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Tome second.
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fi cette propriété des corps provîeht de lapression d’uti fluide , quel qu’il soit, la Pé-santeur doit être en raison des fui faces &non en raison des masses. Car cette pres-sion ne peut s’exercer que fur des surfaces.Or l’experience prouve le contraire. Donc,Scc. En second lieu, les corps ne peuventêtre poussés vers le centre de la terre par untourbillon , mais vers Ion axe. Et cela estcontraire aux loix de la Pesanteur.

7°. Sur le débris du système de Descartes ,M. Hughens a tâché d’en établir un nouveau.A cette fin, il suppose que la matière sub-tile qui fait la Pésanteur , va dix-sept foisplus vite que la terre, Sc que le mouvementde cette matière fe fait en tout lens. Celademande une infinité de cercles qui fe meu-vent tous comme autant de tourbillonsautour de la terre , suivant toute forte demouvemens imaginables, Sc qui poussentles corps vers le centre de la terre , Sc nonperpendiculairement à son axe, comme dansle système de Descartes. Mais ces cercles detourbillons en si grande quantité , compo-sent une machine si frêle , qu’on a de lapeine à en concevoir la possibilité.

8°. Enfin , le Chevalier Newton prendpour cause de la Pesanteur l’attraction,c’est à-dire , cette force qu’ont ies corps defe joindre les uns aux autres. Et avant New-ton ce sentiment avoir été hazardé. Je rap-porte à l’artile d’ATTRACTION commenton la concevoir alors. Je me contenteraidonc de donner ici une explication ancien-ne de la Pesanteur que je n’ai découvert quedepuis peu , & qui re me paroi t pas diffe-rente de celle de Newton. Elle fe trouvedans une brochure imprimée en 1612 inti-tulée , Sphera Nicolai Copernici ; feu syfte-ma Mundi secundum Copernicum , C h. IX.pag. 20 , énoncée en ces termes : Equidemexiftimo Gravitatem non aliud esse quantappetentiam quamdam naturalem partibusinditam à divina providentia opificis itni-versorum , ut in unìtatem integritatemquesuant sese conférant in sormam globi cotan-tes. J’ai osé soupçonner dans le premiervolume de ce Dictionnaite la caulede cetteappetentiam , ( Voie^ FROID. ) Il ne suffitpeut-être pas pour faire adopter l’attractioncomme l’agent de la Pesanteur, de prendrel’attraction pour la Pesanteur même. Ondira ici que M. Newton a u lieu de rendre rai-son d’un esset ne l ait que l’indiquer fous unautre nom. On dira ce qu’on voudra. Là-deilus M. Newton ne s’est jamais proposéde répondre. 11 ne regarde pas l’attractioncomme ['explication de la Pesanteur, maisil veut désigner par ce mot un fait. ( Voici

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le Discours fur la figure des afires ; par M.'De Maupertttis. ) 11 est constant, selon lui,que la Pesanteur est une propriété insépa-rable de la matière : mais non une qualitéesièntielle. Il s’explique clairement à cesujet dans un Avertissement imprimé à la têtede son Traité d’Optique seconde éditionFrançoise. Je ne regarde point, dit-il, laPesanteur comme une propriété essentielledes corps. Car il faut bien distinguer entrepropriété essentielle Sc propriété inséparable. Lapremiereconstitue ['essence du corps, de façonqu’il ne pourroit pas en être privé fans cesserd’êtrç , lans l’autre rien n’empêcheroit quele corps existât ; mais dans l’état où il estil ne peut cesser d’être pesant , à moins quele Créateur ne détruisît la Pésanteur fynoni-me à ['attraction suivant Newton, Dieu pour-roit donc créer un corps qui ne fût pas douéde cette propriété , & qui n’en feroit pasmoins corps. Cet éclaircissement doit suffirepour justifier le terme de propriété inséparablepar lequel j’ai défini l’Attraction : cet articleaïant été publié dans le Prospectus de cet Ou-vrage, ce termesd'inséparable n'avoir pas étéapprouvé par un Physicien célébré ( M. DeM**"*) dont le suffrage me sera toujourstrès-ptécieux.

M Newton pour rendre raison cependantde la cause de la Pésanteur fait cette ques-tion. » Un milieu plus subtil que Pair s M.Newton appelle ainsi le milieu qui resteclans le récipient de la machine pneumati-que après qu’on en a pompé l'aitq celui quirompt Sc qui réfléchit la lumière, par lesvibrations duquel la lumière échauffe lescorps , &c. ) » n’est-il pas plus rare dans ies» corps denses du soleil, des étoiles , des» planètes & des comètes , que dans lesw espaces vuides qui font entre ces corps» là ; Et en passant de ces corps dans des» espaces fore éloignés, ce milieu ne de-» vient-il pas continuellement plus dense ,» Sc par-là n’est-il pas cause de la gravita->•> tion réciproque de ces vastes corps & de» celle de leurs parties vers ces corps mê-w mes : chaque corps faisant effort pour» aller des parties ies plus denses du mi-» lieu vers les plus rares ? Car si ce milieu» est plus rare au-dedans du corps du fo-» leil qu’à fa surface-, Sc plus rare à fa furfa-» ce qu’à une centième partiel de pouce de» son corps, Sc plus rare là qu’à uneentein-» quantième de pouce de son corps j Sc», plus rare à ce cent cinquantième de pouce,» que dans 1 'orbe'de Saturne : je ne vois pas„ pourquoi ['accroissement de densité de->, vroit s'arrêter en aucun endroit & n’êrre,» pas plutôt continué à toutes les distances

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