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de M. Baldwin , inritulé : Arum aura. Peude tems après (quelques Savans disent quec’étoit en 1669 Sc d’aucres en 1677.) M.Brand Allemand , de Hambourg, découvrirun autre Phosphore auquel on a donné lenom de Phosphore brûlant. Ce Chimistetravailloit à la découverte de la pierre phi-lofophale. A cette fin, il cherchoir à tirerde l utine une liqueur propre à transformeren particules l’argent en or ; Sc le procédéchimique lui donna une matière qui bril- 'loir dans l’oblcurité. II fit parc de la dé-couverte à M. Kunkel , Chimiste de l’Elec-reur de Saxe, fans lui dire comment il yétoit parvenu. Celui-ci sachant que Brandavoir beaucoup travaillé sur l utine, con-jectura que c’étoit la matière du Phosphorede ce Chimiste , Sc en ester il le trouva parcette voie. Je vais exposer sa méthode,mais je dois auparavant avertir, que commeje veux éviter des cran litions pour palier àla composition des autres Phosphores quisuivirent celui de M. Kunkel , Sc cela afinde ne pas allonger inutilement cet article ,je joindrai à l’exposition de celui-ci la ma-niéré de faire ceux qu’on a découvert de-puis. Ces Phosphores vont donc être déve-loppés fous le nom de leur Auteur.
Phosphore de Kunkel. La composition de cePhosphore qu’on appelle Phosphore brûlant-,été publiée par M M. Boite Sc Elshol[. Lepremier dans un Livre intitulé : Nocìilucaaerïa ; Sc le second dans un Traité impriméà Berlin en 1676. L’un Sc l’autre veulentqu’on lailse de l’urine fermenter ou putré-fier ù l’air pendant trois ou quatre moisavant que de faire fur elle aucune opéra-tion chimique. Mais ce n’est pas là uneméthode qu’on doive suivre. M. Iiomberg afait voir que l’urine fraîche étoit préférable ;Sc le Phosphore qu’il en a tiré est austìplus brillant que celui que donne l’ancienneméthode. Voici donc la maniéré de fairele Phosphore de M .Kunkel, íelon M. Hom-berg. 1 °. Faites évaporer de l’urine fraîche fur 1un petit feu jusques à ce qu’il îreste une'matiere noire qui soit presque leche. 1°. Met-tez cette matière noire putréfier dans unecave durant trois ou quatre mois. 3 0 . Prenezdeux livres de cette matière Sc mêlez laavec quatre livres de menu labié ou de bol.4°. Jettez ce mélange dans une cornuebien luttée. 5 0 . Aïanr versé une pinte oudeux d’eau commune dans un récipient deverre qui ait le col un peu long, adaptezla cornue à ce récipient, & placez la aufeu nud. <í°. Donnez d’abord un petit feupendant deux heures , que vous augmen-terez ensuite peu à peu jusques à ce qu’il
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soit très-violent : ce que vous entretiendreztrois heures de fuite.
Au bout de ces trois heures il passe d’a-bord dans le récipient un peu de flegmepuis un peu de sel volatil, ensuite beaucoupd huile noire. Enfin, la matière du Phos-phore viendra en forme de nuées blanchesqui s'attacheront aux parois du récipientcomme une petite pellicule jaune, ou elletombera au fond du récipient en forme defable fort menu.
Le Phosphore est fait alors. On laiflè doncéteindre le feu fans ôter le récipient, crainteque le feu ne fe mette au Phosphore si onlui donnoit de l’air pendant que le réci-pient qui le contient feroit encore chaud.Il ne reste plus après cela qu’à réduire cespetits grains en un morceau : ce qui fe faiten les mettant dans une petite lingotierede fer blanc , en versant de l’eau fur cesgrains , Sc en chauffant la lingotiere pour lesfaire fondre comme de la cire. Le tout étantrefroidi naturellement, ou avec de l’eau frai-ô\z,\zPhosphoretft.un bâton dur Sc jaune, com,me de ladre de cette couleur.Comme cePhos-phore en cet état ne fe conferveroit pas long-tems , on coupe ce bâton en petits mor-ceaux qu’on met dans une phiole avec del’eau pour les conserver.
Les esters de ce Phosphore font en grandnombre Sc tous fort lurprenans. Voici lesprincipaux.
i*. Lorfqu’on donne de l’air à ce Phos-phore ou qu’on fort un grain de la bouteilleil s’enfiamme, Sc cette flamme est plus ar-dente que relie du bois, plus subtile quel’efprit de vin , plus pénétrante que celledes ratons du soleil. Auflî a-t’elleun ntouve-rment si rapide Sc ie détruit avec une llgrande viteste en consumant le Phosphore ,que souvent elle ne met point le feu à desmatières d’ailleurs très-inflammables ; ellene fait que les effleurer legerement si ellesfont lolides , Sc les traverse feulement lorl-qu’elles font poreuses. Un grain de Phospho-re écrasé sur du papier s’enflamme S? leconsume fort vite : mais il ne fait quenoircir le papier Sc ne le brûle pas. Lepapier gris, de même que toutes les matièrescoroneufes, s’enflamment.
z°. Si l’on écrase de ce Phosphore apprèsd’une petite boule de soufre en forte qu’elíe letouche lorfqu’il fera enflâmé, quoique la flam-me frappe la boule, le Phosphore fe consume Scle soufre ne s’allume point. Mais lorlqu’onécrase Sc la boule Sc le Phosphore ensemble ,l’un & l’autre s’enflammenr. Le Phosphoremet ainsi le feu à la poudre à canon. Il n’enest pas de même du camphre qui s’enflam*