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sruclion & usage des Injlrumens de Mathéma-tique de Bion , L. /K. & dans la NouvelleMéthode de lever les Plans , par M. Oqanam.PLANETAIRE. Instrument d’Astronomie, quireprésente le mouvement des corps célestes.( Voiei AUTOMATE. )
PLANETE. Astre errant qui a un mouvementd’Occident en Orient íur les pôles du zo-diaque.On compte sept astres de cette espece ;savoir, la Lune C, Mercure H, Venusle Soleil © , Mars o" , Jupiter % Sc Sa-turne Dans le système de Copernic laterre devient une Planète à la place du so-leil qui est immobile au centre du monde.(Fote { SYSTEME DU MONDE.) Autourde deux de ces Planètes on a découvert avecdes télescopes d’autres petites Planètesqu’on appelle Satellites ( V. SATELLITES.)Ces Planètes font appellces Planètes subal-ternes , parce qu elles n’ont point le soleilpour centre de leur mouvement. Dans cesens la lune , qui se meut autour de la terre,est une Planète subalterne , c’cst-à-dire, lesatellite de la terre. U y a donc suivant cettedistinction lìx Planètes principales ; Mer-cure, Venus, le Soleil ou la Terre , Mars,Jupiter, Saturne; Sc dix subalternes , la lu-ne , les quatre satellites de Jupiter , Sc lescinq de Saturne. On divise les Planètes prin-cipales en inférieures Sc en superieures. Les Pla-nètes superieures font Mars , Jupiter Sc Sa-turne, qui font plus élevées que la terre Sctoujours plus éloignées du soleil. Les Pla-nètes inferieures font Venus Sc Mercure quifont plus proches du soleil que la terre.Ainsi nous ne nouvons jamais voir ces deuxPlanètes opposées au soleil, puisque nousne pouvons jamais être entre elles Sc lesoleil. Seulement deux sois dans leur cours,elles nous doivent paroître conjointes ausoleil une fois en-deçà, une fois en-delàdu soleil. 11 n’en est pas ainsi des Planètessuperieures , qui, à cause de leur situation ,nous patoisient conjointes au soleil Sc op-posées ; conjointes quand le soleil est entreelles Sc nous ; opposées quand nous som-mes entre elles Sc le soleil ; ce qui est leurplus grande proximité de la terre. Etendonsces connoissances autant que doit le com-
f orter Sc le plan de ce Dictionnaire, Scimportance de cet article.t. L'Observation la plus ancienne fur lesPlanètes regarde leur mouvement. Une cho-ses frappa d'abord à cet égard, c’étoit leretour des Planètes du point d’où ellescroient parties. En second dieu on s’apper-çut que leur mouvement se faisoit dansdes lignes courbes qui rentroient en elles-mêmes. Le cercle étant la courbe la plus
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connue , on crut que les lignes parcouruespar les Planètes , appellées o*biles , ne pou*voient être que des cercles. Cependantaianr remarqué que le soleil Sc les autresPlanètes étoient tantôt proches de la terre,tantôt bien éloignées , on comprit que lecentre de ces cercles ne pouvoir être lemême que celui de la terre. D’où il-fut aiséd’imaginer des cercles excentriques , c’est à-dire , desotbites circulaires qui avoient leurcentre hors de celui de la terre. Ce fut unegrande joie de voir combien ce cercle ex-centrique répondoit aux phénomènes quantau mouvement du soleil , mais un grandchagrin de reconnoître qu’il n’en éroit pasde même de celui des Planètes , dans lequel,outre l’inégalité du mouvement qu’on ob-servoit aussi au íoleil, on en remarquoitencore un autre qui répondoit à la distanceapparente du soleil, Sc qui dépend du mou-vement de la terre, inconnu dans ce tems.Afin de n’être point en défaut d'aucun côté,on ajouta au cercle excentrique un autrepetit cercle dont le centre se mouvoit dansla periferie de l’excentrique, & ce fut dansla periferie de ce petit cercle qu’on fit mou-voir la Planète. On appella ce petit cercleEpicycle , qui ne latisfaisoit pas toujours àtout. Dans ce cas , où l’explication des phé-nomènes se trouvoit en défaut, on en mer-toit encore un second qu’on appelloit Epicy -clepicycle. Ces épicycles ,quoique d’un foiblesecours, ont été conservés pendant long-tems- Les Astronomes qui admirent en fuitele mouvement de la terre les conservèrent,parce que le seul excentrique ne íustisoitpoint pour satisfaire à la premicre inégalitédu mouvement. Enfin Kepler aïant décou-vert que les Planètes se mouvoient dansdes ellipses, débarrassa l’Astronomie de tousces cercles fictices. En 1609 ce grand Astro-nome publia fa découverte dans le beauCommentaire de son Ouvrage intitulé :De Motibus Jlellce Martis. Il prouva queles Planètes ne se mouvoient point dansdes cercles , mais dans des ellipses dont undes foïcrs étoit occupé par le soleil. Il s’at-tacha ensuite à mettre ce mouvement dansrour son jour suivant les véritables loix dela nature dans son Epitome AfìronomiaiCopernicana. C’est dans ces deux écrits queKepler a recherché les causes des mou ve-nt ens qui ont été ensuite mieux dévelop-pées par M. Leibnitq dans son Tentamende caujis motuum cœieflium Phyficis. ( Vles Afta eruditorum an. > 689» page \i.)8csur-tout par le grand Newton dans ses Phi-losophia naturalis principia mathematica.
( roiei ATTRACTION & SYSTEME DU