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Tome second.
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%» Mgé dans l’air, vont former de nouveau«« bois Ajourons à cela, que lelon Ana-xagore , tout est gouverné par un espritsuprême, Sc que les causes des choses tourde certaines puilïances aqueuses & aérien-nes » Sc d’autres principes incroïables quidégradent ses heureuses idées de Physique.Ce Philosophe eut Archelaus pour Disciple,entierement dévoué à la doctrine de ionMaître ; Sc celui-ci eut la gloire de compterparmi les siens le célébré Socrate. On doitá ce grand homme l’idée de la Physque ex-périmentale. Auffi ardent à découvrir la vé-rité qu’à la suivre , Socrate examina lansprévention les diíFerens systèmes de ses Prédecesteurs , & il n’y trouva que de l’obscuritéSc de l’incertitude. En homme sage , il con-clut de-là qu’on devoir chercher à connoîtrela Nature par des observations & non par deshypothèses. C’est ce qui détermina dans lafuite Platon à étudier la construction del’Univers ; mais cette étude aïant conduitcet homme, surnommé Divin, à des idéesMétaphysiques, il abandonna la Physque ;& ce qu’il appelle son système du Monde,n’est qu’un système de la Nature du Créa-teur & de celle de la créature. CependantPythagore , grand Géomètre , contemporainde Thalès , n'avoit pas négligé la Physique.Ses Disciples qui approfondirent fa doctri-ne en tirèrent des connoifíànces surprenan-tes. Ifircmierement, ils découvrirent la vé-ritable théorie du mouvement des planètes,celui de la terre fur son axe, Sc fa révolu-tion autour du soleil en un an. En secondlieu, ils connurent les comètes; enseignè-rent que chaque étoile étoit un monde astersemblable à celui où nous vivons , & que lalune fur-tout étoit habitée par des animauxplus grands & plus beaux que ceux de notreglobe.

Quoique Thalès ait soupçonné la gravi-tation des corps célestes, l’idée est cependanttoute de Pythagore. Il suffit pour s’enconvaincre , d’examiner la maniéré dontce grand homme concevoir cette gravita-tion. Voici comment M. Maclaurin en parledans son Exposition des découvertes Philo-sophiques de Newton ,pag. z r. » Une corde" de musique , dit-il, donne les mêmes» sons qu’une autre corde dont la longueur» est double , lorsque la tension ou la force« avec laquelle la derniere est tendue est» quadruple, & la gravité dune planète" est quadruple de la gravité d’une autre» qui est à une distance double. En général« pour qu’une corde de musique puistè de-» venir a 1 uniston d’une corde plus courte" de même espece, sa tension doit être

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>» augmentée dans la même proportion quele quarté de fa longueur est plus grand ;„ Sc afin que la gravité d’une planète de-» vienne égale à celle d’une autre planète» plus proche du soleil, elle doit être aug-» mentée à proportion que le quarté de fa>, distance au ssteil est plus grand. Si donc>. nous supposons des cordes de musique„ tendues du soleil à chaque planète , pour» que ces cordes devinssent à l’unilsoii, il» saudroit augmenter ou diminuer leur», tension dans les mêmes proportions qui>, seroient nécessaires pour rendre les gra-» vités des planètes égales ». C’est de lasimilitude de ces rapports que Pythagore atiré fa doctrine de í’harmonie des sphères.

Pendant que les Pythagoriciens suivoientces principes , Aristote parut dans le monde.D’abord Disciple de Platon , il en acceptala doctrine. Mais son genie auffi fécond qu’é*tendu le dégoûta bien tôt de cette sorte deservitude. Il abandonna la Physque de sonMaître, Sc résolut d’étudier cette science'sans adopter d’autres hypothèses que cellesque la Nature elle-même lui suggereroit. Ilcommença d’abord à douter de tout, parcequ’il croioit que les doutes étoient néces-saires pour découvrir la vérité , ( Ad venta-tem investigandam , dit-il , à dubitationibuseste ordiendum) , doutes bien entendus Scqu’il est difficile de faire. ( De his enim om-nibus non modo invenire veritatem difficile ,verum neque bene ratione dubìtare facile ejl .Arist. Meth. Liv. III. Ch. I. ) Avec de pa-reilles précautions, Aristote se borna à Pétu-de de la Nature ; & si sa Méthaphysique eutréprimé la fougue de son imagination , ilest à croire qu’il y auroit sait plus de progrès.Comme dans ces tems reculés on connoil-foit peu d’effets, on n’étoit pas tenté d’enfaire la recherche. D’ailleurs , il falloir seformer un système de recherches, Sc c’estpar là qu 'Aristote commença. Il définit d’a-bord le corps Sc établit ensuite des princi-pes. Ces principes font la privation , la ma-tière, & la forme. Par la privation , Aristoteprétendent connoître la matière de chaquechose en la réduisant au non être de la cho-se. Il dcfiniísoit la matière un sujet propreSc immédiat, dont chaque chose est faire.Et enfin la forme , est ce qui fait que chaquechose est ce qu’elle est. Après cela ce Phi-losophe rechercha les élemens des corps, Scil en admit quatre, le feu, lair, Peau Scla terre, qui contribuent à la compositiondes mixtes , non-seulement par leur puissan-ce paífive comme matière, mais encorecomme agens par leur puissance active Scpar leurs qualités. Ces qualités font, selon

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