Band 
Tome second.
Seite
258
JPEG-Download
 

r; 8 f P A R

ciel. Le soleil étoit traversé d’un cercle blancqui portoit dans fa circonférence quatreautres ioleils, dont les deux plus prochesdu vrai Sc également distans de cet allre ,croient colorés dans leurs bords , Sc les deuxautres également éloignés, mais à une plusgrande distance, étoient plus blancs Sc moinséclatans. Enfin, Hevelius a observe en 1661sept Parhelies ensemble. ( Garcceus a fait uneespece d’Histtoire des Parhelies dans son Li-vre des Météores. )

Voilà des faits dont les Physiciens veulentrendre raison, Sc à cette fin, ils donnent desconjectures.

1, L’explicarion cpte j’ai donnée des couron-nes , forte de météores semblables à celui-ci,( Voie{ COURONNE ) est presque la même11e celle qu’on adopte pour rendre raisone la cause des Parhelies. Ce font des pat-ries de glace qui forment des réfractions.D’abord ces petits glaçons ont la forme defléchés cilindriqucs , mais échauffées par lesoleil elles fe fondent de telle forte qu’il nereste qu’un noïau , Sc que la partie tondueforme en descendant une goure ronde qui yreste suspendue. Le 1 poids de cette goûted’eau redresse les glaçons qui étoient incli-nés , alors ils font disposés pour produireles effers qu’on observe dans les Parhelies. Cartoutes ces petirés goures rangées réfractent lalumière ; Sc il n’en faut pas davantage pourproduire des couleurs. ( Voie^ ARC-EN-CIEL. ) A l’égard du cercle blanc qu’on yobserve , cela vient de la réflexion des raïonsde lumière fur ces fléchés. Ceci est fortgénéral. Toute la théorie des Parheliestelle que l’ont donn éDescartes, Hughens, estune chose qui demanderoit un grand détailSc quelques figures ; ( Voter le Traité desMétéores de Dejcartes Sc celui De Coronis& Parheliis Á' Hughens , dans fes Œuvresposthumes Tome II. Sc l’ Ejfai de Physique deMuschcnbroek , Tom. II. ) Sc je doute fortque ce travail fur approuvé aujourdhuilur-tout à l’égard d’une question aussi parti-culière dans la Physique que celle des P~ar-helies. Contentons - nous donc d’ébaucherdeux autres systèmes fur la cause de ce mé-téore. Le premier est celui de M. Mariotte,qui l’attribue à de petits filamens de neigetranfparens , dont la figure est celle d’unprisme équilatéral. Parmi ces prismes quel-ques-uns ont une de leur extrémité pluslegere que l’autre , Sc par cette raison ilsdoivent être en une situation perpendicu-laire. Or ces petits prismes étant à la hau-teur du soleil & à 23 degrés de distance àpeu près ( suivant M. Mariotte) doivent faireparaître des couleurs semblables à celles

PAR

ue reprefentenr les prismes équilatérauxe verre. Par la situation de ces prismes, lerouge doit être tourne du côté du soleil, Scle bleu de l’autre côté. Plus il y a de cesprismes dans l’air situés perpendiculairementSc plus belles four les Parhelies , parce queleur extrémité la plus pelante est fort transpa-rente. Ce qui fait qu’on ne volt que rarementdans ce météore le violet, c'est que cette cou-leur étant plus foible que les autres, fe dissiperrop à une grande distance. ( Œuvres de Ma-riotte, Tom. /. Traité des Couleurs. )

Le dernier lystême est de M, De la Hire.De ce que les Parhelies ne paraissent ja-mais quand le ciel est fort serein , Sc qu’onen voit presque toujours versl’horifon quandil est rempli de petits nuages longs Sc com-me par filets , ce Mathématicien veut qu’ilarrive aux raïons du soleil la même appa-rence que nous apperccvons lorsque nousregardons une chandelle au travers d’unverre qui est un peu gras , Sc qu’on a frottéavec la main d’un certain sens. Car il s’yforme alors une infinité de petits sillons »dont la partie élevée renvoie la lumière versl’œil, Sc l’on voit des raïons étendus selonla perpendiculaire à la direction de cesraïons. Comme il n’y a que les raïons de lalumière qui rencontrent perpendiculaire-ment la direction des sillons, les autresobliques s en détournent. ( Ceci est confir-mé par une expérience fur un petit fil devetre en regardant une chandelle au travers.)Le raïon de lumière doit paraître à peu prèségal au diamètre du corps lumineux. Voilàce que produisent les petits filets de nuagesau travers defquels on apperçoir le soleil : •voilà la cause des Parhelies j selon M. Dela Hire. ( A élu érudit, ann. r 6 84. )

3. Dans tous ces systèmes, si l’on admet lessuppositions , on doit convenir que la causedes Parhelies j est bien développée. Maisces fléchés de glace , ces triangles de neigeSc ces filets font-ils dans la nature? Et pre-mierement y a-t-il des fléchés dans l'atmos-phère lorfqu’on voit des Parhelies ? SuivantM M. Hughens , Maraldi Sc Mufchenbroek ,c'est une chose sûre qu’il tombe de petitesfléchés de neige en hyver. Et si quelqu’unofoit nier ce fait comme fort difficile à s’enassurer, M. Hughens lui fera voir que cesfléchés feules peuvent former ces apparen-ces célestes. A cette fin il prend de longscílindres de verre , dans le milieu defquelsil met de petites verges de bois rondes Scfort menues. Ensuite il les rempirt d’eau enforte que le contour extérieur est transpa-rent , tandis que la verge de bois fait pa-raître opaque la partie interne de ces a-