z 16 P O S v
fortifiera de 15 parties, dont les 16 font le'root. Supposant qu’un homme se salle en-tendre íans instrument à 100 pas, il se feraentendre à 3100 pas avec un Porte-voix de4 octaves.
Celaseroit vrai fila théorie que l’Auteur éta-blit écoit (aine.Comme M. Cajsegrain se fondesur le principe des Fondeurs pour accorderleurs cloches , cette invention a à certainségards quelques Partisans. C’est ce quim’a engagé à la donner ici. Mais quelqu’eí-time que j’en faste , je préféré cependantle Porte-voix de M. Hase , fonde fur desprincipes de pure Géométrie. 11 est composéd’une portion elliptique A C ( PI. XXVIII.Figure 490. ) Sc d’une portion paraboliqueC B. L’endroit où l’on met la bouche pourparler est le foïer de l’ellipse , d’où partentles talons sonores AE, A F, AG, AH.Après avoir été portés contre les parois decette portion, ces talons se réfléchissent &se réunifient ensuite à Fautre foïer C. Cefoïer est auíìì celui de la parabole C B. Lesraïons sonores partiront donc comme de cefoïer Sc seront portés en C K , C L , C M,C N , d’où ils seront réfléchis par les paroisdu Porte-voix parabolique. lis formerontdonc des lignes parallèles les unes aux autrestelles que K O, L P , MR, N S ; d’où ilspourront être portés à une grande distance.
P O S
POSSEDE’E. Les Astrologues défignent parcette épithete une planète lorfqu’elle tientle milieu entre deux autres Sc qu’elle n’apoint d’aurre aspect.
POSS 1 DEON. Terme de Chronologie. C’é-roit chez les Atticiens le sixième mois del’année.
POSTULE’. C’est une proposition qu’onpeut faire recevoir fans démonstration. Ellenous fait voir qu’une chose est possible,Sc que la vérité en est évidente par la con-fdération d’une seule définition. Exemple.Cette proposition : On peut augmenter &diminuer arbitrairement un nombre , est unPostulé de même que celle-ci : De chaquepoint donné on peut conjlruire un cercle aveciliaque ligne.
POT
POTERNE. Ouvrage de Fortification. C’estune porte ou sortie cachée qu’on place or-dinairement derriere Toïillon ou près duflanc dans la courtine, pour faire par-là unesortie avantageule.
POTS A FEU. Terme d’Artillerie. Sorte de
POU
pots remplis de composition d’artifice. Cettecomposition le fait ainsi. On bat séparémentces matières: 4 livres de soufre, 11 livresde salpêtre , 11 livres de poudre, 1 livresde verre battu, Sc on les mêle ensuite en ymettant un peu d’huile de lin. Aïant remplides pots de terre de ce mélange , Sc de rocheà feu cassée en petits morceaux , ( la rocheà feu est une composition faite avec 4 oncesde poudre ordinaire, 4 de salpêtre enfarine, 1 livre de soufre fondu), on entassele tout jusques à un travers de doigt de labouche du Pot. Le reste se remplit de pou-dre à canon. On fond ensuite sur cette pou-dre un peu de poix-raisine pour le boucher.Quand on veut en faire usage , on rompt lapoix Sc on met le feu à Tamorce. Ces Potsà jeu servent à mettre le feu aux fascinesdes aflïégeans, à chasser les ennemis de latranchée , Sc à ceux-ci à embraser lesmaiíonsen les jettant dans la Ville.
POU
POUCE. C’est la douzième partie d’un pied.
( Voie^ PIED. )
POUDRE. Composition qui s’enflamme subite-ment Sc avec explosion. Elle est le fondementde Tarrillerie Sc des feux d’artifices, Sc elleest formée de salpêtre purifié, de soufre Scde charbon. La propriété du salpêtre est dese raréfier rrès-promptement étant enflammé,celle du soufre de s’allumer très-aisément ,& celle du charbon de brûler lentement. Lesoufre sert d’abord à allumer le salpêtre, Scle charbon à nourrir ce feu en empêchant lagrande dilatation de cette derniere matière.Une Poudre composée seulement de soufreSc de salpêtre s’enflammeroit comme laPoudre ordinaire; mais elle s’éteindroir avecla même facilité. D’où il fuit, que le char-bon n’est pas essentiel à la Poudre , Sc quetoute autre matière qui produira ce rallen-rissement peut lui être substituée. Telles fontces matières , le sureau , le tartre calciné ,le papier haché mis en poussière , Scc. ce quidonne lieu à faire de la Poudre de disseren -res couleurs , suivant celle de ces matièresSc en des faisant dominer sur le soufre Scle charbon. Exemple. Dix livres de salpêtre,une de soufre & une de bois de chanvrerillé Sc séché ; ou bien six livres de salpêtre,une livre de moelle de sureau desséché Scpulvérisé, donnent une Poudre blanche. Letartre calciné, jusques à ce qu’il loir devenublanc , Sc ensuite bouilli dans de Peau com-mune , jusques, à Tévaporation entiere del’eau , peut-être substitué à la poudre desureau. On sait une Poudre rouge en