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Tome second.
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ris dès que la flamme du Phosphore le !touche.

3*\ Si après avoir trempe un morceaude papier ou de linge dans de l’elprit devin ou dans de bonne eau-de-vie, par unbout, on écrale du Phosphore dessus l’au-tte extrémité de ce papier ou de ce lin-ge , l’efprit de vin ou l’eau-de-vie serontenflammés par le Phosphore , quoiqu’il neles touche pas immédiatement , & ils met-tront le feu au papier ou à la toile. Maissi l’on écrase le Pkojphore fur le bout qui a 1trempé dans l’efprit de vin , non-íeulementces matières ne s’enflammeronc pas > maisencore le Phosphore ne prendra pas feu.Ce ne fera qu’après l’évaporation de l eípritde vin qu’il s’allumera , quoiqu’avec beau-coup de lenteur & de peine.

4°. Le Phosphore broie avec quelquepommade la rend luisante. De forte qu’enle frottant le visage avec cette pommade( ce qu’on peut faire fans danger de íe brû-ler ) on paroît lumineux dans f obscurité.

M. Homberg , àqui on doit ces expériences,qu’on peut voir dans les Mémoires de /’ Aca-démie des Sciences de 1691, a trouvé lemoïen d’amalgamer ce Phosphore avec d 11mercure , qui est comme on a vû , un Phos-phore naturel. Pour cela, il prend en-viron 10 grains de Phosphores les met dansune phiole un peu longue , & verse dessusdeux gros d'huile d’afpic : en forte que lesdeux tiers de la phiole font vuides. EnsuiteM. Homberg échauffe un peu la phiole à laflamme d’une chandelle. Et lorsque l’huiled’afpic commence à dissoudre le Phosphoreavec ébullition , il verse dans la phiole undemi gros de mercure, & il secoue forte-ment la phiole pendant deux ou trois mi-nutes.

Le Phosphore est alors amalgamé avec lemercure. L’effet que cette amalgame produitest de ^aire parostre tout en feu un lieuobscur dans lequel on l’a mis.

Phosphore de AI. Homberg. Quoique M.Plomberg ait découvert en quelque façon lePhosphore de Kunkel , cependant pareequec etoitd’après les principes de ce Chimiste ilne l’a que perfectionné : mais celui-ci esttour de lui, & M. HombergXc doitauha-zard, à qui M. Kunkel étoit redevable dusien. Comme il étoir occupé à calciner dusel par la chaux vive, il arriva quq ces deuxmatières fe fondirent ensemble, & en pi-lant ce mélange fondu , M. Homberg ap-perçut qu a chaque coup de pilon il deve-noit lumineux. Cela lui donna lieu à exa-miner la chose de plus près , & à mettrecette connoiisance à profit. De là na quit son

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Phosphore ainsi composé.

i°. Prenez une partie de sel armoniac enpoudre £c deux parties de chaux vive éteinteà l’air. i°. Après les avoir mêlées, remplis-sez en un creuset que vous mettrez à unpetit feu de fonte. D’abord que le creusetcommencera à rougir le mélange se fondra ,en s’élevant & fe gonflant dans le creuser.3”. Remuez le alors afin d’empêcher qu’ilne fe repande, ôc aufli-tôtque la matière ferafondue, versez-là dans un bassin de cuivre:le PhoJ'phore fera fait.

Cette matière étant refroidie , elle paroîtgrise & comme vitrifiée. I.oríqu’on frappedessus avec quelque chose de dur , tel quele fer, le cuivre, &c. elle paroît en feudans toute l’étendue dans laquelle le coup aété porté. Ce coup casse la matière , &c dèsqu’elle est en pieces,on ne peut plus réitérerl’expérience. Pour parer cer inconvénient ,M. Homberg trempe de petites baguettes defer ou de cuivre dans le creuset où est cer-te matière fondue. Ces baguettes endeviennent toutes couvertes, Sc alors onpeut réitérer plusieurs fois l’expérience. Onne conserve ces Phosphores que dans unlieu chaud, parce que fans cela ces baguettesde fer s’humeéfent facilement à l’air, ce quidétruit leur propriété.

Phosphore de AI.Lyonnet. i°. Mêlez une cer-taine quantité de miel avec trois fois autantd’alun de roche mis en'poudre, dans un platde terre veuille. i°. Placez ce plat fur lefeu , & remuez de rems en tems les ma-tières qu’il contient. 3 0 . Retirez ces ma-tières du plat loríqu’elles feront un peufeches , en gratant celles qui s’y feront at-tachées ; réduifez-les en poudre & remettez-les comme auparavant fur le feu , jusques àce qu’elles soient entierement feches : cequ’on connoîtra lorfqu’après avoir réitéréces opérations, les matières ne Rattache-ront plus l’une à l’autre. 4". Certe poudreainsi préparée , remplissez en une de cespetites bouteilles à long col, qu’on appelleMatras. 5°. Bouchez certe bouteille legere-ment en métrant un peu de papier à l'ou-verture du col. 6". L’a fan r mise dans un.creuset rempli entierement de fable, placezce creuset dans un fourneau ; entourez-le de charbons, couvrez - le même de cescharbons , mais ne les allumez que peu àpeu.

Lorsque fe col du matras fera rouge, ilfaudra le conserver jusques à ee qu’il neforte plus de vapeurs. Retirant alors le creu-set du fourneau , on bouche la bouteille.Le tour refroidi forme le Phosphore de M.Lyonnet> dont voici les esters.