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'*» depuis le Soleil jusques à Saturne , &
,» au-delà. Ec quoique cet accroissement de« densité puisse être excessivement lent à de» grandes distances, cependant si la force« élastique de ce milieu est excessivement», grande, elle peut íussire à poussier les», corps des parties les plus denies de ce» milieu vers les plus rares avec toute». cette puissiance que nous açççMonsgravité.
( Voie^ le Calcul de la force élastique de cemilieu à l’article GRAVITATION.)
9 °. Le neuvième système íur la cause dela Pesanteur tíi de M. Perrault. De tous ceuxqui ont été exposés celui-ci est le plus com-pliqué, Sc le moins satisfaisant. Les hypo-thèses & les suppositions qu’il fait dèsl’entrée de son explication , ne donnentgueres envie d’en voir l’application. Je res-pecte trop le goût du Lecteur pour lui enfaire essiuïer le désagrément. Il doit me suffirede résumer ici ce système auquel le nom deM. Perrault pourroit donner quelque poids,fi on ne le connoissioit pas. Et il ne fautpour cela qu’établit deux choses. La pre-mière est la demande de M, Perrault , quiest qu’un corps mu circulairement ne faitaucun effort pour s'éloigner du centre deson mouvement. En second lieu , ce Physi-cien suppose que la matière céleste est em-portée d’Occident en Orient sur les pôles ;que les diffeçens cercles qu’elle décrit fontparallèles à l’équateur. Sc qn’ils ont diffé-rons degrés de vitesse dans les diverses dis-tances de l’équateur & de la terre même.Ceci revient au système de M. Hughens,
6c n'en différé que par l'hypothèse ou la.demande qui est absolument faussé.
xo°. M. Varìgnon, voulant faire dépendrela Pesanteur d’une cause Physique, a cruu’il suffisoit pour cela que les colonnesu fluide qui environnent un corps fussentinégales, c’est-à-dire, que le corps en futinégalement comprimé. C’est cette inégalitéde pression qui détermine le corps à tomber,Sc cela avec une force d’autant plus grandeque cette inégalité est plus considérable-De façon que si un corps étoit assez éloi-gné du centre de la terre pour que les co-lonnes infetieures & fuperieures fussentégales, le corps resteroit en repos : il com-be en haut ou en bas, lorsque l’une domi-ne sur l’autre. Cette hypothèse est très-in-génieuse : c’est une justice qu’on doit luirendre. Mais il faut convenir que cette iné-galité de pression n'est pas foutenable en Ibonne Physique. Et c’en est assez , quand iljn’y auroit que cela, pour détruire entiere-,n)ent ce système,
ii Q r . ; Peu satisfait dç toutes ces idées.
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M. Villemot imagina un système singuliersur le sujet dont il s’agit ici. Après avoirérabli aû centre de la terre un feu quibouillonne fans cesse, il suppose que rienne peut sortir de la matière bouillonnanteà ce centre. Cette matière, selon lui, nefait que cendre ou s’efforcer en li gne droitelans s’éloigner effectivement. Mais on con-çoit , dic-il , qu’elle pousse ou plutrôt qu’ellepresse toute la matière voisine, Sc qu’ainsielle doit pousser vers le centre les corpsgrossiers, par la mème raison que l’eau ten-dant en bas fait monter le liege dont elleprend la place. Telle est , si l’on en croieM. Villemot , la cause de la Pesanteur.
ii°. Le dernier système dont j’ai à ren-dre compte est celui de M. Bernoulli. Il ale même principe que celui de M. Villemot ,niais il est bien différemment développé. M.Bernoulli supposé le centre de la terre & detoutes les planètes en général qui tournent furleur centre -, il suppose , dis-je, que ce centreest muni d’un tourbillon qui a dans son centreun espece de petit soleil, c’est-à-dire, unamas de cette matière parfaitement liquideSc bouillante , qui, avec les autres circon-stances, doit produire en petit ce que laforce du soleil fait dans un dégré beaucoupplus éminent. Ainsi tous les corps Sc mêmelalune , qui íonc dans le tourbillon terrestre,seront poussés par un torrent central quis’y forme , 8c cela avec des forces qui serontréciproquement proportionnelles aux quar-tés des distances. Or c’est dans faction deces forces que M. Bernoulli fait consisterla Pesanteur des corps graves terrestres.
Voilà les plus célébrés systèmes de laPesanteur. Si je n’ai pas parlé de ceux deM M. De Molieres Sc Bulfinger, ce n’estpasqu’ils ne soient dignes de certe épithete ;mais leur conformité avec ceux de Descartes , auroit formé dans cet article unemonotonie languissante , Sc la cause de laPesanteur n’auroit pas été pour cela mieuxconnue. On trouve ceux de M. De Molieresdans ses Leçons de “Physique Sc dans lesPrincipes d u système des petits tout billons ,par M. De Launay , Ch. X; Sc celui de M.Bulfinger dans une Dissertation inrituléejDe causa gravitatis. Les autres dont j’airendu compte font imprimées dans les Traitésfui vans : celui de Descartes dans ses Prin-cipes i ceux de GajJ'endi CaJ'at , Ritdiger ,dans l 'Estai de Phystque de M. Mufchen-broeck, Tom. I. Le système à'Hughens estimprimé à la tête du premier volume de ses(Euvres , fous le titre De causa gravitatis ;celui de M. Newton dans ses Principes ,syc, Sc dans Ion Traité d'Opúqiee\ celui dc
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