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susceptibles de ce partage que les tons ma-jeurs. Ainsi on augmenta ie système ilesGrecs de ces cordes chromatiques qui ymanquoient. Eníorte que chaque octave estaujourd’hui compolée de i ; sons ou cordes,& de ii intervalles ou lemi tons > lavoir,de 8 sons diatoniques ou naturels , & de 5chromatiques ou cheres.
Par ces additions la Musque fe dépouil-lent , mais elle étoit encore bien rellerrée.A mesure qu’on le sentit , on multiplia lescordes afin d’y trouver plus de fond pour lesparties de 1 harmonie, Sc ces augmentarions ont donné 29 cordes diatoniques &20 chromatiques. Tout cela compote au-jourd’hui 8 tetrachordes ou 4 octaves for-mées de 8 sons diatoniques & de 5 chroma-tiques. Ce font ces quatre octaves qui fontl’érendue ordinaire du système moderne,ou des orgues Sc des clavetîns. 11 me resteà parler de l’invention de la figure des no-tes , Sc ce qui y adonné lieu.
Comme Légalité des notes du système deGui Laretin rendoit les chants trop unifor-mes ; qu’elle les privoit de cette variété demouvemens tantôt lents tantôt vires, quien font le plus grand agrément, & qu’elleobligeoit souvent de prononcer très déí'agréablement les syllabes du texte, un Doc-teur de Paris aise r connu ( Jean des Murs )inventa vers l’an 1330 les difFerentes figuresdes notes , par lesquelles on juge tout d’uncoup combien de tems doit durer précisé-ment chaque son.
C’est ainsi que la Mujlque est parvenue àl’état où elle est aujourd’hui, Sc c’est en sui-vant ce dernier système que le fameux LulliSc le grand Rameau ont produit de si belleschoses. Distinguons ce dernier qui a sçûsoumettre à l’arr les réglés du goût, ( y~oit{HARMONIE ) & ajoutons qu’un Géomètrehabile f M. Sauveur) après avoir improuvéà bien des égards ces systèmes, en a proposéun rout différent. 11 divise l’octave en 43parties qu’il nomme Merides , Sc la subdiviseen 301 parties qu’il appelle Eptamerides.M. Sauveur veut, par ces divisions, Sc endonnant un nom diffèrent à chaque meride6c aux notes diezees , aider à leur intona-tion ; Sc son intention est parfaitement bienremplie. Mais cet avantage est furieusementbalnncé.Et d’abord ce n’est pas un petit embar-ras que celui d’èrre obligé de retenir 43 nomsdifférons, pour ne pas dire 301. En secondlieu , quelle terrible difficulté ne trouveroit-on pas si l'on vouloir exécuter suivant cesystème une piece de Mujlque à fortes par-ties. Quel travail pour la balle continue, furun claveíin coupé fui- ant cette division 1
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Voilà l’origine Sc les progrès de la Mujl-que ;en un mot, son histoire générale. L’Au-teur de YHijioire de la Musique a donnél’histoire particulière de cet art, c’est-à-dire,Ion établissement dans les principaux R 01 a ci-mes. C’est un détail de fêtes Sc de réjouis-sances qui ont introduit la Mujlque. CetAuteur s’est aussi attaché a en prouver lesavantages. On en est si convaincu aujour-d’hui par les guérisons qu’elle procure dela mélancolie, de la morsure de la tarentu-le, Sc c. 6c lur-rout par cette force Sc cettevigueur qu’elle donne à l'esprit, que jecrois devoir supprimer ces preuves, qui enformant un superflu , ne doivent pas entrerdans la composition d’un Ouvrage où jene recherche que le nécessaire. Un traitseul donnera une idée de la beauté de cetart.
Un Musicien qui jouoit du luth à Venise,se vantoit de captiver par son instrumentl’esprit de ses Auditeurs , Sc de les rendregais & tristes à fa volonté. Cette nouvelles'étant répandue, le Doge de cette Répu-blique l'envoïa chercher Sc lui ordonna demettre son art en usage , selon ce qu’il pro-mettoit. Le Musicien joua d’abord un air vifSc brillant , Sc insensiblement il entra dansun autre triste Sc sombre , qu’il rendit d’unton lugubre. Ce changement produisit l’ef-fet qu’il en atrendoit. II jetta le Doge dansla mélancolie. A peine le Musicien s’en up-percut , qu’il entonna un air gai pour ledisposer à la joie. Et après avoir reperé lesdeux tons tour à tour, le Doge qui ne pa-roissoit plus être maître des mouvemens qu’ilsentoit dans son ame , lui ordonna de neplus jouer. On peur conclure de là que ceDoge aimoit la Mujlque ; car on remarqueque ceux qui aiment passionnément cet art,tombent dans une rêverie profonde quandils entendent chanter ou jouer des instru-mens. Cela peut provenir de deux causesou de ce que la simphonie nous rendant at-tentifs nous retire au-dedans de nous-mê-mème ; ou de ce que n’en ai an t pas une -connoissance parfaite , l’esprit ne sachancà quoi s’atracher, fe trouve dans un em-barras ou une forte de vuide qui nous porteà rever. ( Observations curieuses fur toutesles parties de la Physique , Tome III. page274. ) En voilà assez pour rendre recommaif-dable l’art que je viens de faire connoître.Je parle ici à des amateurs de Musque , àdes gens de goût, aux partisans des beauxarts. Cet article n’est pas fait pour les au-tres. Aussi on me permettra de leur dire ceque l’Auteur de YEJjai fur le Beau leuradresse r