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Tome second.
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sait de-là quelque chose de bien vrai ôc debien important. Puisque notre premier ôcnotre unique soin dans cette vie est de nousélever à l’Etre suprême pour lui rendre leculte que nous lui devons , la connoissancede la nature doit être notre premiere étude ,. parce quelle a ce premier avantage. A l’é-gard du culte , n’en est-ce pas un bien dignede lui que de nous occuper tans cesse desobjets'qui nous le font connoître 2 Loind'ici donc ces paroles indécentes, pour nerien dire de plus , que Y homme nef fuitque pour cultiver la terre ajìn de subvenir àses besoins. Les premiers besoins four. ceuxde l’ame. Ceux du corps font nécessaires ,mais non point essentiels. On pardonneroità un Epicurien, tel qu’on l’a jttsqu’ici re-connu > de soutenir de pareils lentimens.Un homme raisonnable cesseroit de l’êtres’il les adoptoit, ôc cette idée feule doit indi-gner un Physicien.

Les Auteurs les plus célébrés fur la Physiquefont : Arijlote, Descartes, Rohault, ( Traitéde Physique) Régis, ( Syjléme Philos &c.)Duhamel ( Phil. vêtus & nov. ) Hamberger ,( InJl. Physcœ ; ) Mufchenbroek , ( Es ai dePhysque , ) Hauxbée , ( Phys. Mec. Exp. )s’Gravesande , ( Elern. de Physque ; ) DeJ'a-guliers , ( Cours de Physque ç ) Molière ,( Leçons de Physque , ) l’Abbé Nollet , ( Le-çons de Physque expérimentale ) le P. Ré-gnante , ( Entretiens de Physque. )

Physique expérimentale. C’est la sciencede la Nature par les esters qu’on développepar des expériences. Ainsi l’art de faire lesexpériences en forme le fond, ôc cer arrest très-difficile. D’abord il demande ungenie inventif pour controuver les sujetsqui en font susceptibles; en second lieu,un genie attentif à (uivre les opérationsde la Nature ôc à les observer ; troisième-ment , une main adroite , des organes fins ôcdélicats, pour faire un bon uíage des in-íirumens. Avec tout cela on n’est pas tou-jours sûr de réussir à des expériences. Il fautencore une certaine adreflè qu’on ne peutdéfinir. Les préceptes généraux qu’on peutprescrire, c’est de faire attention; 1“ autems où l’on fait Inexpérience , soit un remshumide, soit un tems sec , chaud ou froid ,la nuit ou le jour; i n à la quantité & à laqualité des matières qu’on emploie ; à laconstruction des instrumens ôc à leurs varia-tions ou leur dérangement dans l’intervalledes expériences. Par exemple, les expérien-ces d’électricité ne réussissent pas si biendans un tems humide que dans un temssec. Elles ont encore peu de succès filesmains de celui qui tient le globe électrique

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ne fonr pas seches. Quelquefois aussi aprèsquelques expériences , on trouvera duchangement, parce que les foies aufquellesle tube est luspendu , seront chargées deoufliere , ôcc. En un mot, rien n’est plusisarre que la nature, ôc rien par conséquentne demande plus de patience ôc plus defoin. On te convaincra de cette vérité enlitant dans ce Dictionnaire les plus bellesexpériences qui ont été exécutées jusques ànos jours , Ôc que je me fuis fait un devoirde recueillir. Et on en trouvera le dévelop-pement dans le Discours latin prononcé le27 Mars 1730 dans l’Académie d’Utrecht parM. Mufchenbroek , ôc imprimé à la tête duRecueil d.'Expériences faites à l'Académie deFlorence. Ce Discours a été traduit librementen françois par M. Deslandes , ôc enrichi denouvelles réflexions. Cette traduction estimprimée dans leTome’fl. ân Recueil de dijfe-rens Traités de Physque & d'Hisoire natu-relle.

Physique systématique. C’est la science desesters de la nature par la supposition de laconnoiflance des cailles. On a déja vû quecette Physque est la premiere qui air étécultivée, ôc qu’elle a nui à la Physque gé-nérale. Cela ne vient point de l’eíprit deíjstême , mais du mauvais usage qu’on en afait. On a sçu depuis combien la méthodesystématique est utile. En ester, comme ledit le célébré M. De Mairan , il ne fautqueparcourir l’histoire de l’esprit humain pour» se convaincre que les íystêmes ont été» dans tous les tems une source féconde de» découvertes, ou tout au moins d’obferva-« rions ôc d’experiences, dont on ne se» seroit peut-être jamais avisé , s’ils n’en» avoient fait naître l’idée ». ( Dissertationsur la Glace, pag xv. quatrième édition del’Imprimerie roïale. ) Ce font les systèmesqui ont fait soupçonner les plus belles dé-couvertes. De quelques faits connus, on aconjecturé une cause d’cù l’on a fait dépen-dre d’autre faits de même espece ; ôc cetteconjecture a donné lieu à des expériences.Il est vrai que ces expériences ont souventdémenti la conjecture ; mais combien de foisn’ont-elles point fait éclored’autres merveil-les qti’on n’auroit pas prévîtes ? On a con-clu delà que le premier système éroit faux,ôc qu’il en falloir imaginer un autre quis’accordât avec ces nouveaux. Celui ci a étéencore vérifié. L’esprir, toujoursguidé, sou-tenu, échauffé par l’esperance d’une décou-verte, s’est livré avec une nouvelle ardeur àun nouveau travail, qui a produit ôc quiproduira rôt ou tard quelque fruit. Nousavons plusieurs exemples frappans de futilité

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