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Quelques grains de ce Phosphore étantexposés à Pair fur un morceau de papierou de toile, changent de couleur , devien-nent rouges Sc mettent le feu au papier ouà la toile , brûlent en un mot, Sc íont de vé-ritables charbons. Une quantité considéra-ble de ces grains étant mise à l’air dans unlieu obscur, on voir une petite flamme quiglisse delsus après que le feu y a pris. Cetteflamme est semblable à celle du íoufrc en-flammé.
On fait de ce Phosphore un Phosphore li-quide en écrasant quelques grains qu’onjette dans une bouteille , fur laquelle onverse de l’eísence de gerofle bien claire , oude l’elsence de canelle juíques à la hauteurd’un doigt. Cette bouteille étant bien bouchte , on la met pendant deux jours en di-gestion dans du fumier , ou íî l’on veut dansde la cendre chaude , afin de faciliter la dis-solution de la matière. Toute la matière nese fond pas, mais il s'en diísoud aster pourrendre la liqueur lumineuse.
Lorsqu’on débouche la bouteille elle-pa-roit toute en feu dans les ténèbres. Ce Phos-phore est même plus clair que le Phosphoresolide. On fait la même chose avec le Phos-phore de M, Hornberg. Un morceau de l’un& de l’autre écrasé aïant été mis dans unflacon de cristal, fi l’on verse dessus uneliqueur acide fort fixe, comme l’huile devitriol, il paroît d’abord une grande fumée.On bouche la bouteille avec du papier, &on remue la matière plusieurs fois après l’a-voir laissée quelques heures en digestion.Alors si on la met dans l’obscurité , elle pa-roîtra lumineuse pendant plusieurs moisquoique bouchée.
Ce Phosphore , dans son origine, & tel quel’a trouvé M. Lyonnet, en cherchant dansla matière fécale un remede chimique , sefaisoit avec cette matière. On en prenoitpour cela quatre onces nouvellement ren-due Sc quatre onces d’alun de roche , enprocédant comme ci devant. Ce travail n’é-toit pas fort agréable, Heureusement ondécouvrit ensuite qu’on pouvoit le faireavec plusieurs fortes de matière grasse. {Voier_le S Mémoires de L'Académie Roiale desSciences de 1714, Sç les Expériences Physi-ques de Poliniere. )
Phosphore de Baudouin, t faites dissou-dre de la craïe extrêmement blanche dansde l’efprit de nitre ou dansde Peau-forte bienclaire. a°. Filtrez cette dissolution à traversun papier brouillard. 3 0 . Faites exhaler furle feu la partie liquide jusques à ce que lamatière qui reste au fond du vaisseau soitseche. 4°. Mettez cette chaux dans un pot
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de terre rond médiocrement creux , dequelques pouces de diamètre, & fortifiétout autour d’une croûte d un bon lut. 5 VExposez ce vaisseau à un feu de réverbérépendant une demi-heure ou une heure en-tiere, jusquesà ce qu’on puisseconjecturerquela matière air acquis en quelque maniéréla disposition de s’imbiber de la lumière &de la retenir. On suppose, & cela doit être,que le vaisseau est fermé de telle forte quela flamme ou la chaleur soit reverberée.Quand on en est venu là, on ferme le vaisseauavec un bouchon de cristal ou de verre, afinque l’air n’y puisse pas entrer.
Ce Phosphore exposé à l’air s’allume ,raïonne de jour, ou dans un tems nébuleux,Sc a toutes les qualités de la pierre de Bo-logne, dont voici la préparation.
Phosphore de Bologne. J’appelle ainsi lePhosphore qu’on fait de la Pierre de Bologne,Il semble que j’aurois dû en faire mentionavant celui de Baudouin , puisque le Phos-phore de ce Chimiste n’en est qu’une imita-tion. Cependant comme la Pierre de Bolognepréparée est un Phosphore moitié naturel ,moitié artificiel, il m’a paru convenable dele placer après tous les autres. Je dis doncque la pierre dont il s’agit ici se trouveau bas du Mont Paterne , qui est distant deBologne de quatre milles. Elle est fort pé-sante Sc tient de la nature du plâtre Sc dutalc. Selon Licetus , le premier qui s’avisade rendre ces pierres lumineuses,est PincenroCaJ'ciarolo Chimiste à Bologne. ( Votez Li-theospkorus, Ch. 3. pag. 14.) Sc cela en lespréparant ainsi.
1 u . Otez d abord avec une râpe ia superficiede sept ou huit des pierres de Bologne ,jusques à ce que toute la terre heterogene ensoit séparée, Sc que les pierres paroissenrluisantes, z°. Pulvérisez une ou deux desmeilleures de ces pierres dans un mortier debronze , Sc passez la poudre par un tamisfin. 3 0 . Mouillez les autres pieftes l’uneaprès l’aiitre dans de l’eau-de vie bien claire,Sc soupoudrez les tout autour avec la poudrequ’on a fait des deux autres.
Un petit fourneau rond portatif, d'envi-ron un pied de hauteur, fans compter ledôme d’un pied de diamètre, ou environ ,Sc muni d’una grille de cuivre jaune étantpréparé , 4 0 , Mettez dans ce fourneau cinqou six charbons-allumés pour l’échauffer. 5 0 .Lorsque ces charbons seront consumés àplus de moitié, remplissez le fourneau jus-ques à un demi pied de charbons éteints,Sc pris de la braise des Boulangers. 6 °. Ran-gez doucement dessus les charbons les pier-res saupoudrées , Sç couvrez - les d’autres
charbons