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MONDE.) Bornons-nous ici à développerla pensée de Kepler.
. Il est: donc démontré que les Planètes femeuvent dans une ellipse E L I P ( Plan-che XVI. Figure aï 6.) dont un des foïersS est occtipé par le soleil ; en sorte que leraion vecteur S R , c’est-à-dire , la ligne tiréed u centre du soleil dans celui de la Planète ,décrit des secteurs elliptiques égaux I S Rdans des rems égaux , Sc que les quartésdes vélocités du mouvement des différentesPlanètes font entre eux estime les cubes deleur distance du soleil. La ligne E I, qu'onappelle autrement axe de l’ellipse , est nom-mée ici Ligne des apjides ou Ligne d’aphe-lie & de périhélie. Dans les Planètes princi-pales cette ligne paste par le soleil. Or laPlanète se trouvant en E , elle est plus pro-che du soleil que quand elle est en I : parconséquent le point E est son périhélie Scle point I son aphélie. ( Voïe^ APHELIE ScPERIHELIE.) Le cercle ENIT décrit ducentre de l’elíipse C avec son demi axe CEpar les points E & I, est appellé Excentri-que. On appelle le point E l’apside infé-rieure , Sc le point 1 Yapjìde superieure ; ledemi-orbite E L I ou encore le demi cercleexcentrique E NI, demi cercle descendant , Scl’autre moitié E P I ou encore E T I, demi-cercle ascendant. La ligne S C entre le centredu soleil Sc le centre de l’orbite de la Pla-nète porte le nom â'Excentricité\ la ligneS R tirée du centre du soleil dans celui dela Planète celui d 'intervalle ou longitude ; ladistance dans l’aphelie S I, la plus grandelongitude , Sc la distance dans le périhélieSE, celui de plus petite longitude. La di-stance S L est appellée la longitude moiennepremiere $ celle de S P, la longitude moienneseconde. On nomme Libration la disterenceentre la longitude moienne Sc quelqu’au-tre longitude. La ligne L P ou le petit axede l’ellipse est dit Diacentre , & la ligneD H, parallèle à L P , Dihelie, Le rems queia Planète emploie dans un arc de son or-bite I R à compter depuis l’aphelie , ouencore l’aire du secteur I S R , qui est àçoute l’ellipse comme le rems emploie en1R au rems de toute l’orbite , est appelléeAnomalie moienne ; Tare de l’excentriqueA compris entre la ligne des apsides E I&c l’intervalle prolongé S A, Anomalie deP excentrique , Sc l’angle R S I que l’inter-yalle R S fair avec la ligne des apsides E Idans le centre du soleil Anomalie égalée,ou encore l ’Angle au soleil. La différenceentre l'anomalie moienne & l’anomalie éga-Jee est XEquation du Proflaphereje. Keplerdistingue deux fortes d’équations, dont une
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dérive de la véritable inégalité du mouve-ment Sc l’autre de l’apparentc. Il donne àcelle-là le nom d’ Equation Optique , Sc celuià!Equation Physque à celle-ci. La premiereest l’angle S R C, 6c la seconde la valeurdu triangle S R L dans des parties desquelles
I aite de l’ellipse a $6o°. C’est par cette rai-íon que ce triangle est nommé Triangleéquatoire. On trouve l’orbite elliptiquede la terre dans l’écliptique, mais cellesdes autres Planètes inclinent vers cette lhgne fous un angle constant, Sc elles le cou-pent dans la ligne des apsides E I.
Telle est la théorie des Planètes suivantKepler , Sc avec laquelle on calcule le lieuoù une Planète est vue du soleil, lieu qu’onnomme Heliocentrique. Quelques fautes quece grand Astronome avoir laites dans ces cal-culs par l’anomalie moienne ( Voïe{ ANO-MALIE), firent suspecter cette théorie el-liptique. Ismaël Bouillaud y fit quelqueschangemens ( Voie^ son Asronomia Philo-laica ), Sc il fur íuivi par Vincent Wing ,
( Aflronomia Britannica.) Cela n empêchapas que Bouillaud ne reconnût Kepler pourun grand Astronome ; mais il osa le plain-dre de ce qu’il n’étoit pas bon Géomecre.Cet air de commisération parut indécent àSethus Wardus. Celui-ci examipa ion Ou-vrage Sc lui dévoila dans son Lnquisitio inAslronomiam Philolaicam, des choies bienmortifiantes. La premiere qu’il avoir avancébeaucoup d’errcurs contre la Géométrie-, laseconde , qu’il n’avoit pas entendu fa proprehypothèse, puifqu’il avoir supposé sans con-noissance de cause que le mouvement pa-roiiloit se faire avec une viteffe égale del’autre côté de l’ellipse. Le touc fut mis dansun si grand jour , que Bouillaud fur obligéde reconnoître ses méprises. Il en convintdans un Livre qu’il publia fous ce titre :Fundamenta AJlronomix Philolaicœ clariusexplicata & ajserta : mais il eut la précau-tion d’averrir dans fa Préfacé, qu’il s’en éroicapperçu lui-même après que son Livre eutété imprimé. Cela peut être. Cependantl’Ouvrage de Wardus eut tout le succès, Sclui fit tour l’honneur qu’il pouvoir en attendre,
II établir là pour vérité constante ce queBouillaud avoir suppose sans y penser, Scdont Kepler avoir déja eu l’idée qu’il avoirrejettée , parce que fans doute il ne la trou-voit pas conforme aux observations. Auísi leComte de Pagan ( Voie { fa Théorie desPlanètes) Sc Jean Newton, ( Asronom. Bri -tan. ) chercherent à confirmer cette théorie,qui malgré tout cela, Sc selon l’aveu mêmede Bouillaud , ne s’accorde nullement avecles observations de Tycho. M. De Cajjìni,