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Tome second.
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les noms suivans Canis , Caput algol,Cacodœmonis , Medusce , Gorgonis , Inachi-des , Chelab , Cilleneus déférais catenam.PERSIQUE. Les Architectes caractérisentainíì un Ordre qui a des figures d’eíclavesPersans, au lieu de colonnes, pour porter unentablement. Voici l’origine de cet Ordre.Paufanias aïant défait les Perlans , les La-cedémoniens pour signaler leur victoire,érigèrent des trophées avec les armes deleurs ennemis, Sc ils y représenterent desPersans fous la figure d’eselaves qui soute-noient leurs portiques , leurs arches , leurscloisons , Sc c. ( Voie^ Architecture de Pitrti-, jfy/V. j» )

PERSPECTIVE. Partie de l’Optique. C’estl’art de destiner fur un plan un objet telqu’il se présenté à l’œil , placé aune certainehauteur & à une certaine distance , Sc vû furun tableau tranlparent qu’on met entre 1 œilSc l’objet. Exemple. Soir un pentagoneAB D E F f Planche XXXVI. Figure 5 6\.)entre lequel Sc l’œil C est élevé perpendi-culairement le tableau V P fur le plan ho-rifonral H R. En s’imaginant que de tousles points passent des ratons dans l’œil parle tableau , comme C A , C B , C D, &c.Sc qu’ils laissent sur le tableau VP des tra-ces visibles a b de s ; alors le pentagone sereprésentera fur le tableau V P , de façonque les ratons qui en sortent vers l’œil ,feront le même ester que si le pentagoneA BDEJF y étoir réellement. La Perspective en-seigne donc la maniéré de trouver par desfé'gles géométriques les points ab définile tableau V F ; c’est-à-dire , à destiner unobjet suivant qu’il se présenté à la vûe, euégard à la distance Sc à la position de l’œil.Quoique pour établir ces réglés on ait écritdes volumes entiers, on peut cependant lesrenfermer dans peu de principes M. Montucla,qui a eu occasion de réfléchir fur cettematière , a trouvé le moïen de réduire toutela Perspective à un principe général. Persua-dé que cette forte de découverte feroitplaisir aux Amateurs de cette science , il mel a envoïée. Je vais donc la donner avec fadémonstration.

Soit A B C D le plan du tableau ( Plan-che XXXVI. Figure 361.) le point O laplace de l’œil duqnel on a mené une lignedroite O P quelconque au tableau. L appa-rence G S fur le Tableau de quelque ligneque ce soit G R , parallèle à la ligne OP,passera par 1 e point P.

Démonstration. Puisque les lignes O P ,GR (ont parallèles par la supposition, ellesfont dans un même plan , & par consé-quent le triangle ORG (formé par les

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raïons qui partent des points R Sî G Stviennent se rendre dans l’œil ) est dans leplan des parallèles O P , G R. Mais l’inter-lection du plan du tableau & de celui oùfont les parallèles O P , G R est la ligne PG.Donc celle du triangle O R G est une par-tie de Dette même ligne P G. Or l’appa-rence Perspective de la ligne G R n'est autrechose que ('intersection du plan du trian-gle OCR avec le tableau. Car si l’on con-çoit une infinité de rasons partant de tousles points de la ligne G R & allant se réunirà l’œil O , ils seront tous dans un mêmeplan , Sc ('intersection de chacun avec leplan du tableau y déterminera ('apparencedu point dont il est parti : d’où l’on con-clud que l’image de la ligne G R est ('in-tersection du plan du triangle OG R avecle tableau. Par conséquent cette image estune ligne qui prolongée palseroit par lepoint P.

De ce principe général il est aisé de dé-duire comme autant de corollaires très-sim-ples, tout ce que les Auteurs de Perspectiveont publié fur les points qu’ils ont nomméPrincipal , de distance , accidentels , &c.

En effet, i u le plan du tableau étantsupposé perpendiculaire au plan horiíontal,comme il Lest ordinairement , le point prin-cipal est celui fur lequel tombe la perpendi-culaire menée de l’œil au tableau. Donctoutes les lignes perpendiculaires au tableauauront pour images des lignes qui passerontpar le point principal.

i v . Les points de distance dans le mêmecas font ceux fur lesquels tombe une liguehorifontale comme O D ( Planche XXXVseFig. 364.) faisant avec le tableau un angle de45 0 , &: par conséquent leur éloignementP D fur la ligne horifontale D P est égal àla distance de l’œil au tableau : ce qui lesrend aisés à déterminer. Donc routes les li-gnes horifontales faisant avec le tableau unangle de 45 0 , ont pour images des lignes-passant par les points de distance.

3 0 . On appelle enfin Points accidentelsceux où tombent des lignes, comme O , Atoujours parallèles à l’horifon ; mais en fai-sant avec le tableau un angle quelconqueO A D , plus grand ou moindre qu’un demi.droit. Leur usage principal est de suppléerau défaut des points de distance lorsque lalargeur du tableau ne permet pas de les ymarquer. Donc Limage de toutes les ligneshorifontales qui fait avec le tableau le mêmeangle que la ligne quia servi à détei minerle point accidentel , doit passer par cepoint accidentel. Exemple. Si l’nnglePAO est de 6o°> toutes les lignes horifon-