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dts systèmes. Kepler , par exemplei doit ladécouverte de fa fameuse réglé astronomi-que ( Voui ATT R ACTION ) . à son fystême harmonique des cieux tout chimériquequ’il étoit, étant fondé fur l’infcription desorbes planétaires 8c fur certaines perfec-tions des nombres, des figures & des con-sonances. Le système de Copernic a conduità la connoistance de la gravitation univer-selle ; 8c celui de Newton a servi 8c sert defondement à toute la Physique céleste. (PoieiATTRACTION 8c SYSTEME. ) Cependantil faut l’avouer, il seroit dangereux de felivrer trop à la Physique systématique. J’aiexposé ci-devant les inconvéniens qu’il ena résulté. Nous avons même de nos jours detristes exemples des maux que cette enviede faire des systèmes a produits. Combiende gens capables de réussir dans la Physiquequi fe font hâtés de bâtir des sysêmes , Scqui fe íont entêtés à les soutenir. Rien n'estplus commun que de voir des systèmes for-més par des personnes à qui les premiersclemens de Physique ne font pas même fa-miliers. Persuadé que le hazard a beaucoupde part au fondement d’un système, & qu’ilne faut souvent que prendre le contrairede quelqueautre insuffisant àquelques égards& qui est adopté , on forme avec confianceun tout ensemble qui peut avoir des Parti-sans , ou du moins qui peut être perfection-né. D’ailleurs il est plus commode d’imagi-ner des causes , que de chercher à les con-noître par des observations ou par desexpériences. Cela fait voir qu’il faut ren-fermer dans ses justes bornes l’esprit systé-matique , 8c qu’il ne convient qu’à ceux ,qui, munis des grandes connoillances dePhysique , en sentent toute la portée.M. s’Gravesande veut qu’on s'attache d’a-bord à découvrir la nature par le mote n desphénomènes ; qu’on tienne ces loixpour gé-nérales, quand une induction suffisante yautorise 8c qu’on raisonne mathématique-ment. ( Elem. de Physque , Préface de l’édit.Franç. in-es p. x. ) Voilà la véritable maniéréd’étudier la nature pour y faire des progrès,pourvu qu’on prenne comme il convientle terme de raisonner mathématiquement.C’est sur quoi il faut être extrêmement engarde. Le Chancelier Bacon a dit que laMathématique doit terminer la Physque ,8c non pas la produire : Mathesm Philoso-phiam naturaletn terminare debere , ' non gé-néra re aut proercare. Et le célébré M. Ma-claurin après avoir observé » que Rattache» ment que les Pythagoriciens & les Pla-» toniciens avoienr pour la Géométrie les« séduisit quelquefois en les induisant à
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*» tirer leS mystères de la nature de certaines» analogies, de figures Sc de nombres, qui» non-seulement sont inintelligibles pour» nous , mais qui dans quelque cas ne pa-» roissent pas susceptibles d’aucune juste expli-W cation , dit que l'ufige qu’ils firent en Phi-« lofophie (M .Maclaurin entend par ce mot« la Physique) des cinq corps réguliers, en est» un exemple remarquable ; car ils doivent» en avoir fait une partie importante de» leur système , si nous nous en rapportons» aux anciens Commentateurs d ’Euchde , qui» nous disent qu’il étoit Philosophe Platoni-» rien,& qu’il composa sesexcellens Elemens>> en faveur de cette doctrine. Après avoir» fait, dis je, cette observation,M .Maclaurin" ajoute : comme la Géométrie est une ma-» tiere de pure spéculation, ou ne peut« concevoir qu’il y ait quelque analogie» entre elle Sc la constitution de la Nature.» Ceux qui en dernier lieu ont tâché de»» développer cette analogie , n’y ont pas» réuffi , comme nous aurons occasion de le» faire voir dans la fuite en parlant des» découvertes de Kepler. Ce n’est pas là le» seul exemple où des analogies 8c des» harmonies prétendues nous aient induit» en erreur dans la Philosophie ( c’est-à-dire» la Physque. ) La Géométrie n’y est que» de peu d’usagç jusques à ce qu’on ait» rafiemblé des vérités connues fur lesquel-» les on bâtiíle ", ( Exposition des découv.Philos de Newton , & c. Par M. Maclaurin ,pag. j 4 ct 35 de l’édir. françoise. )
Physique occulte. C’est la science des ef-fets cachés de la Nature , tels que la sympa-thie des plantes Sc des animaux, Ja pa-lingenesie , Lee. Jusqu’ici on a fait peu deprogrès dans cette science, parce que sonobjet n’est pas trop déterminé. On fe con-tente d’expliquer la plupart des faits pardes corpuscules qui émanent des corps, 8con s’en tient là. J’ai dépouillé cette fortede science dans les difserens articles auf-quels elle appartient. Et comme la choseest encore à naître , en la réduisant à cequ’elle renferme d’exact , je me contenteraià renvoïer à ces articles. ( Vóie^ donc COR-PUSCULE , ASTROLOGIE JUDICIAIRE,BAGUETTE DIVINATOIRE, PALINGE-NESIE , CHIROMANCIE, Lee.)
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PICATAPHORE. Les Astrologues appellentainsi la huitième maison celeste par laquelleils font des prédictions touchant la mort 8cles héritages des hommes. On la nomme en-core Porte supericure , Lieu pareseux, Maison