, dans la vue de mieuxaccommoder les accords de la voix à ceuxdes instrumens, fans s’écarter néanmoins desprincipes du second système. Mais ce sys-tème fut attaqué par Arijioxene de latentedisciple d ' A njlote , Sc par Didytne , grandMusicien de ce tems. Sur ce que Pythagorevouloir qu’on jugeât des sons par les réglésdes Mathématiques - , ceux-ci prétendirentque 1 oreille devoir feule en decider. Pourappuïer cette opinion , Arijioxene inventaun nouvel instrument qu’il appella Tetra-chorde composé de quatre cordes, avec le-quel il trouva Tordre des sons ou voix dia-toniques, les consonances Sc les dissonancesdes tons suivant le jugement de l'oreille.Malgré les efforts de ce Musicien , le systè-me de Pythagore se soutint, 5 c on donna àcelui á'Arijioxene le nom de Tempéramentsce qui forma une nouvelle seéle de Musi-ciens. Ainsi la méthode de Pythagore -sub-sista encore cinq 011 six cens ans chez lesGrecs. •
Les choses en éroient là en 3600 du mon-de, lorsque parut le célébré Olympe, douéd un genie peu commun. Après avoir ap-profondi le système de Pythagore, Olymperemarqua que les huit tons connus, c’est-à dire , les sept de Pythagore Sc le huitièmede Simonide , i! remarqua , dis-je, que cestons paíTbient trop vite de l’un à l’aurrece qui r en doit la Musique fort dure. Il fal-loir pour la rendre plus douce y mêler desag r émens , ou mettre des intervalles dans•le passage de ces tons. (Test à quoi s’arracha 1Olympe , 5 c à quoi il parvint par les semi- jtons. Il les découvrir avec un instrument !semblable à celui de Pythagore, sur lequel Iil tendit une corde plus sine à chaque dis-1rance ou inre valle des huit qui exprimoienrou qui rer d fient les 8 tons. A une décou-verte si brillante , la Musque changea deface En combinant ses semi - tons avecles tons entiers, le grand Olympe formaun système qui comprit les trois genres prin-cipaux de la Mtjique vocale Sc instrumen-tal»; savoir „le diatonique , le chromatique
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& l’enharmonique. ( Voici cesmots. )
Enfin , ces trois fameux systèmes de Mu-sque répandirent un si grand jour fur toutela théorie de cet art, que les Musiciens yfirent fans peine des additions. O11 inventaune infinité de caraèteres, de lettres cour-bées , couchées, de notes différentes, 5 cd’aurres figures dont le nombre étoit deplus de 1200, fans parler du comma , in-venté par Arijioxene, qui sert à diviser unton plein , en <j parties , dont 4 font le semi-ton majeur & cinq le femi-ron mineur.Cette multiplicité de caraèteres ne futrien moins que favorable au progrès de laMusque. Les Latins, qui le comprirent, l’endébarrassèrent, Sc substituèrent en leur pla-ce les ry premieres lettres de l’alphaber,dont chacune marquoit les difterences destons des voix dont ils composèrent uretable qui fut nommée Gamma, d’où vientle mot Gamme. Bo'èce, l’an 502 de J e-s V s - C h r r s t la remania , ajoura àla Musque des Latins , Sc en cet état ellefleurit en Italie jusques au tems du PapeSt Grégoire le Grand , très-savant Musicien.-Ce Pontife , qui non content de protégerles arts , les cultivoit , observa d’abord que'les huit dernieres lettres de la gamme desLatins ne faisoient qu’une répétition ouune oéfave plus haute que les sept premierssons, 11 les réduisit aux sept premieres let-tres que l’on reirereroit plus ou moins tanten haut qu’en bas , selon l’étendue deschants, des voix Sc des instrumens, fansaltérer néanmoins le fond des systèmes dela Musque des Grecs, lesquels subsistoiencen 12*4 de Jésus-Chrijì , où Gui Laretìninventa un quatrième système appellé le -Moderne , si original Sc si généralement esti*mé, que je dois m’attaclrer à le faire con-noître.
Aïant remarqué que les noms que lesAnciens donnoient aux cordes de leur sys-tème étoient trop longs, Gui Laretin sub-stitua en leur place les six fameuses syllabesut, rc, mi, fa ,Jol, la , qui lui vinrent d’a-bord dans l’eíprit en chantant la premiersstrophe de l’Hymne de Saint Jean- Baptise,dans laquelle elles font efleètivement ren-fermées , comme on le voit ici ,
Ut 'queant Iaxis Písonare shris
Mi'd gesorum F Amuli tuorum
Sotve polltíti Laòìì reaturn
Sancle Joannes.
Angelo Berardi , savant Italien , a renfer-mé ces syllabes dans le vers suivant :
Ut Re levet Mr ieru/n Fa ttan Soi dioscfp^lAhores.
B b itj,