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Tome second.
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mêlant 6 livres de salpêtre, une demle-livred’ambre , Sc une Uvre de santal rouge. Huitlivres de salpêtre, une livre de soufre Scaurant de safran sauvage qu'on fait bouilliravant que de le faire lécher Sc réduire enpoudre, donne une Poudre jaune. Pour unePoudre verte on fait bouillir 2 livres de boispourri avec du verd de gris dans de l’eau-devie : on le fait sécher Sc on le pulverilepour le mêler avec une livre de loutre Sc iolivres de salpêtre. Enfin, une livre de sciurede tilleul aïant été bouillie dans de l’indigoSc réduite ensuite en poudre , mêlée avecune livre de soufre Sc 8 livres de salpêtre,donne une Poudre bleue.

Mais de routes ces Poudres celle qui est

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composée de lalpêtre, de soufre » Sc de char-bon est la meilleure ; Sc les ancres ne fontque de pures curiosités. Le soufre donne lefeu à la. Poudre, le salpêtre la force , Sc lecharbon sait la communication du feu danstoutes les parties de ce mélange , mieuxqu’aucune des matières dont je viens deparler. On comprend bien que selon quel’unede ces trois matières domine , la Poudredoit être ou plus inflammable, ou plus forte ,ou plus lente, selon l’ufage auquel on des-tine la Poudre , ce mélange doit être diffè-rent. C’est dans cette vue que Casimir Se-mienowit^ dans ion grand An de P Artillerie,prescrit les doses suivantes pour les difierensusages.

TABLE DES DOSES DE LA POUDRE

SUIVANT SES DIFFERENS N ll S AGES.

Poudre a canon.

Poudre a mousquet.

Poudre a pistolet.

Salpêtre, ... 100 liv.Soufre, . . . . 25

Charbon , . . . a 5ou bien

Salpêtre , ... 100Soufre , . . . . 20

Charbon , . . . 24

Salpêtre , ... 100 liv.Soufre , . . . . 18

Charbon ,. .C 10ou bien

Salpêtre , ... 100Soufre, . . . . 15

Charbon, ... 18

Salpêtre , . . . 100 liv.Soufre, .... 12

Charbon »... 15

ou bien

Salpêtre, . . , r00Soufre, . . . . 10

Charbon , . . « 8

Pour le service de la guerre en général,M. Belidor prétend que le meilleur mélangeest celui-ci ; ^ de salpêtrede ; soufre | Sc | decharbon, ( Architecl. Hydrauliq. T. I. L. 11 .Chap. 3. des Moulins à Poudre , pag. 351.)

Aïanr choisi l’une de ces compositions,on la pulvérisé dans un mortier de fonte eni’humectant de rems en tems avec de l’eaude chaux. Il se forme de là une pâte serbequ’on fait palier au travers d’un tamis ap-pellé Grenoir, afin de la réduire en grains.Plus ces grains sent petits , plus la Poudre estforte , parce qu’aïant moins de maíse , ilsfont plus promptement enflammés que lesgros.

On connoît la force de cette compositionavec un instrument qu’on appelle Eprou-vette. ( Voïe^ EPROUVETTE. ) On peutencore en juger en l’enflammant : on en metpour cela une pincée fur du papier blanc Scon y met le feu. Si elle s’enflamme subite-ment Sc qu’elle jette en l’air une fumée quis’éleve en forme de couronne fans laisser ninoirceur ni flamêche qui puifl’e brûler lepapier , la Poudre est bonne. Un effet con-traire décele une mauvaise Poudre.

1. Tout ceci a été bien moins développé pardes raisonnemens que par des épreuves fai-

tes en quelque forte à tout hasard. De cesépreuves, il en a résulté des effets dont lacause embarrasse les Physiciens. M. Ber-noulli l’atrribue à un air extrêmement con-densé Sc comprimé dans chaque grain dePoudre. Lorsque le grain est brisé patle feu, cet air se dilate Sc déploie saforce élastique fur les corps qu’elle rencon-tre. (Bernoulli Opéra, Tom. 1 V. pag. ; 16.)M. Belidor croit que la Poudre n'est qu’unfeu qui a la vertu de mettre l’air en action,& que l’air seul produit tout l’effet qu’ellemanifeste. Nous connoiflbns si bien aujour-d’hui le ressort de l’air qu’on ne peut pasdouter que ce soit la véritable cause de ceteffet. ( Voìei AIR , ARQUEBUSE Sc CA-NON. ) Auflï ne m’arrêrerai-je pas à mettrecette vérité dans tm plus grand jour. Jeterminerai donc cet article par la maniérédont la Poudre s’enflamme, & fur la propor-tion de cette inflammation. Suivant M.Belidor les quantités de Poudre enflamméespendant de certains tems , font dans la rai-son des cubes de ces mêmes tems. Ainsi siîo livres de Poudre ont mis deux secondesà s’enflamtner totalement étant raflèmbléesdans un tas , Sc qu’on veuille savoir combienil s’en enflammera en tour autre tems, en

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