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de B D, & le point B devant avoir sa repré-sentation dans une ligne perpendiculaire àla ligne de terre , puisque A B est perpen-diculaire â l’horison , il suit que tirant EFparallèle à C D, le point F fera l’apparencedu point B. D’où l’on déduit la réglé géné-rale qui suit pour trouver la représentationPerspective d’un point dont on a l’élevationgéométrale. Transporte^ la hauteur AB don-née J'ur un côté du tableau en ab perpendi-culaire à la ligne de terre , & tireç de a & bau point P les lignes b P , a P. Elles seronten quelque sorte l’échelle des hauteurs A Bsuivant le diffèrent éloignement du point Aau tableau. Cet éloignement étant détermi-né & l’apparence du point A étant le pointE, il faudra mener de ce point une paral-lèle à la ligne de terre E e qui coupera a Pen e , & élever ef parallèle à a b. Certe ligneef sera la hauteur cherchée , qui étant priseíur une ligne E F perpendiculaire à la lignede terre , de maniéré que E F soir = ef,le point F sera le point cherché ; savoir lareprésentation du point B. Cette réglé suffirapour trouver les hauteurs Perspectives derous les solides qu’on voudroit dessiner.Ceux qui souhaiteront de plus grand détailsd’explications pourront consulter les Livresfui vans.
Le Taumaturgus opticus du P. Niceronjla Perspective-pratique en ; volumes in-q°,par un Jésuite anonyme-, (le P. DAfeeuil) ;la Perspecliva Pictorum & Architeciorumà'André Po^po , imprimée à Rome en La-tin & en Italien ; le Traité de Perspectivethéorique & pratique , de M. l’Abbé Deidier ,& le Traité de P erspeclive-pratique à Pusagedes Artistes , par M. Jeaurat.
Perspective Militaire ou cavalière.C’est l’art de tracer ou dessiner un plandans ses véritables dimensions &aveç toutesles largeurs de ses differentes pieces. Ce quise fait, i° en menant des lignes parallèlesà l’un des côtés du plan , & dont les hau-teurs font égales à celles des pieces qui fontfur ses angles ; 2 0 en joignant les sommetsde ses parallèles par des lignes droites ; &3° en effaçant les lignes qui fe trouventcachées par les autres, & mettant les ombres convenables. Les mêmes personnes quiont écrit fur la Perspective en général, ontaussi traité la Perspective militaire , qui n’estpas plus étendue, comme on peut le voirdans l’Ouvrage de Perspective de M. l’AbbéDeidier pag. 101.
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PESANTEUR. Terme de Physique. C’est
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1 -effort que font les corps pour tendre à uncentre. Un corps qui tombe est en mou-vement en vertu de fa Pesanteur ou decette tendance. ( Foie^ CHUTE. ) Un corpsqui repose presse celui sur lequel il est porté,par la même cause. ( Voie^ FORCE. ) De-làil suit, que la Pésanteur est opposée aumouvement qu’elle détruit. ( Voup MOU-VEMENT & FROTTEMENT.) Si celui-cipersevere & qu’il pousse le corps dans unedirection opposée à celle de la Pésanteur ,cet effort du corps le retient clans la lignedu mouvement. ( Foïep FORCES CEN-TRALES. ) La Pésanteur en elle-même estune chose si connue qu’elle n’a pas besoind’être ctablie par des raifonnemens. Toutle monde fait que les corps pesent ; parceque tout le monde éprouve cet effort descorps. 11 s’agit de savoir en quelle raisonagit la Pésanteur , & si elle est toujoursconstante. C’est là deux questions qui doi-vent préceder la recherche de la cause decette propriété des corps.
2. Comme cet article fera un peu long, &que je ne m’attache qu’à l’essentiel des cho-ses , je ne m'arrêterai point à prouver lala premiere de ces questions ; je veux direla raison de la Pésanteur , qui est proportion-nelle à la masse des corps. Un corps, dontla masse est double de celle d’un autre , estdeux fois plus péfant, parce qu’il a deuxfois plus de mariere qui tendent au centrecommun. II nc faudroit pas conclure de làque celui-ci tombe plus vite que l’autre ,parce que la difference de la chute des gra-ves dépend de la résistance de l’air 6 c nor.de leur malle. ( Fo'iep CHUTE. )
C’est un doute bien singulier que celuiqu’on a eu fur l’inçonstance de la Pésanteur.D’abord on a cru qu’un corps qui tombeperdoit de fa Pésanteur ou n’étoit pas sipesant qu’auparavant. Ce qui parut confir-mer cette opinion , est une expérience très-ingénieuse qu’on doit à Robert Hook ( en7 661. ) Il prit un long tuïau, le remplitd’eau & le suspendit à une balance. Aprèsavoir ensuite arraché en dedans un corpsà un fil bien fin, M. Hook mis les deuxbras en équilibre en chargeant celui où étoitattaché un badin, & qui devoit contreba-lancer le poids du tuïau. Cela fait, cePhysicien coupa le fil pour laisser tomber lecorps. Alors la balance s’éleva du côtédu tuïau & pancha par conséquent de l’au-tre. D’où l’on crut devoir conclure que lecorps en tombant devient plus leger.
Lorsque M. Hook imagina cette expérien-ce, son intention étoit de connoitre com-í bien un corps qui tombe & qui s’éleve