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tíiarbons de braise éreinte » jusques à■ce que c le fourneau foie rour-à-faic plein.7°. Couvrez le fourneau avec son dôme,6c laissez brûler 6c réduire en cendre lescharbons.
Quand le fourneau sera à moitié refroidiles pierres seront calcinées. C’est Tétât ouelles doivent être pour qu’elles (oient Phos-phores . La croûte, dont elles étoient enve-loppées , 6c qui tombera alors , en fera unautre très beau 6c trcs-lumineux. Loríqu’onles expole tous les deux à la lumière dé-couverte, comme dans une cour, 6c qu’onles porte ensuite dans un lieu obscur, ellesparodient pendant quelque tems comme descharbons allumés (ans chaleur sensible. Onles voit même s’éteindre peu à peu. Mais sion les expoíe une seconde fois à la mêmelumière, & les pierres 6c la croûte fe rallu-ment comme auparavant. Pour rendre cettemerveille plus agréable on fait des figureslumineuses avec ce dernier Phosphore. Ilfaut pour cela destiner ces figures fur dupapier ou fur du bois avec des glaires d’œuf,y répandre austì-tôr de la poudre de la croûteafin qu’elle s’attache par tout ou il y aura■des glaires d’œuf. Après avoir laissé lécherces figures à l’ombre , on les met dans un■cadre 6c on les couvre d’un verre blanc. Etquand on veut rendre ces figures lumi-neuses il n’y a qu’á exposer le tout à lalumière, 6c le mettre enluite dans l’obscuri-té. On varie differémtnent le spectacle sur-prenant que donne ce Phosphore , surquoiri faut consulter le Cours de Chimie deNicolas Lemeriy huitième édition r 6 p 6 ,pag. 707 .
Tels sont & la composition & les effetsdes plus beaux Phosphores qu’on ait découvert julques aujourd’hui. De ces esters iln’en est aucun dont on puisse rendre aisé-ment raison. Les systèmes ne (e font pasmême beaucoup multipliés à cet égard. Envoici un précis.
Rohault 6c tous les Cartésiens, pensentq u'en général la lumière des Phosphores■vient de ce que le soufre ou les matièresagitées dans les Phosphores , qui ne font telsque dans le mouvement , étant entouréesdu premier éiement, ('écartent & lui don-nent assez de force pour pousser le second6c pour produire ainsi la lumière. Et ce se-cond éiement, qui est le feu , est une ma-tière nîtreuse 6c sulphureuse. ( Traité dePhysique de Rohault y Pan. llì. Ch. 4 .)
M. Polinìere donne pour chaque Phospho-re une explication particulière. Cependantdans toutes il suppose que la matière duPhosphore est composée de parties salinesTome 11,
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fort actives, mêlées & embarrassées par desparties í'ulphureuíes, 6c le couttest remplide matière lubtile. Quand on imprime dumouvement à la mauere du Phojphore enle frottant, ou que le Phojphore est tel queTair peut produire cet effet, les sels agissentpar leurs parties tranchantes Ôc brisent lesparties íulphureuíes : la matière subtile sedébarrasse & ie meut ensuite fort rapide-ment. Alors le tout se convertit en flamme.
Le dernier sentiment sur la cause des ef-fets du Phosphore est de M. Oc Mairan. CePhysicien prétend, que » la lumière des» Phosphores est produire par un mouvement-- de leurs soufres, assez grand pour déga-» ger ces (oufres des matières heterogenes» qui les embarrassent, & pour les faire» élancer à la ronde , mais renfermé néan-» moins dans de telles bornes, qu’il 11 e les» dillìpe pas trop promptement , 6c qu’il ne» les réduit qu’en des globults d’une grosseur-> fusillante pour agir sensiblement sur Tor--> gane ". ( Dissertât. Jur les Phosphores &les Nocliluqucs y pag. 45 .) Je redirai rien.sur ces systèmes. Car quand je considéré lesesters de la lumière , ceux du feu , leur pro-pagation , les expériences de ('électricité,6cc. je trouve que nous n’avons pas encoreallez de quantités connues pour résoudreles problèmes que la lumière ou le feunous donnent à expliquer. Kirker, Boìle ,Licetus, Schot , M M. Hombcrg , Polinìere ,Lemery , De Mairan, 6c TAuteur du To-me IV. des Récréations Mathématiques quisert de suite auxttois Tomes de M. 0- c inam,ont écrit particulièrement fur les Phosphores.
Phosphore.N om que des Astronomes donnentà la planète Venus, nommée en latin Lu-cifer y & que nous appelions Y Etoile du Ber-ger.
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PHYSIQUE. Quoique Tétimologie de ce motne signifie que Naturel, on entend cepen-dant par lui la science des choses naturel-les, c’est-à dire, Tare deconnoîrre les esters& de développer les causes. De là la Physi-que est divisée en deux parties; en Phy-sique expérimentale, qui pli la science desesters > & en Physique Jyftematique , qui estcelle des eau (es. De l’abus qu’on a fait decette derniere est née la Physique occulte.Pour faire connoître la Physique en généralje suivrai cette division, en commençant parla Physque expérimentale. Cela formeratrois articles separés.L’ardresembleroir exigerque j’expos.isse ici Tobjer de certe science.Mais quand fa définition ne le compo.'eroitpas, je crois avoir analvíé cet objet au.anc
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